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AssoCohab Suivi des grands carnivores sauvages (loup & lynx) dans les départements 07, 69, 42, 43, 71

25/09/2026

[ 🐺 COMBIEN DE LOUPS DANS LE RHÔNE ? — PARTIE 2 ]

Dans notre précédent post, nous vous expliquions comment nous suivons et identifions les loups.
Alors, concrètement, combien pouvons-nous en compter aujourd’hui dans le Rhône ?

🐺 LE MASSIF DU PILAT

À ce jour, nous pouvons identifier avec certitude un couple de loups présent dans le massif du Pilat.
Nous avons également validé une reproduction : des louveteaux sont donc bien nés sur ce territoire.
Mais peut-on pour autant annoncer « 4, 5 ou 6 loups » ?

👉 Non.

Environ 50 % des louveteaux n’atteignent pas l’âge d’un an, et ceux qui survivent peuvent ensuite se disperser, parfois loin de leur territoire natal.

Ils peuvent donc quitter le Rhône et ne pas rester à proximité de leurs parents.

👉 Pour l’instant, nous retenons donc deux loups certains dans le Pilat : le couple reproducteur.

Et ce chiffre n’est pas figé.

Après la dispersion des jeunes, il faudra continuer le suivi pour savoir si les adultes sont toujours là, si nous détectons encore les jeunes et si de nouveaux individus sont arrivés.

Chaque année, la situation est donc à redéfinir. 🗺️🐺

🐾 ET À CLAVEISOLLES ?

Un autre loup a été identifié sur le secteur de Claveisolles, notamment grâce à nos pièges photographiques.
Aujourd’hui, nous poursuivons le suivi pour répondre à une question simple : ce loup est-il toujours présent sur le secteur ?
Pour l’instant, les données dont nous disposons ne permettent pas encore de le confirmer.

👉 Son suivi se poursuit donc.

📊 ALORS, COMBIEN DE LOUPS DANS LE RHÔNE ?

👉 Au minimum deux loups sont actuellement confirmés dans le Pilat.

👉 Un autre individu a été identifié à Claveisolles, mais sa présence actuelle reste à confirmer.

Et les jeunes nés cette année ? Nous ne les ajoutons pas artificiellement au compteur. Leur devenir dépendra notamment de leur survie et de leur dispersion.

C’est ça, aussi, le suivi du loup :
chercher, identifier, vérifier… et remettre régulièrement les chiffres à jour.

Pas le chiffre le plus haut.
Pas le chiffre le plus rassurant.

👉 Simplement, le chiffre que les données permettent aujourd’hui d’établir. 🐺

[🎙️ Ce matin, AssoCohab était sur les ondes de RVR Radio ! 🐺🐾]Nous avons eu le plaisir de venir nous présenter et d’écha...
15/09/2026

[🎙️ Ce matin, AssoCohab était sur les ondes de RVR Radio ! 🐺🐾]

Nous avons eu le plaisir de venir nous présenter et d’échanger autour de nos actions, mais aussi de parler de deux espèces que nous suivons attentivement sur notre territoire : le loup et le lynx 🐺🐱

Leur présence, leur suivi et nos actions… et surtout, l’importance de mieux connaître ces espèces pour mieux comprendre les enjeux de coexistence. 🌿

Un grand merci à RVR Radio pour son accueil et pour ce temps d’échange ! 💚

📻 Le reportage sera diffusé prochainement sur RVR Radio. On vous tiendra au courant !

09/09/2026

[ 🐺 "Un jour un gamin va se faire bouffer" ... Vraiment ? On vous répond ⤵️ ]

C’est un commentaire qu’on nous fait régulièrement dès qu’on parle du loup.

Alors posons-nous cinq minutes.
Pas avec des peurs.
Pas avec des fantasmes.
Avec des faits.

👉 Oui, une attaque de loup sur un humain est possible.

Mais possible ne veut pas dire probable.

Et l’actualité récente nous rappelle justement pourquoi il faut regarder les faits… et surtout leur contexte.

📍 Dernièrement, plusieurs incidents ont été signalés en Europe.

En Allemagne, aux Pays-Bas ou encore en Italie, des personnes ont été blessées dans des situations impliquant des loups.

⚠️ Ces événements doivent être pris au sérieux.
Mais ils ne sont pas tous comparables.

🇩🇪 À Hambourg, le loup était en pleine zone urbaine, désorienté et coincé dans une galerie commerciale lorsqu’une personne a tenté de le faire sortir.

🇳🇱 Aux Pays-Bas, l’enfant blessé en 2025 l’a été dans le cadre d’un comportement problématique d’un individu déjà connu pour son absence anormale de crainte envers l’humain. Une autorisation de tir avait été délivrée en raison de ses comportements répétés et l’animal a finalement été abattu.

🇮🇹 En Italie, plusieurs incidents ont également été signalés récemment. Et certains doivent encore être précisément documentés.
En Toscane, par exemple, une prétendue attaque contre un enfant de deux ans s’est révélée être en réalité une attaque du loup contre le chien, l’enfant et sa mère étant à l’intérieur de la maison.

👉 Un incident doit donc être documenté avant de devenir une généralité.

📊 Que disent les données scientifiques ?

Une étude de référence du Norwegian Institute for Nature Research a recensé 491 victimes d’attaques de loups dans le monde entre 2002 et 2020.

Mais ce chiffre recouvre des réalités très différentes :

🦠 382 attaques liées à la rage, dont 14 décès.
🐺 67 attaques prédatrices, dont 9 décès.
⚠️ 42 attaques défensives ou provoquées, dont 3 décès.
➡️ 26 décès au total.

Les décès prédatoires sont principalement concentrés en Iran, avec également des cas au Tadjikistan, au Canada et aux États-Unis.

👉 Un chiffre mondial n’a de sens que lorsqu’on regarde ce qu’il recouvre.

🌎 Et les cas nord-américains ?

Sur cette période, deux décès liés à des attaques prédatrices ont été recensés en Amérique du Nord : un au Canada et un en Alaska.

Ces cas restent exceptionnels et se sont produits dans des contextes écologiques et humains très particuliers.

En Amérique du Nord, certaines populations de loups évoluent notamment au contact de très grandes proies — orignaux, caribous, wapitis… — et la taille des meutes varie notamment selon les ressources disponibles.

Dans certaines régions d’Asie, une part importante des décès recensés est liée à la rage, dans des contextes sanitaires très différents de ceux de l’Europe.

👉 On ne peut donc pas prendre ces cas, les sortir de leur contexte et les transposer directement à l’Europe.

🇪🇺 Et en Europe ?
Sur la période étudiée, aucun décès humain lié à une attaque prédatrice de loup n’a été recensé en Europe, y compris en Europe de l’Est et en Russie.

La Commission européenne indique par ailleurs qu’aucune attaque mortelle de loup n’a été enregistrée en Europe au XXIᵉ siècle.
Cela ne signifie pas qu’une attaque est impossible.

Cela signifie qu’il faut distinguer le risque qui existe de ce qui est raisonnablement probable.

🐕 Et si on remettait les choses en perspective ?

Une étude européenne a recensé 45 décès directement liés à des attaques de chiens en Europe en 2016, avec notamment des enfants parmi les victimes.

🐕 Pour donner un ordre de grandeur : c’est sur une année presque deux fois le nombre de décès liés à des attaques prédatrices de loups recensés dans le monde entier sur les 19 années étudiées par NINA !!!

🐗 En Croatie, entre 2007 et 2023, 14 attaques de sangliers ont été recensées, soit le nombre le plus élevé parmi les espèces sauvages étudiées. Aucune n’a été mortelle.

👉 Cela ne signifie pas que chiens ou sangliers sont « dangereux ».

Cela signifie simplement qu’un risque doit être évalué selon sa fréquence, son contexte et sa probabilité réelle, pas uniquement selon le scénario le plus effrayant imaginable.

🐺 Alors oui…

Le loup est un animal qui mérite un suivi rigoureux.
Il faut connaître les risques, adopter les précautions adaptées et intervenir lorsqu’un individu développe un comportement réellement problématique envers l’humain.

⚠️ Mais informer la population, ce n’est pas lui faire croire que chaque rencontre avec un loup représente une menace mortelle.

Chez AssoCohab :
❌ Ne pas nier les risques.
❌ Ne pas les minimiser.
❌ Ne pas non plus les transformer en scénario catastrophe.

Parce qu’entre faire peur et informer, il y a une différence.

Et cette différence s’appelle :
LES FAITS 🐺

📚 Sources :
NINA Report 1944 (2021)
Commission européenne
Province de Colombie-Britannique
Sarenbo & Svensson (2021)
Mataković et al. (2023)
DBBW
Alaska Department of Fish and Game.

06/09/2026

[ DÉPARTEMENT DU RHÔNE : plus facile de parler de tirs que de protection des troupeaux 🐑 ]

Depuis quelque temps, la communication autour du loup se focalise largement sur les tirs.

Mais une question reste étonnamment absente : quels moyens de protection ont été mis en place sur les élevages concernés ?

Nous suivons des élevages dans le Rhône, et notre constat de terrain est clair :

Les élevages qui ont été attaqués et que nous avons suivis n’étaient pas des élevages protégés.

⚠️ Nous ne parlons évidemment pas des éleveurs qui ne peuvent pas protéger leurs troupeaux pour des raisons techniques ou liées à leur système d’élevage.

Nous parlons de ceux qui pourraient le faire, mais qui choisissent de ne pas le faire.

Et pendant ce temps, certains éleveurs font un autre choix.

Ils protègent leurs troupeaux.
Ils adaptent leurs pratiques.
Ils rentrent leurs animaux le soir pour ceux qui en ont la possibilit.
Ils travaillent avec des chiens de protection, des clôtures, de la surveillance…

Certains nous ont fait confiance et travaillent avec notre réseau.
D’autres ne nous ont pas attendus pour agir.

Ces éleveurs sont souvent discrets.

Ils ne prennent pas forcément la parole.
Ils ne font pas de bruit.
Ils travaillent, tout simplement, souvent dans l’ombre.

Mais nous, chez AssoCohab, nous les voyons.

Nous savons le temps, l’énergie, les contraintes et les efforts que représente la protection d’un troupeau.

Et nous savons que leurs efforts ont déjà payé ou payent.

Et nous voulons simplement leur dire :

MERCI. ❤️

Votre travail mérite d’être reconnu.
Votre expérience mérite d’être entendue.

Et sachez-le : nous continuerons à vous soutenir. Toujours.

Parce qu’entre ne rien faire et tirer, il existe aussi la prévention, la protection et le travail de terrain.

Et celui-là mérite aussi d’être regardé 🐑

05/09/2026

[ 🐺 Mais alors… combien y a-t-il de loups dans le Rhône ? Partie 1]

C’est probablement l’une des questions qui nous est le plus souvent posée.

Et la réponse mérite mieux qu’un chiffre lancé au hasard.

👉 Compter des loups, ce n’est pas simplement additionner les observations.

Un même individu peut être photographié plusieurs fois, sur plusieurs communes, à plusieurs jours d’intervalle.

À l’inverse, un loup peut être présent sur un territoire sans être détecté pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Certains individus peuvent ainsi passer complètement sous les radars des dispositifs de suivi.

C’est ce que l’on appelle la détectabilité imparfaite : ne pas détecter un animal ne signifie pas qu’il est absent.

🔬 Alors, comment fait-on ?

Notre méthode de suivi s’inspire des principes de suivi utilisés par l’Office français de la biodiversité (OFB) dans le cadre du Réseau Loup-lynx.

Les données sont recueillies au fil du temps et croisées : photographies, vidéos, indices de présence, localisation, dates d’observation, caractéristiques des individus et répétition des détections.

Mais lorsqu’il s’agit de déterminer de manière fiable l’identité d’un individu, la génétique constitue aujourd’hui la référence.

L’OFB utilise notamment des prélèvements non invasifs — poils, fèces, urine ou autres échantillons biologiques — afin d’obtenir le profil génétique individuel d’un loup.

Ces profils permettent ensuite de savoir si plusieurs prélèvements correspondent au même animal ou à des individus différents.

📊 Et ensuite ?

C’est là qu’intervient la méthode dite de capture-recapture.

Le principe est simple :

➡️ on identifie des individus grâce à leur profil génétique ;
➡️ lors des échantillonnages suivants, on recherche si ces mêmes individus sont à nouveau détectés ;
➡️ la répétition de ces détections permet aux modèles statistiques d’estimer la probabilité de détection et, par conséquent, d’estimer le nombre d’individus qui n’ont pas été détectés.

Autrement dit :

on ne considère pas que les individus détectés représentent toute la population. Le modèle cherche justement à estimer la fraction de la population qui échappe au dispositif.

C’est une distinction fondamentale.

🐾 Trois observations de loups ne signifient donc pas nécessairement qu’il y a trois loups.

Si trois loups sont observés simultanément au même endroit, il est évidemment possible d’identifier trois individus présents à cet instant.

En revanche, trois observations distinctes, réalisées à des endroits ou à des moments différents, peuvent correspondre au même individu observé à plusieurs reprises… ou à plusieurs individus différents.

📹 Un exemple très concret : le loup de Claveisolles

La vidéo que nous vous partageons en est une parfaite illustration.

Ce loup a été capté à plusieurs reprises par nos pièges photographiques.

Pour quelqu’un qui découvrirait ces images séparément, il pourrait être tentant de comptabiliser chaque observation comme un nouveau loup.

Pourtant, il s’agit bien du même individu, identifié grâce au croisement des différentes observations et de ses caractéristiques.

👉 Plusieurs détections ne signifient donc pas forcément plusieurs loups.

C’est précisément pour cette raison qu’on ne peut pas simplement additionner les observations pour obtenir un nombre de loups présents sur un territoire.

Il faut pouvoir identifier et différencier les individus, puis croiser leurs détections dans le temps et dans l’espace.

📷 Et nos pièges photographiques dans tout ça ?

Ils sont extrêmement précieux.

Ils permettent de documenter la présence du loup, ses déplacements, son utilisation du territoire et, lorsque les images sont suffisamment caractéristiques, de reconnaître certains individus.

Mais une photographie ne permet pas à elle seule de conclure à l’absence des autres individus.

De la même manière, photographier trois loups différents permet d’affirmer que ces trois individus existent, mais pas que seulement trois loups sont présents sur l’ensemble du territoire.

C’est toute la différence entre un nombre minimum d’individus détectés et une estimation de la population réellement présente.

🎯 Notre rôle n’est donc pas de gonfler les chiffres.
Il n’est pas non plus de les minimiser.

Notre rôle est de chercher, observer, identifier, croiser les données et communiquer ce que les faits permettent réellement d’établir.

Aujourd’hui, dans le Rhône, notre suivi nous permet de documenter des individus, des déplacements et une présence avec de plus en plus de précision.

Mais nous ne transformerons jamais artificiellement un nombre d’animaux détectés en « nombre total de loups présents ».

Parce qu’en science, ne pas avoir détecté un animal ne signifie pas qu’il n’existe pas.

Et lorsqu’il s’agit du loup, la rigueur compte. 🐺

🔎 Et concrètement, combien de loups suivons-nous aujourd’hui dans le Rhône ?

👉 Rendez-vous dans la PARTIE 2, où nous vous présenterons les individus que nous avons pu identifier et suivre sur notre territoire.

[ 🐺 LA PRÉSENCE DU LOUP APPELLE AU SUIVI, PAS À LA PEUR ]Dans le Beaujolais, la présence du loup suscite légitimement de...
03/09/2026

[ 🐺 LA PRÉSENCE DU LOUP APPELLE AU SUIVI, PAS À LA PEUR ]

Dans le Beaujolais, la présence du loup suscite légitimement des questions, notamment chez les éleveurs confrontés à des attaques.

Mais face à ces événements, il est important de distinguer la réalité des faits de l’inquiétude qu’ils peuvent susciter.

Oui, les attaques doivent être prises au sérieux.

Oui, les éleveurs doivent être accompagnés et disposer de moyens efficaces pour protéger leurs troupeaux.

Et oui, la présence du loup doit faire l’objet d’un suivi attentif et rigoureux.

👉 C’est précisément le travail que nous menons sur le terrain.

Nos équipes suivent les individus présents sur le massif, recueillent et analysent les observations, documentent leurs déplacements et travaillent également aux côtés des éleveurs afin de rechercher, lorsque cela est nécessaire, des solutions de protection adaptées.

Car mieux connaître les loups présents sur un territoire, c’est aussi mieux comprendre leurs déplacements, anticiper leur présence et mieux prévenir les situations de conflit.

🐑 Et ce travail ne concerne pas uniquement le loup.

Il concerne aussi et surtout les éleveurs.

Notre mission est également de les accompagner, d’échanger avec eux sur les difficultés rencontrées et de contribuer, lorsque cela est possible, à la recherche et à la mise en place de moyens de protection adaptés.

Parce qu’entre ne rien faire et intervenir uniquement après une attaque, il existe tout un panel de possibilités.

🌲 Et pour le grand public ?

La présence d’un loup dans un massif forestier ne signifie pas que les promeneurs sont en danger.

Un loup sauvage cherche généralement à éviter l’être humain. Une rencontre peut être impressionnante, mais elle ne doit pas être présentée comme une situation dangereuse en soi.

Les bons réflexes sont simples : garder ses distances, ne pas chercher à approcher ou suivre l’animal et tenir son chien sous contrôle.

Pas besoin d’alimenter la peur.

Informer, c’est aussi permettre à chacun de profiter de la nature sereinement, avec les bons réflexes.

👉 Suivre. Comprendre. Anticiper. Accompagner.

C’est ce travail de terrain que nous défendons.

Et c’est aussi pourquoi nous continuerons à partager les informations dont la diffusion est utile, avec une exigence : rester factuels, protéger les personnes et les animaux concernés, et ne jamais alimenter inutilement la peur.

La situation mérite mieux que des oppositions de principe.

Elle mérite des moyens, du suivi et du dialogue avec les acteurs du terrain.

01/09/2026

[ Six mois de suivi, une naissance : nous confirmons la reproduction du couple de loups du Pilat rhodanien ]

Depuis mars 2026, notre équipe de terrain suit un couple de loups dans le Pilat rhodanien. Après six mois de travail fondé sur la patience, la méthode et la rigueur, l’une de nos caméras automatiques a révélé, fin juillet, la présence de louveteaux. Cette observation confirme la reproduction du loup sur le massif du Pilat et marque une nouvelle étape dans le suivi de l’espèce.

Ce suivi s’inscrit dans un contexte marqué par plusieurs indices de présence du loup sur le massif du Pilat et par des épisodes de prédation sur des troupeaux, notamment dans les départements de la Loire et du Rhône en 2025.

Le 28 février 2026, une vidéo réalisée par un chasseur sur la commune de Les Haies avait permis de filmer deux loups ensemble. Cette observation, réalisée par une personne extérieure à AssoCohab, a notamment contribué à documenter la présence de deux individus sur le secteur.

Dès mars, notre association AssoCohab a engagé un suivi ciblé, en collaboration avec la DDT du Rhône (DDT69), les Services départementaux de l’OFB du Rhône (SD69) et de la Loire (SD42), ainsi qu’avec le Réseau Loup-Lynx de l’OFB Auvergne-Rhône-Alpes.

Notre équipe de terrain, composée de Marc BENOIT, Thomas Orenes et Floriane Tanneur, accompagnée de notre chien de détection Volt, a mis en place un dispositif combinant notamment cynodétection et pièges photographiques.

Des échantillons d’ADN ont également été collectés. Leur analyse permettra notamment d’en apprendre davantage sur la lignée génétique de ces individus et de rechercher si leur profil a déjà été identifié sur un autre secteur.

Des louveteaux révélés par nos caméras !
Fin juillet 2026, l’une de nos caméras a finalement enregistré la présence de louveteaux aux côtés d’adultes. Cette observation confirme la reproduction du loup sur le massif du Pilat.

Pour nous, cette découverte ouvre également de nouvelles perspectives pour mieux connaître les individus présents, leurs déplacements, leur utilisation du territoire et, lorsque les données disponibles le permettent, certains aspects de leur comportement et de leur régime alimentaire.

Connaître le loup, mais aussi accompagner les éleveurs.
Durant ces six mois, nous avons rencontré et accompagné de nombreux éleveurs qui le souhaitaient, afin de les conseiller dans la réflexion et la mise en place de moyens de protection adaptés à leurs troupeaux.

Dans le contexte des événements récents survenus à Claveisolles, dans le Beaujolais Vert, une réunion d’information s’est tenue lundi 31 août en présence de Monsieur Célet, préfet coordonnateur du plan national d’action sur le loup. À cette occasion, le préfet a rappelé que des tirs de défense peuvent être autorisés dans certaines situations et dans le respect du cadre réglementaire applicable.

Pour nous AssoCohab, cette possibilité réglementaire ne saurait se substituer à une véritable démarche de prévention. La mise en place de moyens de protection adaptés reste le levier essentiel pour prévenir les prédations dans la durée.

Nous restons ainsi à la disposition des éleveurs qui souhaitent être accompagnés dans la mise en place ou le renforcement de ces dispositifs.
La reproduction confirmée en 2026 constitue une étape importante pour la connaissance du loup dans le Pilat. Elle ne permet toutefois pas de préjuger de la présence de ces mêmes individus sur le secteur l’année prochaine.

Nous poursuivrons donc notre travail de suivi afin de documenter l’évolution de leur présence, leurs déplacements et leur utilisation du territoire.

Observer, comprendre, accompagner : pour nous, mieux connaître la faune sauvage est une condition essentielle pour construire une cohabitation éclairée avec les acteurs du territoire.

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Lamure-sur-Azergues

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