Paris nous pompe

Paris nous pompe Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Paris nous pompe, Organisation non gouvernementale (ONG), Lézardrieux.

Cette page Facebook s'attache à relayer et à commenter les articles de la presse francophone (belge, suisse, québecoise et bien-sur hexagonale) qui démontrent la pertinence du propos, au grand dam des gardiens patentés de la révolution jacobine.

Point de vue à partager pour lancer un débat.
01/03/2026

Point de vue à partager pour lancer un débat.

Ce billet propose un point de vue breton inédit, à partager largement pour cette raison, merci !

Pomper, nommer, stabiliser : pendant que tout change en surface alors que la politique s’agite, les institutions se verrouillent. L’État consolide ses fondations.

Derrière les nominations récentes, c’est déjà l’après qui se prépare… vu de Bretagne, la question ne doit pas seulement être qui gouverne, mais où se décide réellement le pouvoir. Paris l’organise encore de trop près et à son profit exclusif dans une démarche opaque encore trop peu interrogée.

NOMINATIONS : LE TEMPS LONG DE L’ÉTAT

Bien sûr, la vice-présidence du Conseil d’État n’a pas encore été renouvelée. Mais la fonction elle-même illustre une réalité souvent oubliée : seulement onze vice-présidents se sont succédés depuis 1944. Cette stabilité exceptionnelle rappelle que certaines institutions de la République s’inscrivent dans un temps long, bien au-delà des alternances politiques.

La séquence actuelle de nominations — Conseil constitutionnel, Cour des comptes, Banque de France — doit être lue à cette aune. Elles ne relèvent pas uniquement d’une stratégie partisane immédiate. Elles participent d’un mouvement plus profond : organiser la continuité de l’État alors que le cycle politique devient incertain.

Au Conseil constitutionnel, la durée des mandats verrouille pour près d’une décennie l’interprétation des lois. À la Cour des comptes, l’autorité budgétaire s’est progressivement transformée en référence doctrinale, définissant ce qui apparaît “raisonnable” ou non dans le débat public. À la Banque de France, le calendrier des nominations inscrit les choix monétaires européens dans un horizon dépassant largement l’échéance électorale suivante.

Le Conseil d’État, lui, agit plus silencieusement. Sans mandat fixe pour son vice-président, l’institution repose sur une continuité administrative et culturelle qui stabilise la production normative avant même qu’elle n’entre dans l’arène politique. C’est souvent là que se joue la véritable inertie du système.

Faut-il s’en étonner ? Pas vraiment. Dans les périodes de transition, les appareils d’État cherchent à préserver leurs institutions de contrôle vitales. Mais cette logique pose une question essentielle pour nos petites nations : comment peser lorsque les marges de décision se déplacent vers des institutions peu visibles et peu soumises au rythme électoral ?

En Bretagne dans les prochains mois, le débat ne pourra pas se réduire à un rudimentaire choix partisan — ni à la préservation de positions acquises. Les avancées réelles supposent aussi une prise de risque électoral et stratégique.

Car l’enjeu dépasse la conjoncture : il concerne la capacité des “régions” à exister politiquement dans une architecture institutionnelle conçue pour centraliser la continuité du pouvoir.

Pour les bretons, l’enjeu n’est pas seulement de commenter les nominations. Il est d’interroger le modèle d’État qu’elles dessinent : une République qui se stabilise par ses institutions centrales, alors même que les aspirations démocratiques des bretons évoluent graduellement vers une ambition d’institutions fédérales.

Pour accéder à nos plus récentes productions
https://blog.bretagne-majeure.bzh
Pour trouver les informations pérennes sur Bretagne majeure
https://bretagne-majeure.bzh

🔧 📦  Me m’eus c’hoant ma moneiz en-droDette publique : ce que révèle réellement l’écart Euskadi – Bretagne      Un indic...
09/02/2026

🔧 📦 Me m’eus c’hoant ma moneiz en-dro

Dette publique : ce que révèle réellement l’écart Euskadi – Bretagne

Un indicateur résume à lui seul la différence entre les modèles d’organisation territoriale : la dette publique par habitant.

​ Dans l’Hexagone, elle se situe aujourd’hui à 50 525 € par habitant (T3 2025). En Euskadi, à la même période, elle “culmine” à 4 958 € par habitant. L’écart atteint donc un rapport de un à dix.

​ Cette différence ne peut s’expliquer par la richesse initiale du territoire basque. En 1979, le pays sortait d’une crise industrielle majeure (tel une Lorraine hispanique) et d’un demi-siècle de dictature. En fait, elle résulte d’une architecture institutionnelle radicalement différente.

​ En Euskadi, 100 % des impôts, taxes et prélèvements obligatoires sont perçus localement. Les institutions territoriales basques (fédérales au niveau “infra-régional”) financent ensuite leurs politiques publiques avant de reverser à l’État espagnol une contribution renégociable tous les 5 ans de l’ordre de 7 %. La responsabilité fiscale et la responsabilité politique reposent donc sur les mêmes acteurs.

​ Dans le système français, la logique est inversée : les produits fiscaux sont pompés d’abord vers l’État central avant d’être “redistribués” aux “territoires”. Les collectivités assument ensuite des compétences croissantes avec des moyens largement déterminés ailleurs et aujourd’hui diminuées. Ce décalage affaiblit la lisibilité budgétaire, dilue la responsabilité politique et sape le rendement de l’impôt (cf rapport Ravignon 2024).

​ L’écart de dette entre les deux systèmes n’est donc pas seulement économique. Il reflète deux conceptions de l’action publique : l’une fondée sur la proximité décisionnelle et la transparence fiscale, l’autre sur la centralisation des ressources, l’opacité de la répartition et la dispersion des responsabilités.

A DIFFUSER SANS MODERATION

Sources :

En Euskadi
• Au troisième trimestre 2025, le montant de la dette publique s’élevait à 4 985 € / habitant
https://fr.countryeconomy.com/gouvernement/dette/espagne-communautes-autonomes/pays-basque

Dans l’Hexagone
• Au troisième trimestre 2025, le montant de la dette publique s’élevait à 50 552 € / habitant
https://fr.countryeconomy.com/gouvernement/dette/france

Rapport Ravignon
Coûts des normes et de l’enchevêtrement des compétences
Boris Ravignon
https://presse.economie.gouv.fr/rapport-de-boris-ravignon-sur-le-cout-du-millefeuille-administratif/
https://www.info.gouv.fr/upload/media/content/0001/10/94c0e2e400ccd5401cdac08eb2e409b31d1ce6b1.pdf

Le résumé opérationnel est concentré dans le Tableau 10 du document pdf initial : Coût des enchevêtrements par compétence, vecteur de coût et acteur territorial (en €)

on trouve un fichier au format Calc ici : https://bretagne-majeure.bzh/pellgargan/stadegou/016_E_Ravignon_T10.xlsx



Adresse

Lézardrieux
22740

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Paris nous pompe publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à Paris nous pompe:

Partager