31/10/2026
LA LETTRE N° 121 PAROLE DU PRESIDENT GENERAL DU SOUVENIR FRANÇAIS, M. Serge BARCELLINI
Claude Monet, les Nymphéas et les artistes de la Grande Guerre
« Il a mis l’éternité dans une goutte d’eau », a déclaré Cyril Sciama, directeur général du musée des impressionnismes de Giverny, en évoquant les Nymphéas de Claude Monet.
Pour nous, Claude Monet a fait plus encore, il a inscrit l’éternité dans la victoire du 11 novembre 1918.
Le 12 novembre 1918, le peintre écrivait à Georges Clemenceau :
« Cher et grand ami,
Je suis à la veille de terminer deux panneaux décoratifs que je veux signer le jour de la Victoire, et viens vous demander de les offrir à l’État par votre intermédiaire.
C’est peu de chose, mais c’est la seule manière que j’ai de prendre part à la Victoire. Je désire que ces deux panneaux soient placés au Musée des Arts Décoratifs et serais heureux qu’ils soient choisis par vous.
Je vous admire et vous embrasse de tout mon cœur. »
Prendre part à la victoire fut, pour les artistes — qu’ils soient peintres, écrivains, poètes ou musiciens —, un défi à relever, alors que la Grande Guerre avait montré que les civilisations étaient mortelles.
En ce 11 novembre 2026, alors que les tranchées ont fait leur réapparition sur les champs de bataille européens, redonnons toute leur place à nos peintres « de guerre ». Comme Claude Monet, Fernand Léger ou Félix Vallotton, mais aussi Maurice Denis, André Dunoyer de Segonzac, Georges Bruyer, Raymond Renefer et Georges Desvallières.
Chacun de ces peintres a utilisé son pinceau pour inscrire la Grande Guerre dans l’histoire universelle.