L'envers des pentes

L'envers des pentes Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de L'envers des pentes, Grenoble.

L'envers des pentes
- Projets artistiques, culturels et pluridisciplinaires inscrits dans les territoires de montagne.
- Programme de Résidences d'Artistes en refuges
- Éditions, expositions, rencontres, ateliers

✨ Résidence d'artiste n°5 ✨JEUDI, nous accompagnerons Lucie Malbéqui, Camille Orlandini et Laura Pardini pour leur entré...
31/08/2026

✨ Résidence d'artiste n°5 ✨
JEUDI, nous accompagnerons Lucie Malbéqui, Camille Orlandini et Laura Pardini pour leur entrée en résidence au Refuge du Pré la Chaumette !
👉 Leur note d'intention pour la résidence :
« Le refuge est habité par des personnes qui prennent soin de lui et de celles qui le traversent. Les gardien.nes veillent, pensent le confort à travers la sustentation. C’est ce sujet que nous souhaitons aborder en venant séjourner en groupe, avec notre diversité de regards. Comment la nourriture rassemble dans ce lieu si particulier, comment les gardien.nes se nourrissent, que signifie de manger des produits d’en bas là haut, comment se ravitaillaient les refuges auparavant ; autant de questions et bien d’autres qui nourriront notre recherche et formes à venir. »
- Photos © Lucie Malbéqui, Tiffany Trabado Maillet, Pamela Le Gouill, Laura Pardini
🏔️🗻⛰
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Merci Montagnes Magazine ! 🌞👉https://www.montagnes-magazine.com/actus-culture-invite-refuge
21/08/2026

Merci Montagnes Magazine ! 🌞

👉https://www.montagnes-magazine.com/actus-culture-invite-refuge

🧑🏼‍🎨 La culture s’invite en refuge

Autrefois abris rustiques pour les alpinistes, les refuges se sont métamorphosés en montagne, jusqu’à ne plus être seulement des lieux de passage. Leur configuration en fait parfois un écrin unique pour accueillir des productions artistiques : concerts, expositions, résidences d’artistes… Au point que pour certains refuges, accueil et culture ne font qu’un.

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✨ Julie Kieffer en résidence Alpages au Refuge de la Molière juin 2026" Pour cette résidence Alpages, j’explore le vocab...
04/08/2026

✨ Julie Kieffer en résidence Alpages au Refuge de la Molière juin 2026
" Pour cette résidence Alpages, j’explore le vocabulaire botanique comme un répertoire formel. La morphologie des fleurs, gynécée, androcée, corolle, calice, ainsi que les logiques d’organisation des inflorescences offrent des structures à la fois rigoureuses et souples, capables de se déployer du microscopique à l’architectural. Par exemple la Berce, heracleum sphondylum à des formes de 30-50 cm que l’on trouve en France et la Berce du Cocasse peut être aussi grande qu’un arbre, la particularité de cette Berce est qu’elle est photosensbilisante, pour la couper, déjà il faut utiliser une tronçonneuse mais aussi porter une combinaison de protection car sinon elle brûle la peau. Mais aussi les Fabacées, composées de l’étendard, des ailes et de la carène, constituent une grammaire en trois parties que j’aimerais traduire plastiquement, en dessin puis en volume, notamment à travers le moulage et la fonderie d’aluminium, techniques que j’utilise régulièrement.

Grâce à ce premier temps au refuge de la Molière avec L’Envers des pentes, puis prolongée par un stage de botanique et de galénique dans la Vanoise, pour la première fois, je n’avais pas l’urgence de produire. J’avais le temps d’habiter un lieu, de marcher, de regarder, de récolter, de discuter. Ce temps d’imprégnation est devenu une posture d’observation précieuses.
Aujourd’hui, j’ai besoin de comprendre ce qui se joue entre ma pratique de la sculpture, la manipulation de la matière, l’apprentissage des plantes médicinales et la notion de soin. J’ai le sentiment que de porter attention constitue le fil conducteur de ces pratiques. (...)"

Résidence en partenariat avec La Halle - Centre d'art contemporain et Villa Glovettes

✨ Léa Guintrand en résidence au Refuge de Vallonpierre juin 2026" Plan d'ouverture : image de nuit figée, un homme boit ...
03/08/2026

✨ Léa Guintrand en résidence au Refuge de Vallonpierre juin 2026
" Plan d'ouverture : image de nuit figée, un homme boit son bol à travers cadres et fenêtres. Lumière jaune et bleue.
Dans la bibliothèque du refuge, je trouve la r***e Nunatak qui s'ouvre sur un aveu d'ambivalence : comment dire ce que les montagnes nourrissent en nous sans tomber dans le folklore romantique, sans en faire un refuge psychologique, une part du monde qui résisterait mieux qu'ailleurs ? La r***e parle d'une ligne de crête tenue en équilibre.
Au départ, je souhaitais évoquer le tourisme en montagne, je n'ai qu'un rapport vague à la randonnée. L'endroit où je suis est particulièrement photogénique, les clients le disent en arrivant. En face le sommet du Sirac (3441m) est prisé par les alpinistes. J’ai évité de le filmer car ça aurait été refaire la carte postale qui tourne déjà sur les réseaux sociaux. Je me suis tournée de l'autre côté, vers le refuge et son organisation.
J’y ai filmé et enregistré le son de ce qui me semblait prendre une place importante : la cuisine et ce qui y tourne autour. La vaisselle, la préparation des repas, le point de vue de la cuisine vers l’extérieur et pour finir, le ravitaillement par hélicoptère. Je m'attarde sur la façon dont les choses sont disposées, les displays, les couleurs, les matières, les vallons et les roches, et sur la manière dont les corps circulent dans cet espace.
La nuit, entre 22h et 5h le matin, le calme règne, on y entend le vrombissement d’un tuyau de canalisation. À partir de 5h30, Guillaume lance les boissons chaudes et c'est la flamme du gaz qui prend le dessus et qui commence la journée.
Le film part de l'idée d'une route qu'on s'apprête à prendre avec les alpinistes, et qui se déroule finalement ailleurs : dans l'arrière-cuisine, dans les coulisses.
La redescente est rapide, presque indolore comparée à la montée. En bas, tout redevient proche très vite et pourtant déjà à part, en marge. J'ai le sentiment d'avoir été mise sous cloche. En bas, la canicule ne permet pas de s'échapper de la réalité. Les feux de forêt non plus. "

✨ Romy Alizée et Angélin Girard en résidence aux Refuges de l'Olan et de Chabournéou juillet 2026Romy Alizée : " Tout d'...
02/08/2026

✨ Romy Alizée et Angélin Girard en résidence aux Refuges de l'Olan et de Chabournéou juillet 2026
Romy Alizée : " Tout d'abord il m'a fallu trouver mon rythme ; comprendre à quels moments j'allais pouvoir écrire pour ne pas me retrouver au milieu des randonneurs. J'ai voulu m'intégrer au plus près de la vie du refuge en aidant à certaines tâches et en choisissant d'aller arpenter le cirque à des horaires plus calmes. J'avais besoin d'être de ce côté-là de l'immersion. Ma journée-type a fini par ressembler à ça : petit-déjeuner, écrire une heure, yoga, déjeuner, photos, goûter, écriture, soirée avec l'équipe (= shift en plonge !). Je savais qu'Angélin vivait sa propre expérience de son côté, qu'il n'y avait rien d'autre à chercher qu'être là, présente, et de constater ce qui imprégnait mon écriture. Pour la partie photographique, j'ai immédiatement voulu jouer avec les torrents et les névés, en pleine fonte et chaque matin différents. J'ai pensé que mon état mental allait lui aussi évoluer au gré des journées. Mes images les plus risquées ont donc toutes été prises la veille de mon départ ; lorsque je me sentais appartenir au cirque de l'Olan."
Angélin Girard : "Chaque jour, je découpais ma journée en différents moments clés.
Le matin, après un petit-déjeuner collectif avec les randonneurs et randonneuses, je partais marcher quelques heures. Je voulais éprouver dans mon corps les alentours du refuge. Parfois, je suis parti même avant l’aube, pour profiter du réveil de la montagne. Les lumières de l’aube et du crépuscule ont le pouvoir de m’émerveiller à chaque fois. Pendant mes randonnées, j’ai pris beaucoup de notes vocales.
Après le déjeuner avec l’équipe du refuge, je m’installais sur un gros rocher près du torrent de Chabournéou où, durant une bonne partie du reste de la journée, j’écrivais à Romy ou je lisais. Écrire depuis le plateau du Roux, à 10 minutes du refuge, m’a donné l’impression de pouvoir ralentir le temps. Ce temps suspendu, passé en altitude a fait émerger des réflexions et des épiphanies que je n'aurais sans doute pas pu me formuler autrement. J'y ai écrit plusieurs lettres qui dessinent progressivement les contours d'un récit personnel sur ma relation avec la randonnée en montagne.
En fin d’après-midi, je retournais souvent me promener au départ du plateau, suivant le torrent et essayant de m’approcher au plus près du glacier de Chabournéou. J’ai alors pris plusieurs photos de mon corps, fondu dans le paysage.
Romy était constamment dans un coin de ma tête : c’est à elle que je destinais mes pensées. Le soir, je regardais le soleil se coucher derrière l’Olan, au pied duquel elle se situait."

✨ Julien Go en résidence au Refuge de l'alpe du Pin juillet 2026" Au refuge de l’Alpe du Pin.Le matin et l’après-midi je...
01/08/2026

✨ Julien Go en résidence au Refuge de l'alpe du Pin juillet 2026
" Au refuge de l’Alpe du Pin.
Le matin et l’après-midi je suis allé dessiner sur un chemin derrière le refuge.
Le chemin était bordé de fleurs et d’herbes hautes. Il était traversé par des milliers de fourmis et survolé par des insectes.
Je choisissais chaque fois un rocher. C’était mon bureau.
Je dessinais les fleurs et les insectes. Parfois en les observant. Parfois en amplifiant leurs formes pour capter quelque chose de l’énergie de cet endroit. La profusion. Pendant que je dessinais les insectes venaient sur moi. Les fourmis semblaient plutôt belliqueuses tandis que les papillons et les mouches étaient sans doute attirés par l’odeur de ma peau.
Je pensais que j’étais là entre deux épisodes de canicule. Que je venais de la chaleur, de la sécheresse et du feu menaçant et que je retournerai à la chaleur, à la sécheresse et au feu menaçant. Un ou deux soirs après mon retour il y avait une odeur de brûlé dans l’air toute la nuit. J’en avais la nausée.
J’ai très vite appelé ce chemin le jardin. Et quand je partais dessiner, Carine (la gardienne du refuge) me demandait parfois : tu vas dans le jardin ? Comme un endroit où tout va bien en apparence. Même si d’après Carine l’eau des glaciers commence aussi à s’épuiser.
Un jour pendant une balade dans le jardin, j’ai enlevé mon collier et je l’ai suspendu à un rocher. J’ai pris une photographie. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. C’est un mystère. Mais j’aime cette image et je l’ai choisie pour mon multiple.
J’ai écrit des phrases sur mon téléphone quand elles me venaient à l’esprit. Chaque jour passé au refuge a son recueil de phrases. C’est une matière que j’ai peut-être envie de retravailler pour en faire sortir de courts textes comme des poèmes."

✨ Elouen Bernard en résidence au Refuge Du Taillefer juillet 2026" Dans mon sac, j’apportais au refuge un livre, Le From...
31/07/2026

✨ Elouen Bernard en résidence au Refuge Du Taillefer juillet 2026
" Dans mon sac, j’apportais au refuge un livre, Le Fromage et les vers. Il fait le récit d’un meunier italien tué pendant l’Inquisition. Depuis son moulin, isolé du village, il racontait des histoires sur l’origine du monde. Pour lui, les vers sont des anges et le monde naît de la putréfaction. Le meunier impie occupait une place dangereuse, propice à la diffusion incontrôlable d’histoires hérétiques.
Comme le moulin, le refuge est un lieu à l’écart, où les histoires circulent autrement. Je pouvais y entendre d’autres récits de genèses émancipées.
J’ai rencontré une petite fille qui vit là-haut. Elle m’a raconté les histoires de sa montagne et répondu aux questions que je me posais.
« Pourquoi les montagnes et les sapins ont-ils décidé de prendre la même forme ? » À cela, elle m’explique que les montagnes sont de très très vieux sapins fossilisés. Le bois est tellement vieux, tellement dur, qu’il s’est transformé en pierre.
À ce compte-là, les collines seraient de vieux chênes, selon la petite fille.
« Pourquoi les vents soufflent-ils si fort ici ? » Sûrement naissent-ils au sein des sommets et des crevasses. Ensuite, à cause de la pente, ils ne font que tomber.
La gardienne m’explique que la ligne des épicéas et des genévriers remonte. Je voulais qu’ils me racontent leurs histoires.
D’étranges cosmogonies brodées par leurs aiguilles.
Comme le disent le meunier et la petite fille : « J’ai voulu réfléchir à des choses élevées que je ne connaissais pas » et « [Moi], Elouen, [je] ne connais vraiment rien à la montagne. En même temps, les [miennes] de montagnes sont faites d’eau et d’algues. »
Mes marches ont alors pris la forme d’une enquête sur ces choses que je ne connaissais pas.
Durant les prochains mois, je démêlerai les histoires recueillies là-haut, auprès des gens et des arbres, pour en raconter certaines. "

✨ Après une jolie montée dans les alpages, Elouen Bernard s’est installée ce matin au Refuge Du Taillefer pour une semai...
03/07/2026

✨ Après une jolie montée dans les alpages, Elouen Bernard s’est installée ce matin au Refuge Du Taillefer pour une semaine de résidence !
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✨ Après une jolie montée au dessus du Vénéon, Julien Go s’est installé ce matin au Refuge de l'Alpe du Pin pour une sema...
02/07/2026

✨ Après une jolie montée au dessus du Vénéon, Julien Go s’est installé ce matin au Refuge de l'Alpe du Pin pour une semaine de résidence !
🏔️🗻⛰
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✨ Après une double montée - au pied de l'Olan pour Romy Alizée, face au Sirac pour Angélin Girard - les deux artistes se...
01/07/2026

✨ Après une double montée - au pied de l'Olan pour Romy Alizée, face au Sirac pour Angélin Girard - les deux artistes se sont respectivement installés hier au Refuge de l'Olan et au Refuge de Chabournéou pour une semaine de résidence !
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