La vérité sur la rue d'Aubagne

La vérité sur la rue d'Aubagne Habitant déraciné

Sur la façade du futur lieu ressources, les numéros des immeubles effondrés réapparaissent, à l'endroit même où ils se t...
13/04/2026

Sur la façade du futur lieu ressources, les numéros des immeubles effondrés réapparaissent, à l'endroit même où ils se tenaient autrefois

07/04/2026

Les Pompiers des Bouches-du-Rhône se sont dotés d'un nouveau radar de détection de victimes sous les décombres.
👉 https://l.actu.fr/S499

L’avant/après dont on se serait bien passés.Le lieu ressources de la   a été salement tagué aujourd’hui après le passage...
29/03/2026

L’avant/après dont on se serait bien passés.

Le lieu ressources de la a été salement tagué aujourd’hui après le passage du Carna(ge)val de la Plaine.

Difficile de comprendre le sens de ces dégradations sur un lieu qui porte la mémoire de tout un quartier et accompagne son renouveau, à quelques semaines de son inauguration.

L’esprit bon enfant du carnaval n’empêche pas les débordements : tout le monde le sait, mais chaque année le scénario se répète avec des conséquences injustement subies et des façades massacrées.

Mairie des 1er et 7e arr. Marseille
Préfecture de police des Bouches-du-Rhône
La Provence
Actu Marseille

28/03/2026

En haut de la rue d'Aubagne, place Paul-Cézanne 😱
26/03/2026

En haut de la rue d'Aubagne, place Paul-Cézanne 😱

🔴 Un homme d’une cinquantaine d’années est blessé
👉 https://l.laprovence.com/Mtii

Le dégoût.Camille Galtier vient d’être largement réélu à la mairie de Manosque, ville qu’il avait déjà conquise en 2020....
18/03/2026

Le dégoût.

Camille Galtier vient d’être largement réélu à la mairie de Manosque, ville qu’il avait déjà conquise en 2020.

Le rapport avec la rue d’Aubagne ?
Un souvenir, malheureusement très clair.

Lors des effondrements, alors directeur de cabinet de Sabine Bernasconi, il avait tourné en dérision les alertes d’habitant, allant jusqu’à parler de "calomnie", de "mensonge" et de "nombrilisme".

Pas un mot d’excuse. Pas un regret.

Comme quoi, en politique, on peut s’illustrer par le déni et le mépris… puis aller réussir ailleurs, en changeant simplement de terrain de jeu.

Mais la mémoire, elle, ne disparaît pas avec les mandats.

🚧 La façade ajourée du "lieu ressources" apparaît peu à peu derrière l’échafaudage, tandis que le chantier se poursuit p...
16/03/2026

🚧 La façade ajourée du "lieu ressources" apparaît peu à peu derrière l’échafaudage, tandis que le chantier se poursuit pour combler le re**rd pris sur le planning initial.

A (doublement) voté
15/03/2026

A (doublement) voté

03/03/2026
📣 ANNONCE IMPORTANTE COMMUNIQUÉDissolution du collectif « Les Riverains de la rue d’Aubagne »Bilan des sept dernières an...
02/03/2026

📣 ANNONCE IMPORTANTE

COMMUNIQUÉ
Dissolution du collectif « Les Riverains de la rue d’Aubagne »
Bilan des sept dernières années

À travers ce communiqué, nous annonçons la dissolution de notre collectif Les Riverains de la rue d’Aubagne. Nous souhaitons également prendre ce temps pour dresser, du point de vue des habitants, le bilan des sept années écoulées depuis les effondrements meurtriers de 2018, qui ont endeuillé et profondément marqué notre quartier.

Nous avions créé ce collectif, composé d’habitants du haut de la rue d’Aubagne, en 2020, afin d’être informés et de tenter de faire entendre notre voix dans le chaos d’une gestion post-effondrement que les riverains victimes ont décrite lors du procès comme déshumanisante.
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Un traumatisme prolongé

Après la perte douloureuse de nos voisins d’en face, nous avons dû faire face à un mépris administratif et institutionnel qui est venu ajouter de la souffrance au traumatisme initial. Certains se souviennent encore d’une assistante sociale menaçant d’envoyer la facture des nuitées d’hôtel à des habitants évacués. D’autres n’ont pas oublié le retrait brutal des petits-déjeuners – seul repas consistant à l’époque avant d’affronter « l’enfer de Beauvau » – finalement rétablis sous la pression médiatique.

Les souvenirs traumatisants ou humiliants sont nombreux.

En 2019, les réintégrations se font progressivement, après parfois près d’un an passé à l’hôtel. Le retour est difficile, impossible pour certains. Le quartier n’est plus que l’ombre de lui-même.

Comment vivre face à la « dent creuse » ?
Comment se reconstruire lorsque sa salle à manger donne sur ce vide béant ?
Comment avancer quand l’objet du traumatisme reste sous nos yeux chaque jour ?

Aucune solution de relogement, même transitoire pour tenir compte de la dimension psychologique, ne nous a été proposée. Notre tort ? Être propriétaires occupants. Une situation qui semblait mettre fin à toute discussion.

Le quotidien, rue d’Aubagne ? Une vie en stand-by. Entre traumatisme et attente. D’abord, derrière les barrières du périmètre de sécurité, avec un bout de trottoir pour seul passage, pour seule issue. Une rue placée sous surveillance permanente : gardiens, capteurs, et cet instrument d’optique au nom presque irréel, le « théodolite ».

Durant toute cette période, aucune réunion « technique » avec les experts de la Ville pour nous rassurer sur la sécurité des bâtiments, alors même que la presse évoquait des immeubles qui continuaient à bouger. Rue d’Aubagne, le risque zéro n’existe pas. Il a fallu apprendre à vivre avec.

En 2020, les barrières tombent. Le haut de la rue devient officiellement piéton. En réalité, la signalétique n’est pas respectée et aucun contrôle ne la fait appliquer : la rue est devenue un couloir pour deux-roues et trottinettes. Les bornes anti-intrusion défaillantes transforment l’espace en parking sauvage. Nous imaginions autre chose pour la place du 5-Novembre qu’un parc de stationnement improvisé et dangereux.

Son futur réaménagement amorcera sans doute un nouveau départ. Mais en attendant…
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Sept ans de combats
«Le temps administratif n’est pas le même que celui des habitants»

Sur le plan symbolique, depuis les effondrements de 2018, aucun maire de Marseille ne nous a reçus : ni Jean-Claude Gaudin, ni Michèle Rubirola – qui nous avait pourtant adressé un courrier de soutien le 26 juin 2020 –, ni Benoît Payan.

Nous reconnaissons toutefois que l’équipe municipale actuelle a réparé la faute commise par la précédente majorité en accordant enfin aux familles des huit victimes les égards qui leur étaient dus depuis le premier jour. Il était temps.

Bien entendu, nous ne serions pas tout à fait complets si nous ne mentionnions pas les réunions organisées en mairie des 1er et 7e arrondissements avec Mme la maire du 1er secteur, la dernière datant du 4 novembre 2024. Mais trop souvent, les réponses concrètes attendues sur la situation des ménages occupants, les assurances, les aides de l’Anah ou l’insécurité ne sont pas venues.

En juillet 2021, une réunion en préfecture, présidée par M. Oddone, a permis un premier état des lieux. Des réunions de suivi nous avaient été promises par Emmanuelle Wargon, alors ministre du Logement. Elles n’ont jamais eu lieu.

Autant de rendez-vous arrachés après de multiples demandes et relances. Pour quels résultats ?

Les pouvoirs publics ont-ils saisi la Fédération de l’assurance ou les ministères concernés lorsque la rue d’Aubagne est devenue inassurable après les effondrements ? Lorsque des assureurs refusaient de couvrir nos immeubles « au vu du contexte » (sic), ou n’acceptaient qu’au prix de primes quintuplées ?

Ont-ils interpellé l’Anah ou son ministère de tutelle lorsque nos dossiers d’aides, notamment pour réparer les immeubles fragilisés par le blast des effondrements, n’avançaient pas ? En 2020, le préfet Dartout s’étonnait du faible recours aux aides de l’État. Un comble.

Des instructions ont-elles été données à l’administration fiscale pour éviter d’imposer comme résidences secondaires des logements que leurs occupants n’avaient pas eu la force de réintégrer ?

Enfin, la Métropole a continué à prélever, et même à majorer (+20% entre 2018 et 2024), la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, alors que la rue, fermée à la circulation depuis les effondrements, n’est plus collectée par les camions-bennes et que tous les équipements urbains (potelets, bennes) ont été retirés. Après de multiples interpellations, nous avons écrit à Mme Vassal il y a un an. À ce jour, silence total. Faut-il vraiment s’en étonner ?

En sept ans, rien ne nous a été épargné. Aucune démarche ne nous a été facilitée. Nous avons dû nous battre sur tous les plans. Certains y ont laissé leur santé.

Nous avions demandé un « référent rue d’Aubagne », un suivi collectif, une coordination minimale. Rien n’a abouti.
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Une concertation en deçà des attentes

La concertation devait être la « pierre angulaire » du renouveau du quartier.

Le 23 octobre 2020, se tient une réunion publique d’information et d’échanges dédiée au quartier de Noailles, en présence de la mairie de secteur et de plusieurs élus de la mairie centrale. Ce sera la seule réunion dans cette configuration.

En 2022, la mairie de secteur fait appel à une AMO (assistance à maîtrise d’ouvrage) pour organiser la participation citoyenne sur l’avenir du haut de la rue d’Aubagne. Deux demi-journées de participation libre, les 12 et 27 mars, sont mises en place, mais elles ne rencontrent pas la pleine adhésion des habitants du secteur concerné. Il s’agit alors d’une concertation généraliste, organisée autour de groupes thématiques ; le futur lieu ressources n’est pas encore évoqué.

C’est plus d’un an après, le 7 juillet 2023, que le conseil municipal acte la démarche, avec des mots forts : familles des victimes et habitants « au cœur du projet » et « impliqués à chaque étape ». Ces engagements ouvraient la voie à une véritable co-construction.

Dans les faits, beaucoup d’habitants découvrent le projet lors de sa présentation à la presse le 15 mai 2024, à la toute fin du processus.

On nous dit qu’il y a eu concertation. Soit nous n’avons pas compris qu’elle avait eu lieu, soit nous n’avons pas la même définition du mot.

Par ailleurs, l’association Yakafokon, chargée d’animer un chantier participatif et d’ouvrir des espaces d’implication des habitants, n’a pas pu aller au bout de sa mission, estimant que sa démarche n’avait pas été considérée à sa juste mesure. Là encore, une occasion manquée.

Un mot pour finir sur le Comu, l’instance de concertation du PPA créée après les effondrements pour relayer l’expertise d’usage des habitants auprès des institutions et éclairer les décisions des acteurs publics. Après de nombreuses démarches pour y être intégrés, nous avons malheureusement très vite déchanté, comme nous l’avons expliqué directement à MM. Méry et Amico lorsqu’ils nous ont reçus en avril 2024.

Au final, nous regrettons des processus de concertation qui ne sont pas toujours allés au bout de l’intention initiale, alors même que les attentes, très fortes, des habitants, notamment ceux de l’ex-périmètre de sécurité, ont été reconnues. La volonté existe. La méthode, elle, reste parfois difficile à saisir. Trop souvent, de l’incompréhension s’est installée là où davantage de clarté, et la simple réunion des habitants, aurait suffi à dissiper les malentendus.

Néanmoins, pour terminer sur une note positive, nous reconnaissons l’engagement de la SPLA-IN pour entretenir un dialogue constructif avec les habitants, à travers la mise en place d’ateliers et la prise en compte de demandes légitimes, comme la réunion technique d’information sur la déconstruction du n°69 (13 mars 2025), le constat d’huissier avant travaux (mars 2025), ou la visite du chantier du lieu ressources que nous avions sollicitée et qui a été organisée le 17 janvier 2026 avec la mairie de secteur.
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Le temps très long de la justice

Le 7 novembre 2024 s’ouvre le procès des effondrements. Six semaines éprouvantes. La dignité des familles des victimes a contrasté avec l’indécence de certains prévenus affirmant, dès le premier jour, ne pas comprendre ce qu’ils faisaient là.

Nous avons entendu les parcours de vie, les mots bouleversants des proches, l’audio de Marie-Emmanuelle cherchant à être rassurée par un pompier quelques heures seulement avant le drame. Nous avons été frappés par les témoignages des rescapés du 65 qui avaient tenté d’alerter, et choqués par la manière dont certaines expertises ont été expédiées ainsi que par les trous de mémoire opportuns des prévenus.

Les 21 et 22 novembre, les habitants et voisins ont témoigné à leur tour. Sentiment d’illégitimité, colère, vies bouleversées, déracinement, conséquences physiologiques et psychologiques. La cour a reconnu un préjudice pour « destruction du cadre de vie ». Cette reconnaissance était essentielle.

Le 7 juillet 2025, le jugement est rendu. Il laisse place à beaucoup de questions, de déception et d’incompréhension face à une attente de justice immense.

La question des indemnisations est renvoyée au mieux à septembre 2027. Certaines parties civiles devront peut-être attendre l’épuisement des voies de recours avant d’être indemnisées – si tant est qu’elles le soient un jour. Qui paiera ?

Dans le même temps, la presse révèle des frais d’avocats à six chiffres pour Julien Ruas, pris en charge par la Ville – et donc par les contribuables marseillais – au titre de la protection fonctionnelle accordée par l’actuelle majorité au conseil municipal le 21 décembre 2020. Le contraste est brutal.

Les cartes seront rebattues à partir du 2 novembre prochain avec l’ouverture du procès en appel, pour six nouvelles semaines.
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La rue d’Aubagne, aujourd’hui et demain

Aujourd’hui, le haut de la rue se transforme enfin avec l’ouverture des chantiers. Mais le temps a fait son œuvre : certains habitants « historiques » sont partis ; d’autres s’apprêtent à le faire. Lassitude, fatigue, usure. Sept années d’incertitude laissent des traces profondes.

Après une période où les trafics avaient repris de plus belle, le calme semble revenu – relatif, fragile. Rien n’est jamais définitivement acquis à Noailles.

Nous avons tenté, modestement, de redonner un peu de couleur en végétalisant devant le lieu des effondrements. En 2022, l’exécutif municipal a adopté le vœu « Noailles – Un poumon vert pour le centre-ville ». L’ambition est forte. Elle doit maintenant se concrétiser, dans un quartier particulièrement exposé aux effets du réchauffement climatique.

La rue change. De nouveaux habitants côtoient des résidents Airbnb qui ignorent souvent l’histoire du lieu. Des groupes de visiteurs s’agglutinaient encore récemment devant la dent creuse. Ce « tourisme de la catastrophe » laissait parfois un goût d’inconfort.

Nous écrivons tout cela sans rancœur. Nous n’en avons plus. Mais nous n’oublions rien.

Ce bilan est aussi une manière de tourner une page.

L’avenir immédiat, c’est le lieu ressources. Nous avons hâte qu’il prenne vie. Hâte que les habitants et le public se l’approprient, et, parce qu’il est évolutif, qu’il continue de refléter leurs attentes au fil du temps.

Noailles, avec ses habitants.
Vraiment avec ses habitants.
Maintenant. Et pour de bon.

La Ville (1919) de Léopold Survage
21/02/2026

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⚖️Effondrement mortel de la rue d'Aubagne :
l'audience sur la faute civile de nouveau renvoyée... en septembre 2027

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