05/08/2026
Et pensant ce temps là en Allemagne, ils les capturent pour les mettre en terrarium... Il suffit à une espèce de passer la frontière (un trait imaginé et dessiné sur le sol par les humains, rien d'autre) pour qu'une espèce soit considérée comme invasive : le biais du "grand remplacement" de la doctrine " espèce invasive" est ici évident.
La croyance fausse d’une nature figée très répandue chez les naturalistes du 20ème siècle et le biais idéologique du « grand remplacement » est pour partie responsable de la doctrine consensuelle, mais devenue éculée, de diaboliser, complètement à tort, les espèces venues d'ailleurs :
Entre autres, un biais réactionnaire qui a conduit des acteurs naturalistes à orienter des études pour aboutir à les qualifier d’invasives ou d'Espèces Exogènes Envahissante sans nuance, et en se trompant totalement dans la manière de les considérer (mis à part quelques minuscules exceptions ou en milieu insulaire et ilots où c’est bien le seul endroit où la doctrine EEE peut parfois être crédible pour cause notamment de chats ou de rats).
« Envahissantes » « invasives » : c’est avec ces mots que certaines personnes et organismes les qualifient encore à tort.
Les accuser de tous les maux était une monumentale erreur.
Encore plus, dans le contexte du grand bouleversement climatique et environnemental qui caractérise notre époque.
Considérer les espèces exotiques qui s’installent sur de nouveaux continents comme une cause à éliminer était un égarement, elles ne sont qu’un symptôme et une conséquence des dégradations des milieux naturels provoqués par l’humain.
Et dans le contexte du grand bouleversement environnemental, les espèces venues d’ailleurs sont dans une grande majorité et en réalité une opportunité et le socle des seuls nouveaux ecosystèmes qui pourront survivre notamment au nouveau climat.
Détruire systématiquement les « venues d’ailleurs » est un dogme totalement insensé qui contribue à plus destructions de biodiversité qu’il n’en préserve, une gigantesque erreur.
Ceux qui considèrent les composantes des écosystèmes comme figés, ce qui n’a jamais été le cas et ne le sera jamais, ont véhiculé une approche réactionnaire et erronée à propos des espèces nouvelles arrivantes.
Pour cela ils ont utilisé des biais pseudos scientifiques, bien souvent ultra localisés et non généralisables, qui les arrangeaient. Ils sont maintes fois contredits espèce par espèce par d’autres scientifiques et une multitude d’observation de terrain.
Les écosystèmes se modifient depuis la nuit des temps, et encore plus et de manière hyper accélérée actuellement avec les pollutions et destructions des habitats et milieux naturels.
Du fait du bouleversement des environnements, la manière de réfléchir et d’approcher les sujets au 20eme siècle ne peut plus être celle du 21eme.
Des naturalistes de plus en plus nombreux chaque jour ne sont plus du tout d’accord avec le dogme et les mots « Envahissantes » « invasives » , dont notre collectif les naturalistes des terres, des scientifiques experts reconnus et bien d’autres.
Mis à part sur les îlots, il est plus que temps de faire évoluer les lois pour que cesse leur destruction, et il est fondamental de laisser tranquille les espèces exogènes qui sont en cours d’adaptation sous nos latitudes.
Les diaboliser était un égarement et elles rendront demain des services écosystèmiques essentiels…