Indignons-nous 85

Indignons-nous 85 Mouvement - mobilisation Indignons-nous Vendée (85)

05/11/2025
La faute de l’orthographe – TedX par Arnaud Hoedt & Jérôme PironOn a tous ressenti ce petit pincement en lisant une faut...
04/11/2025

La faute de l’orthographe – TedX par Arnaud Hoedt & Jérôme Piron

On a tous ressenti ce petit pincement en lisant une faute… et parfois, on l’a même jugée.

Cette vidéo invite à repenser notre rapport à l’orthographe, non pas comme un simple « havre de perfection », mais comme un miroir des normes, des attentes et des jugements.

Avec humour, sérieux et clarté, Arnaud Hoedt et Jérôme Piron déconstruisent l’idée selon laquelle une faute serait seulement un signe de négligence ou d’incompétence. Ils rappellent que l’orthographe :

🔸 est façonnée par l’histoire, la culture et les choix institutionnels ;
🔸 peut devenir source d’angoisse ou de honte pour beaucoup ;
🔸 et que juger autrui sur ses « fautes » revient souvent à ignorer un contexte, une diversité, une histoire.

Avant de cliquer sur « play », pars d’un postulat : ce n’est pas la faute qui compte, mais ce qu’on en fait.

Regarde cette vidéo, et ensuite réfléchis à ce qu’elle te dit sur ta manière d’accueillir l’erreur… et l’autre.

Nous avons été prof de français. Sommés de nous offusquer des fautes d'orthographe, nous avons été pris pour les curés de la langue. Nous avons écrit pour dé...

📚 EN FINIR AVEC LES IDÉES FAUSSES SUR L'ANTISPÉCISMELe spécisme tue des milliards d’animaux chaque année. Pourtant, c’es...
03/11/2025

📚 EN FINIR AVEC LES IDÉES FAUSSES SUR L'ANTISPÉCISME

Le spécisme tue des milliards d’animaux chaque année. Pourtant, c’est un système d’oppression massif, largement invisibilisé et rarement questionné.

Il repose sur une logique simple mais profondément injuste : considérer les animaux comme inférieurs aux humains, les réduire à des ressources « faites pour nous » et penser que notre espèce doit toujours passer en premier. Cette croyance justifie des violences inimaginables, comme si l’espèce d’un être sentient suffisait à déterminer sa valeur, son sort, voire son droit à vivre. Une frontière symbolique et morale est ainsi tracée entre humains et autres animaux, censée fonder la supériorité des premiers.

Pris entre la peur d’un monde où « les animaux prendraient la place des humains » et les discours rassurants qui protègent les industries animales, l’antispécisme – centré sur la justice et l’éthique – est souvent caricaturé ou délégitimé.

Ce livre propose une remise en question radicale de ce qui nous semble « normal » : manger les animaux, les considérer comme inférieurs et acceptables comme ressources, et placer l’humain au-dessus de tout. L’auteur s’attache à démonter, point par point, les mécanismes idéologiques du spécisme afin d’en faire vaciller les fondements.

Pour une libération animale qui dialogue avec les autres luttes d’émancipation – féminisme, antiracisme, antivalidisme et justice sociale – ce livre invite à repenser notre rapport aux animaux et à construire une société plus éthique et inclusive.

L’AUTEUR ET LA PRÉFACIÈRE

Victor Duran-Le Peuch est le créateur du podcast Comme un poisson dans l’eau, dédié à la lutte contre le spécisme. Il y explore l’oppression animale aux côtés de chercheur·euses, journalistes et activistes engagé·es. À la croisée de la recherche, de la vulgarisation et du militantisme, il défend la sentience comme critère d’une égalité politique véritablement inclusive.

Kaoutar Harchi est écrivaine et sociologue. Ses travaux interrogent les systèmes de domination, les rapports de pouvoir et les formes d’assignation sociale. Elle est l’autrice de Ainsi l’animal et nous (Actes Sud, 2024), parmi de nombreux autres ouvrages.

EAN / ISBN : 9782708295407
POIDS : 0,34 kg
DIMENSIONS : 12 × 18 cm
DATE DE PARUTION : 03-10-2025

Voir le livre sur le site de l’éditeur

https://editionsatelier.com/boutique/accueil/492-en-finir-avec-les-idees-fausses-sur-l-antispecisme-9782708295407.html

🌍 Le FESTISOL revient en Vendée pour célébrer la solidarité sans frontières !🎉 Du 3 novembre au 6 décembre, Aubigny, La ...
02/11/2025

🌍 Le FESTISOL revient en Vendée pour célébrer la solidarité sans frontières !

🎉 Du 3 novembre au 6 décembre, Aubigny, La Ferrière et La Roche-sur-Yon vibreront au rythme de la 25ᵉ édition du Festisol : ateliers, projections, expositions et repas partagés.

Depuis 1998, cette manifestation portée par une vingtaine d’associations, 5 maisons de quartier et 2 établissements scolaires, célèbre les valeurs de solidarité internationale.

📚 Un café-lecture
Vendredi 14 novembre à 17h30 – Maison de quartier Saint-André d’Ornay
« Histoires et parcours de vie à travers le monde » : découvrez trois poètes kurdes.

🍫 Atelier culinaire & projection
18 & 19 novembre – Maison de quartier Liberté
21 novembre à 19h – Projection de Boomerang
Cap sur le chocolat et ses secrets avec un film sur le côté obscur de la barre chocolatée.

🧶 Marathon tricot solidaire
Samedi 22 novembre, 10h-23h – Maison de quartier Saint-André d’Ornay
Des tricoteuses et tricoteurs solidaires créeront des vêtements chauds pour les nourrissons de familles venues de l’étranger.

🍽️ Repas partagé
Dimanche 23 novembre, 12h-19h – Maison de quartier Morineau
12h : partage des spécialités culinaires apportées par chacun
14h : animations et jeux de société du monde

🎤 Conférence
25 novembre à 18h – Maison de quartier Saint-André-d’Ornay
« Prendre en compte les vulnérabilités des jeunes migrants » par Julien Bricaud et Caroline Thibaudeau

🛍️ Marché d’ici et d’ailleurs
29 novembre 10h30-18h30 & 30 novembre 10h30-17h – Maison de quartier Liberté
Créateurs du monde entier exposent leurs merveilles

🎭 Spectacle
2 décembre à 20h30 – Théâtre municipal de La Roche-sur-Yon
Les Champs de Déshonneur : ce que la guerre fait aux femmes (Compagnie Universalipo)

🗣️ Festival des langues
6 décembre 13h30-19h – Maison de quartier des Forges
Ateliers pour découvrir 8 langues différentes (Espéranto-Vendée)

💃 Deux soirées à thème

Soirée andine, 7 novembre – expo « portraits péruviens », conférence et concert avec Los Merinos del Altiplano

Focus Congo, 22 novembre 19h-23h – débat et soirée dansante Rumba (Compagnie UNIVERSALISAPO)

🖼️ Trois expositions photos

Irak, Mauritanie, Tchad : histoires de vie (4-22 novembre, Centre Leclerc-sud)

Solidari’thé (17 novembre-5 décembre, Maison de quartier Liberté)

Itinéraires 18 – Mineurs Non Accompagnés (15-18 novembre, Maison de quartier Saint-André-d’Ornay)

🎬 Cinq cinés-débat

À la vie, à la terre : Cameroun, la terre des femmes – 4 & 7 novembre

Hawar, nos enfants bannis – 6 novembre

Manger pour vivre – 7 novembre

Kobané Kurdistan-Syrien – 30 novembre

Little Palestine, journal d’un siège – 4 décembre

⚠️ Certains contenus abordent des sujets sensibles : violences faites aux femmes en zones de conflit (Les Champs de Déshonneur) ou vie dans les camps de réfugiés (Little Palestine).

📞 Infos & contacts : Jean-Marie Mahu – 06 45 77 72 63

📚 COMMENT LES ANIMAUX ONT REMODELÉ LE MONDEVous souvenez-vous du temps où l’on mangeait des animaux ? Dans cette fiction...
02/11/2025

📚 COMMENT LES ANIMAUX ONT REMODELÉ LE MONDE

Vous souvenez-vous du temps où l’on mangeait des animaux ? Dans cette fiction, Sophie Vandeveugle invente un futur antispéciste : un vieil homme raconte à des adolescents incrédules le monde d’avant la « Transition ».

Assis par terre dans la prairie, Victor avait sur lui les regards d’une vingtaine d’adolescents et s’étonnait de leur silence, tandis qu’un des enseignants-accompagnateurs terminait son introduction.

« — Victor, c’est la troisième année consécutive que l’on organise une journée de la mémoire chez vous, et on vous est tous très reconnaissants de bien vouloir nous raconter votre histoire. Et donc, maintenant, je crois qu’il est grand-temps que je vous cède la parole. »

L’homme hésita, prit une longue inspiration et tâcha d’imiter la sérénité des vaches, à l’autre bout du pré. Il faisait très calme, hormis les chamailleries des poules dans la cour, et les oiseaux sauvages qui emplissaient l’espace de leurs cris. Une corneille, en particulier, chantait fort ; elle était installée dans le hêtre auquel Victor tournait le dos, et ce dernier songea que jamais ces voix-là ne seraient du bruit, qu’elles étaient une mélopée, l’assurance de ce que le monde était bien vivant — c’était comme une respiration, en somme.

« — Je… je m’appelle Victor. Je suis fermier depuis, euh, plus de cinquante ans désormais. J’ai repris la ferme de mes parents vers mes 20 ans, juste avant ce moment que l’on appelle, de nos jours, la Transition. Je cultive des légumineuses, et un peu d’orge, de colza. Ça dépend des années, des saisons. Mais avant, ici, c’était un élevage. »

L’homme marqua une courte pause et croisa les bras sur son torse ; ses mains tremblaient toujours lorsqu’il prononçait les premières phrases. Assis à côté de lui, son chien Diego posa la tête sur son genou et tout en même temps, Victor se sentit rassuré en lisant, sur les visages qui l’entouraient, un intérêt, une impatience qui lui parurent sincères.

« — Le grand bâtiment que vous avez longé, c’était là que vivaient les animaux, une partie de l’année. Avant moi, dans ma famille, il y a eu plusieurs générations d’éleveurs. Pour eux, l’élevage, c’était la normalité. Le capitalisme, c’était la normalité. Je sais, c’est difficile à croire pour vous qui avez grandi dans un monde où l’humain ne mange plus de chair et où l’argent a cessé de mener la barque, mais moi, j’ai connu ce monde-là. J’y ai grandi.

Le végétalisme, à ma naissance, c’était le régime d’une minorité de gens que beaucoup, et surtout les puissants, voyaient ou comme des ennemis, ou comme des fous. Ou un peu des deux, d’ailleurs. Pire : les véganes, on disait qu’ils avaient un problème. Que leur souci du sort des vaches, des cochons, des poules, c’était de la sensiblerie. Il faut bien manger, disait-on.

C’est la nature. Le lion mange la gazelle.

Avant la Transition, il y a eu ici des centaines d’animaux. Mais pas ceux que l’on considère aujourd’hui comme des résidents, ou qui habitent les forêts alentour ; tous ceux-là disparaissaient peu à peu, sans que l’on s’en inquiète beaucoup. La plupart des animaux ici étaient ceux à qui on a donné le statut de concitoyens lors de la Transition, pour qu’ils soient protégés, et que plus jamais les humains ne les enferment, ne les brutalisent, ne les obligent à travailler avant de les abattre. Ici, on élevait des vaches pour avoir du lait, pour fabriquer du fromage. Elles devaient avoir des petits pour produire du lait, et il fallait tuer ces derniers pour pouvoir mettre en bouteille un maximum de ce lait. Quand les mères étaient épuisées, quoiqu’encore jeunes, on les tuait, et on les remplaçait. Cela, sur des générations. »

Des mines attristées, dégoûtées commençaient à poindre autour de Victor. Comme à chaque rencontre, il savait qu’il n’aurait pas le temps de tout dire, et s’en désolait d’avance. Il était aux yeux des élèves un témoin de l’Histoire, tout comme il y avait eu, après la Deuxième Guerre mondiale, des hommes et des femmes qui avaient aussi rencontré des classes et raconté les atrocités commises quelques décennies plus tôt. Lui, raconta ce dont il avait été témoin en tant que fils d’éleveurs et enfant d’une société carniste, avant de reprendre à son tour la ferme de ses parents.

« — Qu’est-ce que vous avez fait ? Vous avez aussi envoyé les animaux dans les abattoirs ? », demanda un élève.

L’absence de mots sur les lèvres de Victor répondit à sa place ; il sentit que les adolescents le regardaient bizarrement, et il lui fallut du courage pour continuer. Les deux années précédentes, lors de ces mêmes journées de la mémoire, on lui avait aussi posé la question de sa responsabilité dans le spécide, ce massacre massif d’espèces que l’Homme faisait naître pour les tuer. À chaque fois, il devait se forcer à garder son calme, à ne pas partir et renoncer à témoigner.

« — Vous savez, quand mes parents avaient une vingtaine d’années, on ne parlait presque que de malheurs. Pandémies, cyclones, attentats, disparition d’espèces, pauvreté, guerres, crises diverses… et même génocide. Ce n’était pas évident, pour eux, pour les gens qui se souciaient des autres, de justice, d’égalité. Le monde était devenu égoïste, à un point… Et il y avait une idée qui gangrénait de plus en plus les esprits : celle d’un effondrement inévitable. D’un grand cataclysme. Au fond, il était plus simple de se dire “eh bien voilà, c’est la fin du monde, et on ne pourra rien y changer, alors autant profiter un maximum de la vie”. Ça arrangeait surtout les élites, bien sûr. Mais heureusement, il y a toujours eu des gens pour résister à… oui, à la collapsologie, c’était nécessaire, urgent, parce qu’il fallait croire que tout n’était pas perdu, pour pouvoir agir. Ce qui pris de court les classes dominantes, c’est que l’espoir est devenu contagieux. C’est comme ça que les sociétés qu’on considérait comme marginales, des sociétés alternatives, ont pris plus d’ampleur.

Quand j’ai dû envoyer mes vaches à l’abattoir parce qu’elles n’étaient plus assez productives — excusez ce terme, mais c’est ainsi que l’on pensait —, ça a été très douloureux, pour moi. J’ai compris que je ne pouvais pas continuer ainsi. Le déclic, c’est Louisa qui l’a provoqué en moi. »

Victor mit sa main en visière, scruta les prairies où tombait le bleu encore légèrement grisâtre de l’horizon — l’air mettrait du temps avant d’être pur comme il l’avait été un jour, il y avait des siècles de cela. Il finit par repérer une silhouette pie, brun et blanc, et tendit le doigt vers elle.

« — Vous voyez, cette vache ? C’est l’arrière-petite-fille de Louisa. La première vache que j’ai refusé d’envoyer à l’abattoir. Quand j’ai décidé que Louisa, que j’aimais beaucoup, finirait ses jours ici, en paix, dans les lieux qui l’avaient vu naître, et sans plus jamais lui imposer une naissance puis l’enlèvement de sa progéniture, il a fallu que je trouve le moyen de garder la ferme, de m’en sortir financièrement.

C’était à la fin des années 2020. Des agriculteurs qui avaient renoncé à l’élevage, ça existait déjà, on en parlait assez peu mais quelques associations les aidaient. Je suis passé par l’une d’entre elles et, pendant des mois, on a élaboré un plan pour que je puisse vivre de mon travail à la ferme. J’ai pu cultiver davantage, et j’ai choisi de faire un sanctuaire. Comme j’ai gardé tous les animaux, le décor n’a pas vraiment changé, mais ailleurs, les anciennes étables sont parfois devenues des lieux où cultiver des champignons, des micropousses, ou d’autres plantes qui supportent bien l’intérieur. Ailleurs encore, des abattoirs ont été rénovés en bâtiments publics, en lieux de mémoire, voire en musées ; et les mégabassines de l’agriculture intensive sont devenues des étangs. L’imagination, ça peut vous sauver un monde. Il faut cultiver la créativité. Et ça, c’est Meredith qui me l’a appris.

Meredith, c’est elle qui m’a accompagné quand j’ai voulu passer au végétal et fonder un sanctuaire. Avec des amis, Mere rêvait quant à elle de construire une société alternative, et à force de la rencontrer à la ferme, j’ai décidé d’accueillir sa communauté ici, car ils ne savaient pas où s’établir. Ça a été une évidence. Elle était végane, comme ses amis, et je le suis devenu à mon tour. Les gens s’intéressaient de plus en plus à ces communautés : les puissants et les idiots s’en méfiaient, criaient au wokisme, clamaient que ces gens, éveillés, menaçaient leur existence, leur culture, quand bien même l’idée de ces communautés était avant tout de fonder des lieux de vie sereins, justes, égalitaires. Le wokisme, en somme, ça n’existait pas, c’était un mot-valise pour jurer qu’il y avait un « eux » et un « nous », et prétendre que ce « eux » mettait en péril ce « nous »… Bref, je m’égare.

La communauté qu’on a fondée à la ferme a grandi, grandi, grandi… Les gens apprenaient l’existence de ces petits mondes où l’on essayait de vivre, d’être heureux, dans le grand monde où l’on se contentait de survivre. Ils pouvaient venir, séjourner plusieurs jours, redécouvrir l’environnement, les êtres qui nous entourent, et y devenaient plus sensibles. Souvent, des visiteurs disaient “c’est fou, je n’imaginais pas qu’on pouvait vivre ainsi, en ayant si peu le souci de l’argent”. On expliquait alors que tout était pensé par d’autres prismes, qu’il y avait parmi nous des médecins, des vétérinaires, des artistes, des agriculteurs, des ingénieurs… De quoi a-t-on besoin, au fond, pour vivre correctement ? De nourriture et d’eau, de se vêtir, se soigner, d’avoir un toit. D’apprendre, de découvrir. On n’a besoin ni de viande, ni d’argent à profusion. Dans ces sociétés, on fonctionnait un peu par troc, par échange de services, de bons procédés. C’est de ces sociétés alternatives qu’est né le monde actuel. À force de grandir, elles ont atteint une sorte de seuil critique, et malgré toute la propagande déployée par les lobbies productivistes, notre mouvement est devenu inarrêtable. Et le modèle économique dominant, que l’on pensait inéluctable, s’est effondré de lui-même. »

Diego, toujours aux côtés de Victor, aboya au passage d’une mésange qui l’avait frôlé, et l’homme se mit à expliquer les enjeux et le grand chamboulement de la Transition. Avec la réussite des transitions agricoles, peu à peu, la production de viande s’était raréfiée, jusqu’à être considérée comme une pratique d’un autre temps. La fin du carnisme avait contribué à ralentir la crise climatique, et avait aussi permis de nourrir bien plus de personnes, en employant moins de terres, moins d’eau... On avait pris en charge celles et ceux qui avaient perdu leur emploi, les salariés qui n’avaient pas de ferme à reconvertir, et cela avait mené ensuite à une refonte globale du système du travail, pour l’ensemble de la population. On avait instauré une sorte de salaire universel, et aboli pour de bon les privilèges, les richesses extrêmes. La reconnaissance de l’écocide avait sonné le glas du capitalisme, du système extractiviste, et finalement chaque changement avait ouvert sur un autre : la façon d’éduquer les enfants, de cultiver, de faire de la politique… La qualité de vie s’était améliorée, on avait eu le temps de penser à nouveau, et on avait décidé d’attribuer aux animaux de nouveaux statuts pour créer la zoopolis. Certes, cela avait pris des années, il y avait eu une période difficile, où on tâtonnait ; mais cinquante ans plus t**d, l’équilibre était bien là.

Victor désormais aurait voulu que la rencontre avec cette classe dure encore des jours, pour tout raconter, toutefois l’enseignant à ses côtés commençait à lui faire de petits signes, l’air de dire “on leur a promis une visite des lieux, il faut y aller” !

« — Bon, j’espère ne pas avoir été trop bavard jusqu’ici — plusieurs secouèrent la tête, à son soulagement —, je vous propose d’entamer la visite, et de poursuivre en chemin. »
Il posa ses mains sur le sol, tenta une première fois de se remettre debout.

« — Ce n’est plus de mon âge, de m’asseoir dans l’herbe… »

Des mains aussitôt l’agrippèrent, tandis que certains s’étaient empressés de rejoindre le chemin de terre qui menait aux prairies où paissaient les animaux, aux champs où les bénévoles de la semaine veillaient sur les récoltes à venir, et vers l’étable-sanctuaire. Victor marcha un peu à l’arrière, admirant l’entrain de cette génération qui, elle, n’avait jamais douté de son animalité, n’en avait jamais éprouvé la moindre honte, et qui au contraire avait hâte de rendre visite à ceux que lui continuait d’appeler ses rescapés, en hommage à leurs ancêtres. Diego marchait à ses côtés, ralentissant l’allure pour adopter le rythme du vieil homme, fourrant son museau au creux de sa main comme pour l’encourager.

Victor surprit quelques mots de la conversation que tenaient de jeunes élèves, devant lui.

« — Quand je pense qu’il y a encore des gens qui mangent des animaux…
— Berk, ça me dégoute.
— Comment on peut faire ça ? Ils vivent à quelle époque, eux ?
— Ce sont des cannibales.
— Heureusement qu’ils ne sont pas nombreux. J’ai vu un reportage sur les sectes carnistes, l’autre jour. Il paraît qu’il y en a de moins en moins dans le pays, mais quand même, c’est fou… Et les enfants, oh, ça me faisait mal au cœur ! Ils ne se rendaient même pas compte qu’ils mangeaient des corps qui ont vécu, senti, pensé… »

Juste avant d’atteindre la petite vache pie, que Victor avait à son tour baptisée Louisa, les mêmes élèves se retournèrent soudain vers lui, et l’un s’exclama, presque amusé :

« — Mais alors, monsieur, c’était vous la secte, avant la Transition ! »

Il ne put s’empêcher de rire, cependant les adolescents avaient raison. Cela avait été lui, le sectaire, le fanatique. Depuis longtemps, ce n’était plus le cas. On ne reprochait plus à quiconque son empathie, et on s’était rendu compte, enfin, après des siècles, qu’une opinion qui menait à une oppression n’était pas une opinion, mais une injustice.

En voyant Victor entrer dans la prairie, plusieurs animaux vinrent à sa rencontre. Une élève qui n’avait, semblait-il, pas osé poser de question durant la rencontre, s’approcha finalement de l’homme.

« — Monsieur, chuchota-t-elle, c’était une blague, n’est-ce pas, quand vous avez dit que les gens, eh bien, ils disaient les lions mangent les gazelles ? Je sais bien qu’il y a des animaux carnivores, mais les gens n’ont pas pu penser, je veux dire, vraiment penser, que les humains devaient manger de la chair, sous prétexte que les lions le font ? Vous disiez ça pour rire, n’est-ce pas, monsieur ? »

https://reporterre.net/Comment-les-animaux-ont-remodele-le-monde-une-fiction-futuriste-et-antispeciste

Photo © Helkarava / Reporterre

📚 Voter, moi ? Jamais !
02/11/2025

📚 Voter, moi ? Jamais !

★ Ⓐ "Voter, moi ? Jamais !" Un EXCELLENT livre !

" Depuis la nuit des temps démocratiques, l’abstentionniste est une cible parfaite, un fauteur de trouble par défaut, un coupable idéal quand crise politique il y a. Ne pas voter serait un crime ; il est aujourd’hui un délit dans certains pays. Ne pas voter vous interdirait alors tout droit à l’expression politique. Rien n’est moins faux.
Depuis la nuit des temps anarchistes, nombre de compagnons ont refusé de se soumettre au primat coercitif de la majorité et d’aller dans le sens de ce bétail électoral qui va céder sa souveraineté au divin élu. « Ni Dieu, ni César, ni tribun » disait l’un ; surtout pas de « servitude volontaire » avançait l’autre.
D’octave Mirbeau à Sébastien Faure en passant par Reclus, Louise Michel, Pouget, Libertad et tant d’autres, La Pigne a recueilli tout un argumentaire politique et historique visant à faire de la démocratie représentative un leurre et du vote une insupportable abdication.
Oui, citoyen-électeur, le criminel c’est toi !
Et, pour un peu, ces textes incisifs et corrosifs, ancrés dans leur temps, celui de la Troisième République triomphante, s’avèreraient même être d’une brûlante actualité. Voter, moi ? Jamais !... "

▶️ via les Editions de la Pigne

▶️ https://lapigne.org/livres/voter-moi-jamais/

🛑 ATTENTION à ce candidat SORTI DE NULLE PART, mais bien ancré à l’EXTRÊME-DROITE 🖐️La Roche-sur-Yon mérite mieux que de...
02/11/2025

🛑 ATTENTION à ce candidat SORTI DE NULLE PART, mais bien ancré à l’EXTRÊME-DROITE 🖐️

La Roche-sur-Yon mérite mieux que des figures recyclées de la vieille droite radicale.
Freddy Roy, nouveau prétendant aux municipales 2026, veut exister politiquement en flattant les peurs et les fantasmes identitaires.

À 71 ans, il cherche à briller dans un rôle qu’il ne s’est jamais vu confier : celui d’homme providentiel.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : derrière le vernis “gaulliste” et les airs de professeur respectable, se cache la même rhétorique réactionnaire, antiféministe et nationaliste que chez les ami·es du RN.

💡 En 2026, pas de place pour la haine ni pour les imposteurs en quête de lumière.

➡️ Renvoyons-le dans l’anonymat d’où il n’aurait jamais dû sortir.

Appel à bénévoles
02/11/2025

Appel à bénévoles

JOURNÉES ANTIMILITARISTES : 10 ET 11 NOVEMBRELa Fédération Anarchiste organise un événement antimilitariste sur la Roche...
01/11/2025

JOURNÉES ANTIMILITARISTES : 10 ET 11 NOVEMBRE

La Fédération Anarchiste organise un événement antimilitariste sur la Roche sur Yon en coopération avec Solidaires 85, la Libre Pensée 85 et le Mouvement pour la Paix.

💥 10 NOVEMBRE 2025

18h – Introduction et campagne antimilitariste de la FA
19h30 – Projection du film « Nous sommes des champs de bataille » – débat sur l’économie de guerre
21h – Repas à prix libre

📍 A la bourse du travail de la Roche sur Yon – Entrée à prix libre

💥 11 NOVEMBRE 2025

12h – Rassemblement pour la réhabilitation des fusillés de guerre, à l’initiative de la Libre Pensée 85 et du Mouvement pour la Paix
13h – Repas à prix libre / pique-nique militant
14h – Manifestation pacifiste et antimilitariste

📍 Place Simone Veil à la Roche sur Yon

16h – Tables de presses antimilitaristes
16h30 – Causerie sur la militarisation de l’école et de la société
18h – Concert avec Les Fanfarons

📍 A la bourse du travail de la Roche sur Yon – Entrée à prix libre

🛑 NON AU SURF PARK 🖐️
01/11/2025

🛑 NON AU SURF PARK 🖐️

Ça bouge à AC de Vagues grâce à la forte mobilisation autour de la mise en œuvre des idées exprimées lors de notre réunion de fin septembre. Un grand merci à chacune et chacun pour tout cet investissement qui porte déjà ses fruits !
Une nouvelle réunion d'adhérents est programmée pour faire le point sur les actions en cours et préparer la suite ; notez-bien dans vos agendas la date prévue 👇

Mercredi 5 novembre à 19h00
salle des Halles à Talmont Saint Hilaire

Une part importante de la réunion du 5 novembre sera consacrée à la préparation de notre manifestation
👇
Le dimanche 9 novembre à 10h30
Parking du Payré à Talmont Saint Hilaire

Cette manifestation reflétera notre dynamisme, notre motivation, notre créativité, notre bonne humeur ... 😉
Si vous estimez notre cause juste, rejoignez nous !

Depuis quelques jours, les adhésions à AC de Vagues sont accessibles via la plateforme Hello Asso :https://www.helloasso.com/associations/ac-de-vagues/adhesions/bulletin-d-adhesion

Au plaisir de nous retrouver pour continuer nos actions et atteindre notre objectif commun !

31/10/2025

📌 [AGIR ENSEMBLE] : Ciné-débat 🧡

La commune vous invite à la projection du film “Jamais plus” de Justin BALDONI suivie d’un échange avec le Cidff Vendée, France Victimes 85 et Solidarité Femmes 85 autour de la lutte contre les violences faites aux femmes.

📅 Lundi 3 novembre à 20h
📍 La Martelle
👉 Gratuit / Ouvert à tous

Ce moment d’échange s’inscrit dans le cadre du contrat local contre les violences sexistes et sexuelles, signé fin 2019 entre plusieurs partenaires :
🤝 Préfecture de la Vendée
🤝 Mairie du Poiré-sur-Vie
🤝 CCAS du Poiré-sur-Vie
🤝 Tribunal de grande instance de La Roche-sur-Yon
🤝 Département de la Vendée
🤝 Éducation nationale
🤝 CIDFF Vendée
🤝 Solidarité Femmes 85
🤝 France Victimes 85
🤝 Vendée Habitat
🤝 Centre Hospitalier Départemental Vendée

Adresse

La Roche-sur-Yon

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