17/06/2026
DOSSIER EMRYS LA CARTE : LA NAISSANCE DES "CHRONIQUES EMRYSSIENNES"
Face au déficit chronique d’informations issues de la coopérative EMRYS LA CARTE, le Réseau Anti-Arnaques a décidé de combler cette lacune par ses informations, analyses, conseils, dénonciations et « coups de gu**le ».
Ce numéro marque la naissance de notre newsletter « Chroniques emryssiennes » qui a pour vocation de diffuser une information indépendante et complète. N’hésitez pas à partager autour de vous. Sa périodicité et sa longévité seront directement liées à l’actualité de l’épais dossier EMRYS.
Hasard du calendrier, aujourd’hui même le Réseau Anti-Arnaques accueille son 13000 ème follower.
N°1 – Les verbatims de Wilfried RIVIERE
En date du 15 juin 2026 Wilfried RIVIERE, Président d’EMRYS LA CARTE, a souhaité effectuer un point d’actualité.
Surnommé Monsieur TOUTVABIEN en interne, le dirigeant sait parfaitement manipuler les formulations et présenter sa vérité. Les verbatims WR constituent un cas d’école.
Séquence compassion : « Notre chère coopérative va sur la voie de la liquidation »
L’adjectif « cher » permet d’injecter une belle dose d’émotion ! Le Président ne manque pas de rappeler les deux pépites d’EMRYS : son fichier clients et son plan de fidélité. Tout repreneur potentiel est logiquement intéressé par ces pépites et nous pouvons imaginer qu’il a connaissance de leur valeur dans le bilan comptable.
Séquence boucs émissaires : incendie, impôts, contentieux fournisseurs.
L’endettement colossal est la conséquence de trois évènements, selon Wilfried RIVIERE, éleveur de boucs émissaires : l’incendie (un sinistre qui, à notre sens, reste toujours mystérieux), 500 000 € à récupérer sur une enseigne (en fait, une discrète fin du partenariat EDEL-LECLERC au 1er juillet 2020) et 200 000 € de frais perçus par une banque (ANYTIME en 2022/2023), et des services fiscaux qui ne comprennent pas le modèle économique d’EMRYS
Séquence dévalorisation de la masse salariale : dans le panier du repreneur.
Wilfried RIVERE précise que le repreneur va « récupérer » les salariés. Ce verbe paraît aussi incongru qu’irrespectueux pour les membres du personnel.
Séquence rescrit fiscal : comment traduire les exigences de l’Administration fiscale ?
Le Président actuel a bien pour mission de traduire les exigences des services fiscaux qui qualifient le modèle économique EMRYS d’opaque. Les déboires fiscaux datent quand même du printemps 2020 et ont abouti à une proposition de redressement en décembre 2024. Pourquoi cette explication de textes n’a - t - t’elle pas été réalisée-plus tôt? Six ans plus t**d, rien n’a été fait !
Rappelons qu’un rescrit fiscal est une réponse de l’Administration à des questions portant sur l’interprétation d’un texte fiscal. »
Insistons aussi sur le fait que les services fiscaux de Savoie n’ont pas été « dessaisis » au profit de la hiérarchie départementale, régionale, voire nationale, comme l’affirme le Président. Le cheminement des dossiers, a fortiori lorsqu’ils présentent un caractère complexe, suit cette logique. Le choix du verbe « dessaisir » n’est pas anodin car il sous-entend une sanction hiérarchique, ce qui n’est pas le cas.
Séquence responsable mais pas coupable : une avalanche d’affirmations qui peine à convaincre.
Le best of :
- « Je n’ai pas à me sentir coupable»
- « Je n’ai jamais profité d’EMRYS »
- « Je me considère très propre dans cette histoire, et je le serai jusqu’au bout »
- « Vous pouvez compter sur moi jusqu’au bout »
- « Je suis là pour que la reprise réussisse »
Le Réseau Anti-Arnaques suggère d’apporter un éclairage présidentiel sur la destination bancaire et l’utilisation des fonds de la cagnotte « incendie » chez LEETCHI, et sur les mouvements financiers non négligeables effectués en faveur de la structure tunisienne. L’usage du CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi) mériterait également d’être contrôlé. Et n’oublions pas la belle épine des comptes de l’exercice 2025 qui n’ont pas été validés par l’Assemblée Générale…
Rendez-vous aux toutes prochaines « Chroniques emryssiennes » dont la publication sera fonction de l’actualité.