10/08/2026
Tu t'inquiètes que tes enfants croisent une personne dépendante dans la rue.
Mais ils te voient boire presque tous les jours.
À la maison.
En vacances.
Lors d'une randonnée.
Au restaurant.
Lors d'un barbecue.
Pour fêter quelque chose.
Pour te détendre.
La drogue qu'ils voient le plus...
C'est en fait celle que tu consommes.
Ils voient les verres devenir normaux.
Ils voient les excuses.
Ils voient les conséquences.
Ils voient les lendemains difficiles.
Ils voient parfois les disputes.
La plupart des personnes dépendantes que tu juges ont commencé exactement comme toi : un verre entre amis, un apéro, une bouteille pour fêter quelque chose.
Les personnes dépendantes que tu critiques dans la rue font exactement la même chose : Elles consomment une drogue.
Et si tu penses que le problème, c'est la violence, rappelle-toi le nombre de bagarres, d'agressions, de violences conjugales ou d'accidents dans lesquels l'alcool est impliqué.
La différence, c'est que leur consommation se voit.
Elles n'ont plus les codes qui rendent leur dépendance socialement acceptable.
Ce qui dérange notre société, ce n'est pas toujours la drogue.
C'est souvent l'image de celui qui la consomme.
Pendant qu'on détourne le regard devant une personne dépendante dans la rue, on lève son verre devant ses enfants.
Et c'est peut-être ça, la plus grande contradiction.