06/07/2026
Retour sur le conseil municipal du 3 juillet
Convoqué à 14h… Un horaire qui ne facilite ni la présence des élus qui travaillent, ni celle des habitants souhaitant assister au conseil.
Les différents points seront abordés dans plusieurs publications afin de rester concis. L'objectif est simple : présenter des faits et des constats.
Le PLU du secteur du parc Carzoli : un projet finalement conservé
Le conseil municipal a approuvé la modification du PLU que notre équipe avait engagée afin de permettre la création d'un gymnase et d'une salle des fêtes.
Il y a peu, ce projet avait été critiqué puis abandonné par la majorité. Pourtant, aujourd'hui, elle conserve tout le travail préparatoire réalisé.
La commissaire enquêteur a d'ailleurs rendu un avis favorable, en saluant la qualité du dossier. Elle a également relevé qu'aucun Arcois ne s'était exprimé lors de la concertation : aucune observation, aucune remarque.
En conseil, il a été souligné que la commissaire enquêteur jugeait le projet « peut-être trop ambitieux » pour la commune. En revanche, j'ai dû préciser la suite de son analyse : elle expliquait justement que la possibilité d'accueillir de grands événements et de louer les équipements constituait une véritable opportunité. C'était précisément la philosophie de notre projet.
La majorité récupère ici un travail déjà réalisé pour développer son propre projet de salle des fêtes et d'espace de loisirs.
Avec un changement majeur : le gymnase disparaît du projet.
À la place, les courts de tennis seraient déplacés afin de libérer leur emplacement actuel pour la construction de logements, à la suite de l'intérêt manifesté par un promoteur pour ce terrain communal.
Nous savions que ces terrains étaient constructibles. Durant notre mandat, de nombreux promoteurs nous avaient sollicités.
Pourtant, à l'exception de la Collinette, tous les projets immobiliers que nous avons accompagnés concernaient des terrains privés. Nous avions fait le choix de préserver ce foncier communal.
Les terrains de tennis constituent aujourd'hui une respiration au cœur d'un quartier résidentiel, au même titre que le parc que nous avions imposé dans le projet des Laurons.
Le terrain privé voisin est lui aussi destiné à être vendu à un promoteur. S'il s'agit du même opérateur, la surface disponible sera demain bien plus importante et le projet immobilier pourrait prendre une toute autre dimension.
Notre logique d'aménagement est remise en cause...
Notre projet prévoyait un gymnase et une salle des fêtes sur le même site afin de mutualiser les espaces d'accueil, les stationnements et les équipements.
Cette organisation permettait également d'accueillir des manifestations d'envergure départementale, voire régionale.
Supprimer le gymnase revient à rompre cette cohérence d'aménagement.
Le gymnase Morard ne répond déjà plus aux besoins de la commune. Quant au gymnase du collège, il ne dispose pas des normes nécessaires pour accueillir des compétitions : les clubs ne pourront donc pas s'y développer dans de bonnes conditions.
Ce complexe s'inscrivait également dans une réflexion plus large avec le développement du secteur situé au fond de l'impasse Simone Veil.
Notre volonté était aussi d'y favoriser un projet hôtelier, afin d'attirer davantage de visiteurs en centre-ville. Sa proximité avec la gare et un équipement capable d'accueillir des événements importants auraient bénéficié à l'hôtel comme aux commerces du centre.
Cette vision s'inscrivait pleinement dans les orientations du programme Petites Villes de Demain, contrairement à ce qui a parfois été affirmé.
Et pour l'avenir des Arcs ?
Le financement du complexe devait naturellement être complété par des recherches de subventions et d'autres partenaires afin de réduire le reste à charge pour la commune.
La question demeure entière : lorsque la commune devra construire un nouveau gymnase, où le fera-t-elle ?
Et lorsque l'on additionnera demain le coût d'un gymnase à celui d'une salle des fêtes, on constatera que l'on se rapprochera probablement du coût du complexe initial.
La difficulté n'était pas tant le montant global que le fait de financer ces deux équipements dans une seule opération.
En définitive, la majorité conserve le travail réalisé sur la modification du PLU, mais modifie profondément le projet initial, entre autres parce qu'un promoteur a proposé d'acquérir un terrain communal...ou du moins est en pourparlers.
Ce projet sera t-il mené jusqu'au bout ?
L'avenir nous le dira