09/06/2026
🚨 SAF : 20 ans de promesses, 0,6% de résultats. Et maintenant le lobby veut des subventions.
Voilà le résumé de ce qui se joue en ce moment à Bruxelles — et que personne ne devrait laisser passer sans réagir.
Le contexte : l'Union européenne vise -55% d'émissions pour toute l'économie en 2030. Pendant ce temps, les émissions du secteur aérien ont plus que doublé depuis 1990 et continuent de croître. Le secteur est donc le seul à aller dans le mauvais sens.
La promesse : depuis vingt ans, l'industrie aérienne agite les carburants dits "durables" (SAF) comme sa solution miracle. "Ne réduisez pas le trafic, ne taxez pas le kérosène — les SAF vont tout régler." L'IATA visait 10% de SAF dans le kérosène mondial dès 2017. L'UE, bien plus prudente, demandait seulement 2% pour 2025.
La réalité : en 2025, la part réelle de SAF dans le kérosène mondial est de 0,6%. Ce n'est pas un re**rd. C'est un échec systémique.
Le culot : plutôt que d'assumer ce fiasco, Airlines for Europe demande aujourd'hui à l'UE d'abandonner le marché carbone pour l'aviation, de reporter les obligations d'e-carburants, et d'accorder de nouvelles subventions publiques. Le tout alors que le kérosène est toujours exonéré de taxe et en grande partie de TVA — un privilège unique qu'aucun autre secteur ne s'est vu accorder.
La vérité scientifique : les SAF ne sont pas seulement une promesse non tenue, ils sont un leurre. Même optimisés, ils ne compenseraient pas la croissance du trafic. Le consensus scientifique est sans ambiguïté : la seule vraie solution, c'est la réduction du trafic aérien.
Ce que nous attendons de la Commission européenne : tenir bon sur RefuelEU, étendre le marché carbone aux vols internationaux, instituer enfin une taxe kérosène, et arrêter de subventionner des solutions qui n'en sont pas.