28/07/2026
Édito d’Alain dans la dernière newsletter de l’Amap du moun:
« "Fini, la belle saison", titrait un journal cette semaine : l'été, période de vacances, de farniente et de promenades en forêt, est devenu la "saison du confinement", rendu indispensable par une chaleur étouffante et des incendies ravageurs. Confinement pour ceux qui ont la chance d'avoir la clim, mais pas pour les autres, qui vivent dans des appartements devenus bouilloires thermiques. Pas non plus pour ceux qui travaillent dans les serres, les étables et les champs, qui ne sont pas climatisés. Les malaises se succèdent chez les paysans qui tentent de sauver leurs cultures sous un soleil de plomb : "j'ai su que j'avais un coup de chaud, dit l'un d'eux, lorsque j'ai vu que je ne suais plus. Mon corps n'arrivait plus à se refroidir. Il m'a fallu deux jours pour me remettre sur pied... on bouffe notre capital santé". Et sans doute bouffent-ils aussi leur maigre capital tout court. Quel avenir pour les exploitations avec des poules qui pondent peu, une mortalité accrue dans les élevages, du fourrage prévu pour l'automne et déjà utilisé en début d'été, des cultures qui crèvent de soif et de chaud et qui donneront de faibles revenus cet automne ? Mais pendant ce temps-là, dans la douceur de chambres climatisées, Sénat et Assemblée Nationale viennent de voter, en douce, comme des voleurs, en plein milieu de l'été, une loi d'urgence agricole qui réintroduit des pesticides interdits, facilite le développement d'élevages de plus en plus gigantesques, limite le pouvoir des autorités de santé, facilite la création de méga-bassines : bref, une loi qui donne le feu vert à tout ce qui favorise l'agriculture industrielle, la malbouffe et les gaz à effet de serre à l'origine du déréglement climatique. Promis, on vous donnera le nom des députés qui ont voté pour ! »
2 députés landais ont accepté ces reculs sans sourciller .