Piste - éducation en environnement

Piste - éducation en environnement Piste initie et réalise des projets d’éducation en environnement et de médiation scientifique accessibles à tous, partout et à tout moment.

On peut nommer "Naturaliste", l'expert·e en sciences naturelles qui peut nommer le vivant avec précision par exemple. On...
22/05/2026

On peut nommer "Naturaliste", l'expert·e en sciences naturelles qui peut nommer le vivant avec précision par exemple. On peut aussi envisager le terme comme celui ou celle qui s'intéresse, qui observe et se questionne sur le vivant qui l'entoure.

Ce merle noir mâle m'a surpris en asticotant ce lézard des murailles. Dans un jardin, j'observe du coin de l'oeil un mouvement suspect, une proie plus grosse que celles que j'ai l'habitude de voir dans le bec de ce beau chanteur.

Un ami naturaliste me pose une question, le lézard était-il vivant ou avait-il été ratiboisé par la tondeuse. Je ne pourrais pas répondre à cette question avec certitude mais je sais que le lézard était encore vivant (blessé ?). Il se débattait désespérément.

Le merle jetait de part et d'autre le lézard et le frappait au sol pour l'achever comme un Martin-pecheur le ferait avec son poisson.

Dans la littérature, on lit que de petits vertébrés peuvent constituer le repas du merle mais ce lézard était costaud. Le régime alimentaire devient plus carnivore en saison de reproduction lit-on aussi.

En tout cas, le ou la propriétaire du jardin n'était pas le plus grand·e des naturalistes pour simplifier autant sa pelouse. Même si un merle novateur était venu animer le parterre, il faut bien avouer qu'il ne passait pas grand chose d'autre dans cette herbe rase.

Soyez faignant, ne tondez pas. (Guillaume Meurice)

Source : Fiche espèce de la LPO
https://www.lpo.fr/decouvrir-la-nature/fiches-especes/fiches-especes/oiseaux/merle-noir

Pas de long texte aujourd'hui, juste une illustration des ambiances marocaines : textures, lumières et lien avec le viva...
17/05/2026

Pas de long texte aujourd'hui, juste une illustration des ambiances marocaines : textures, lumières et lien avec le vivant.
Quelques images pour clore le chapitre et revenir au Vercors.

Que le vent souffle le sable et il ne restera que les pierres.Un paysage façonné par le vent où chaque roche porte les c...
15/05/2026

Que le vent souffle le sable et il ne restera que les pierres.

Un paysage façonné par le vent où chaque roche porte les cicatrices des passages du sable, où chaque plante tient tête au slamino.

Le reg, désert de cailloux, connait l'érosion par le vent et non par les eaux, bien que certains galets aient été d'abord travaillés par des fleuves aujourd'hui fossiles.
Mais une autre érosion, invisible, est à l'œuvre. La journée les températures chaudes dilatent les roches et le froid des nuits désertiques les rétractent. La roche s'émiette. Le vent nettoie sans qu'aucune végétation ne retienne les fragments.
Ces processus font partie de la météorisation, l'altération mécanique, physico-chimique et biologique des roches.

Ces déserts sont une mine d'informations scientifiques, de l'archéologie à la géologie, de la paléontologie à la climatologie mais l'information est éphémère.

Et en écologie on trouve des espèces par milliers avec ici :
1. Tropicolotes algericus, Gecko des sables algérien
2. 3. Traquet du désert
4. Dromadaire
5. Fauvette melanocéphale
7. Bruant du Sahara
8. Moineaux domestiques
10. 11. Coléoptère
12. Ammomane isabelline

Source : *COQUE, Roger, 1993, Géomorphologie, Armand Colin


Je sais que les images ne nous atteignent pas autant qu'il fût un temps. Pourtant chacun de ces clichés est un souvenir....
11/05/2026

Je sais que les images ne nous atteignent pas autant qu'il fût un temps. Pourtant chacun de ces clichés est un souvenir. Ils illustrent un écosystème particulier, le désert de sable ou l'erg.

La région de Merzouga est caracterisée par des dunes de sables au milieu de steppes de cailloux tout aussi désertiques.
Les précipitations sont inférieures à 50 mm par an et la faune y est particulière.

Selon l'échelle de Gaussen et Bagnouls la région est hyper aride avec un indicateur autour de 350, c'est à dire 350 jours par an où il ne peut pas pleuvoir.

Il existe 5 grands types de déserts.

Les déserts zonaux où les anticyclones repoussent toutes les précipitations comme ici au Sahara, au Kalahari ou au Chihuahua.

Les déserts continentaux où les précipitations n'atteignent pas la zone car l'air s'est asséché au fil de la distance qui sépare le désert continental des océans. C'est le cas du Karakoum au Turkménistan ou du Kubuqi en Chine.

Les déserts d'abri caracterisés par des montagnes qui bloquent les précipitations et qui n'atteignent pas la zone désertique. On peut citer la sierra Nevada en Espagne.

Les déserts littoraux se crée du fait des courants océaniques froids, ils empêchent les masses d'air de s'élever et donc leur condensation et finalement les précipitations.
Dans ces déserts, le brouillard est fréquent comme dans l'Atacama au Chili ou sur la côte atlantique africaine.

Enfin les déserts polaires, comme l'Arctique et l'Antarctique, sont aussi arides que des zones de déserts chauds. Le froid intense empêche les précipitations et rend l'eau solide et donc indisponible pour le vivant.

Corbeau brun - Corvus ruficolis - Brown-necked Raven
Coléoptère sp.
Moineau blanc - Passer simplex - Desert Sparrow (houspillé par un moineau domestique)



Source : Victoria Briand et Mael Crepy - site du MNHN - Qu'est ce qu'un desert ?
https://www.mnhn.fr/fr/qu-est-ce-qu-un-desert

Ce ne sont pas des lézards verts. Je vous présente le lézard à deux raies, ou Lacerta bilineata. Décrite comme une espèc...
04/05/2026

Ce ne sont pas des lézards verts. Je vous présente le lézard à deux raies, ou Lacerta bilineata. Décrite comme une espèce à part entière puis déclassée en sous espèce, une étude génétique a permis de différencier deux espèces : le lézard vert ou Lacerta viridis, à l'est de l'Europe et le lézard à deux raies a l'ouest.

Ici nous avons 3 photos d'un mâle et une d'une femelle. On voit le mâle bien parasité par des tiques quand la femelle est en pleine mue !
La mue peut être une stratégie pour limiter la présence de parasites et il est commun de trouver des petits morceaux de peau sous les pierres.

Comme des mollusques, des insectes, des crustacés, des amphibiens, des araignées, ou même des micro mammifères, les reptiles peuvent parfois avoir recours à l'autotomie. C'est un réflexe nerveux qui sépare un membre ou la queue du corps pour faire diversion et faciliter la fuite face à un prédateur. L'appendice perdu repousse mais pas à l'identique et de moins en moins bien au fil des autotomies.

Cette auto-mutilation réflexe ne doit pas être confondue avec l'autospasie qui est le fait de perdre un membre sous l'action d'un prédateur (morsures, saisie, etc.). Ce phénomène analogue occasionne une perte de sang ou d'hemolymphe plus importante quand l'autotomie,elle, est accompagnée de la constriction des vaisseaux.

Source : • "Autotomie : définition et explications" :  https://www.aquaportail.com/dictionnaire/definition/3114/autotomie
• Amann, Rykena, Joger, Nettmann, Veith, 1997 : Zur artlichen Trennung von Lacerta bilineata Daudin, 1802 und L. viridis (Laurenti, 1768). Salamandra, vol. 33, no 4, p. 255-268.

Lézards à deux raies mâle et femelle - Lacerta bilineata - Western green lizard

Voici une espèce en danger. À l’échelle nationale les vipères ont la vie dure. Nos 4 espèces sont aussi méconnues que cr...
26/04/2026

Voici une espèce en danger. À l’échelle nationale les vipères ont la vie dure. Nos 4 espèces sont aussi méconnues que craintes et leurs populations ne sont pas en grande forme.
Les vipères ont subi des persécutions, des destructions et de grands plans de politiques publiques d'éradication au 19e et au 20e siècle.

On peut prendre comme exemple les primes de 25 centimes de franc la tête de vipère payées en mairie dans les Deux-Sèvres en 1863. 21 000 vipères seront tuées la première année. Imaginez les purges au niveau nationale qui ont eu cours pendant un siècle.

Il faudra attendre 2021 pour que la vipère aspic et la vipère péliade soient intégralement protégées.

Pour évaluer la dynamique des populations et protéger activement les vipères de France, il y a un plan national d'action en faveur de ces beaux reptiles depuis 2025.

Ce petit vipéreau de vipère aspic était tranquillement installé sur un matelas de feuilles de hêtre. En pleine course d'orientation, j’arrive à l’apercevoir et heureusement j'avais emporté un vieux boîtier et un vieil objo dans le sac à dos.

Vipère aspic - Vipera aspis - Aspic viper

Source :
Kouyoumdjian, L. & Kotwica, G. (coord.). 2025 – Plan national d’actions en faveur des « Vipères
de France hexagonale ». Société herpétologique de France – DREAL Hauts-de-France – Ministère
de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche. 96p

Son envergure est souvent vantée, son dernier vol drômois documenté, à coup de fusil, était à Nyons en 1840.Mais depuis ...
12/04/2026

Son envergure est souvent vantée, son dernier vol drômois documenté, à coup de fusil, était à Nyons en 1840.
Mais depuis 1992 dans les Causses, 2004 dans les Baronnies et 2005 dans le Verdon, des réintroductions ont recréé un noyau de population. Ce vautour aux moeurs plus solitaires que son cousin le Vautour fauve nous surprend parfois par un vol plané glissé proche de nous.

Je lis dans la littérature qu'il affectionne, on le sait, les tissus plus coriaces des charognes que le Fauve mais aussi que les oreilles des ongulés sont souvent consommées.

Vautour moine - Aegypius monachus - Cinereous Vulture

Source : • Site de la Dreal Aura https://www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr/le-vautour-moine-en-bref-a21669.html

Renard : nom masculin, espèce persécutée pour protéger les Lièvres, cailles et autres faisans d'élevage lachés en nature...
10/04/2026

Renard : nom masculin, espèce persécutée pour protéger les Lièvres, cailles et autres faisans d'élevage lachés en nature. 600 000 renards abattus par an pour un résultat coûteux et inutile.

Une étude s'est penchée sur le coût des dommages aux élevages et aux cultures de la part des renards, des mustelidés (fouine, etc.) et des corvidés (geais, corneilles, corbeau, ...) pour estimer entre 8 et 23 millions d'euros de préjudice par an. Le contrôle par solution létale est inefficace et inutile (n'infflue pas sur la population ou les dégâts) et coûte entre 100 et 123 millions d'euros par an. C'est en fait un loisir de piéger et de chasser des animaux sous couvert d'intérêt général obscur.

L'absence de renard permet la prolifération de micromammiferes, de tiques et de la maladie de Lyme. L'étude n'a pas estimé ces conséquences indirectes du tir des renards et autres petits prédateurs.
L'étude de n'a pas non plus pu estimer l'impact du dérangement des habitats par l'action de chasse 10 mois sur 12, les erreurs de piégeage.

Il existe des endroits où les renards vivent cachés et heureux, en alliance avec des agriculteurs, des promeneurs et des naturalistes.

Source : Frédéric Jiguet, Aïssa Morin, Héloïse Courtines, Alexandre Robert, Benoit Fontaine, Harold Levrel, Karine Princé, Ecological and economic assessments of native vertebrate pest control in France, Biological Conservation, Volume 316, 2026, 111719, ISSN 0006-3207.

Renard roux - Vulpes vulpes - Red fox

Il y a tant à dire sur un rongeur dont j'ignorais l'existence avant de le voir : le Goundi du Sahara. Les anecdotes ne m...
08/04/2026

Il y a tant à dire sur un rongeur dont j'ignorais l'existence avant de le voir : le Goundi du Sahara.

Les anecdotes ne manque pas à propos de cet animal atypique. En plus, il contrevient aux règles que nous répétons souvent en matière d'écologie du désert, "de longues extrémités pour dissiper la chaleur" on avait dit. Il n'a pas écouté.

Mais bon il peut se le permettre quand on sait qu'il peut rester 8h d'affilié sous un soleil de plomb à 42°c sur un rocher a 39°c. Toi tu fais ça, tu es en hyperthermie, tu as des dommages à tes organes et ton cerveau et tu es entre la vie et la mort. Pas lui, pas le goundi.

Il tape du pied et siffle (crie) pour donner l'alarme.

Autre petite info croustillante à destination des parents ou des personnes avec une actualité de reproduction, c'est chez le goundique la toxoplasmose, parasite dangereux pour les embryons, a été décrite, d'où son nom latin : Toxoplasma gondii.

Goundi du Sahara - Ctenodactylus vali - Val's Gundi

Source :
• GOUAT P., 1991a - Adaptation comportementale à la température chez trois espèces de Cténodactylidés sahariens. In: Le Rongeur et l’espace (eds M. Le Berre & L. Le Guelte). R. Chabaud, Paris, pp. 79–89.
• Site du Geoparc Jbel Bani
https://geoparcjbelbani.com/

Lors d'une prospection paleontologique, ce grand-duc a été dérangé. Sans le savoir, j'avais pris une photo de son refuge...
05/04/2026

Lors d'une prospection paleontologique, ce grand-duc a été dérangé. Sans le savoir, j'avais pris une photo de son refuge diurne et du hibou avec un peu plus tôt (photo 6).

Du coin de l'œil je repère un oiseau en vol qui se perche face à moi alors que je photographie des Goundis se prélassant sur les rochers. Ces grosses souris du désert poussent alors des sifflements d'alarme. Peu farouche, le Grand-duc reste posé là avant d'entamer une marche dans la falaise et de se glisser dans un trou (photo 7). Paul et moi ne tardons pas à comprendre qu'il s'est envolé d'une centaine de mètres avant de trouver refuge et tranquillité.
Cela nous rappelle que nous dérangeons à chaque sortie en nature, qu'il est bon d'aller dehors en conscience et d'apprendre de nos maladresses.

Nous avons pu documenter sa présence et pour les prochaines prospections nous serons attentifs à ne pas nous rapprocher des cavernes et autres trous pour préserver la tranquillité de la faune. En effet de nombreuses espèces nocturnes utilisent des refuges diurnes (renards, chats, hérissons, grand-ducs, etc.)

Ce Grand-duc du désert nommé le Grand-duc ascalaphe est plus petit que celui d'Europe avec quelques différence de teinte et de plumage. Les aigrettes sont plus courtes.

Leur régime alimentaire est constitué en moyenne dans cette zone du Maroc de 69 % de mammifères, de 21 % d'arthropodes, 7 % de reptiles et de 3 % d'oiseaux.

Une étude a analysé les débris de repas et les pelotes de réjection de Bubo ascalaphus identifiant 458 proies.

La zone de collecte du matériel est analogue à celle que j'ai pu fréquenté avec quelques différences tout de même.

Grand-duc ascalaphe - Bubo ascalaphus - Pharahoh Eagle-owl

Source : Kayser, Y. ; Bergier, P. ; Durand, E. ; Bousadik, H. ; Qninba, A. & Thévenot, M. 2023. Analyses du régime alimentaire du Grandduc ascalaphe dans le sud de l’Oued Ad Deheb. Éléments d’Ornithologie Marocaine : eom23021. 10 pp.

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La Chapelle-en-Vercors

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