15/06/2026
“Que la fin de l’analyse permette de reconnaître et de nommer l’enjeu dont il s’agit avec le féminin ne veut pas dire que cet enjeu n’existe pas hors analyse.
C’est peut-être le privilège (mais peut-on vraiment parler de privilège ?) des femmes de ne pas pouvoir s’éviter, de ne pas pouvoir s’épargner la confrontation avec cette tension, voire ce déchirement à l’occasion, qui d’une part les voue aux enjeux de la jouissance phallique, et d’autre part les en détourne, aux prises qu’elles sont avec cette obscure autre-jouissance, hors langage.
Là où l’homme pourra pendant longtemps camper sur ses fondements phalliques, la femme sera très tôt sollicitée de faire avec ce trou dans l’Autre qui l’oblige sans cesse à produire une solution à cette défaillance symbolique.”
Marie Pesenti-Irrmann (2006). La mère et le féminin. La clinique lacanienne, 11(1).
Image: Gustav Klimt, Les Vierges (1913)