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Conscients des besoins de bonne gouvernance de nos peuples, de la nécessité d’oeuvrer pour une classe politique travaillant dans l’intérêt du peuple, des leaders d’opinion en permanente réflexion, ont décidé de créer un groupe de réflexion indépendant, d’échange et de proposition d’idées nouvelles, à but non-lucratif. Cette organisation est un laboratoire d’idées qui a pour vocation de servir de l

ien entre le peuple, les partis politiques, la société civile et les gouvernants. Notre objectif est de Promouvoir le courant de réflexion libéral afin de sensibiliser les populations au respect des libertés individuelles légalement établies selon les lois en vigueur.

⛏️ L’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire : un phénomène bien plus profond qu’une simple activité illégale.L’orpaillag...
03/09/2026

⛏️ L’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire : un phénomène bien plus profond qu’une simple activité illégale.

L’orpaillage clandestin s’est progressivement imposé comme un véritable enjeu économique, environnemental et sécuritaire en Côte d’Ivoire.

Derrière l’extraction de l’or se trouvent des réseaux organisés, des flux financiers, une forte pression sur les ressources naturelles et des conséquences importantes sur les communautés locales et l’environnement.

Face à l’ampleur du phénomène, la question dépasse désormais la lutte contre l’exploitation illégale : elle touche directement à la gouvernance des ressources, à l’autorité de l’État et à la souveraineté nationale.

Pour comprendre les origines du phénomène, ses conséquences et les défis auxquels l’État ivoirien est confronté, découvrez notre nouvelle note d’analyse.
👉 Lire l’article complet : https://orpaillage-clandestin-en-cote-divoire.netlify.app

🇳🇬🛢Le Nigeria s’impose progressivement dans le commerce mondial du kérosèneLe Nigeria est en train de changer de statut ...
31/08/2026

🇳🇬🛢Le Nigeria s’impose progressivement dans le commerce mondial du kérosène

Le Nigeria est en train de changer de statut sur le marché mondial des produits pétroliers. En juillet 2026, la raffinerie Dangote a fourni plus de 400 000 tonnes de carburant d’aviation au marché européen, soit près de 20 % des importations européennes du mois, estimées à 2,06 millions de tonnes. Elle s’est ainsi imposée comme le premier fournisseur extérieur de l’Europe, devant les États-Unis et les producteurs du Moyen-Orient.

Cette performance est particulièrement significative parce qu’elle intervient alors que la raffinerie fonctionnait en dessous de son rythme habituel. Une panne survenue le 10 juillet a contraint l’installation à réduire temporairement son traitement de pétrole brut à environ 350 000 à 400 000 barils par jour, contre 600 000 à 650 000 auparavant. Malgré cette contrainte, Dangote a conservé sa première place sur le marché européen du kérosène.

Les données de juillet montrent surtout que cette position n’est pas isolée. Avec environ 466 000 tonnes expédiées vers l’Europe en juin, le Nigeria avait déjà dépassé les États-Unis pour la première fois. La répétition de cette performance sur deux mois suggère donc une capacité croissante de Dangote à s'insérer durablement dans les chaînes d'approvisionnement européennes.

Cette évolution modifie également le rôle du Nigeria dans le commerce pétrolier. Pendant des décennies, le pays a principalement exporté son pétrole brut tout en important une grande partie de ses produits raffinés. La montée en puissance de Dangote inverse progressivement cette logique. Selon l’Energy Information Administration américaine, les exportations maritimes nigérianes de produits pétroliers ont été multipliées par sept depuis 2023, essentiellement grâce à la production de la raffinerie.

Le phénomène dépasse donc la seule réussite industrielle de Dangote. Il intervient dans un contexte de perturbations des approvisionnements mondiaux, notamment au Moyen-Orient, qui poussent les acheteurs européens à diversifier leurs sources. Le Nigeria bénéficie ainsi d’une conjoncture favorable pour renforcer sa présence sur un marché jusque-là dominé par des fournisseurs américains, moyen-orientaux et asiatiques.

L’enjeu pour Abuja est désormais de transformer cette percée commerciale en avantage structurel. Si la raffinerie parvient à maintenir ses volumes, à sécuriser son approvisionnement en pétrole brut et à accroître progressivement sa capacité, le Nigeria pourrait ne plus être seulement un grand producteur africain de pétrole, mais devenir un véritable centre régional et international de raffinage.

Cyberattaque contre le fisc français : une alerte pour la souveraineté numérique africaineLa cyberattaque qui a récemmen...
20/08/2026

Cyberattaque contre le fisc français : une alerte pour la souveraineté numérique africaine

La cyberattaque qui a récemment touché l’administration fiscale française, avec près de 678 000 particuliers et professionnels potentiellement concernés, dépasse le cadre d’un simple incident informatique. Elle rappelle une réalité essentielle : plus les États numérisent leurs administrations, plus leurs infrastructures et leurs données deviennent des actifs stratégiques exposés aux cybermenaces.

L’incident est particulièrement révélateur. Des données de contribuables ont pu être consultées et extraites après une intrusion dans les systèmes de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). Les premières investigations évoquent notamment une compromission d’identifiants. Cette situation démontre qu’une administration disposant d’infrastructures numériques avancées demeure vulnérable lorsque ses mécanismes de protection, de contrôle des accès ou de détection présentent des failles.

Cette affaire fait directement écho à notre webinaire du 25 Juin dernier sur la souveraineté numérique des États africains. La souveraineté numérique ne peut en effet se limiter à la possession d’infrastructures nationales ou au développement de plateformes numériques publiques. Elle suppose également la capacité à protéger les données, détecter les intrusions, répondre aux attaques et restaurer rapidement les services essentiels.

Cette question revêt une importance particulière pour l’Afrique. De nombreux États accélèrent aujourd’hui la digitalisation de leurs administrations fiscales, de l’état civil, des douanes, des services sociaux ou encore des systèmes de paiement. Ces transformations offrent des gains considérables en matière d’efficacité, de transparence et d’accès aux services publics. Mais elles entraînent également une concentration croissante de données sensibles dans des systèmes numériques qui deviendront des cibles privilégiées.

L’enjeu n’est donc pas de ralentir la digitalisation africaine, mais de l’accompagner d’une véritable culture de cybersécurité. La sécurisation des identités et des accès, la formation des agents publics, la surveillance des systèmes, le développement de capacités nationales de réponse aux incidents et la mise en place de plans de continuité doivent être intégrés dès la conception des projets numériques.
L’expérience française doit ainsi être considérée comme un avertissement.

Pour l’Afrique, la souveraineté numérique ne devra pas seulement signifier maîtriser ses données et ses infrastructures, mais aussi être capable de les protéger et de résister aux attaques.

🇧🇯🇪🇹Bénin-Éthiopie : vers un partenariat stratégique pour la souveraineté numérique africaine Le Bénin et l’Éthiopie ren...
19/08/2026

🇧🇯🇪🇹Bénin-Éthiopie : vers un partenariat stratégique pour la souveraineté numérique africaine

Le Bénin et l’Éthiopie renforcent leur dialogue autour d’un potentiel partenariat dans le domaine des infrastructures numériques, notamment les centres de données et le cloud souverain. Les discussions engagées entre les deux pays s’inscrivent dans une volonté commune de renforcer la maîtrise des données publiques et de développer des infrastructures numériques capables de répondre aux exigences croissantes de sécurité, de résilience et de souveraineté.

Pour le Bénin, l’enjeu est particulièrement stratégique. Le pays a déjà engagé la construction d’un écosystème numérique destiné à accompagner la transformation de l’administration et des services publics. Son data center national constitue l’une des infrastructures centrales de cette stratégie, tandis que le développement des capacités d’hébergement et de traitement des données figure parmi les priorités de la politique numérique béninoise.

L’expérience éthiopienne pourrait, dans ce contexte, constituer une source importante d’expertise. Addis-Abeba développe en effet des capacités nationales dans le domaine du cloud et des infrastructures de données, avec l’ambition de réduire la dépendance à l’égard des infrastructures étrangères et de conserver sur son territoire le contrôle des données stratégiques. Cette approche rejoint les préoccupations croissantes du Bénin concernant la protection et la localisation des données sensibles.

Au-delà de la seule construction de data centers, la question posée est celle de la souveraineté numérique. À mesure que les administrations africaines se digitalisent, la maîtrise du stockage, du traitement et de la circulation des données devient un enjeu économique, sécuritaire et politique. Elle conditionne également la capacité des États à développer leurs propres services numériques et, demain, leurs applications d’intelligence artificielle.

Une coopération bénino-éthiopienne pourrait ainsi favoriser le transfert de compétences, le partage d’expertise et la mise en place de solutions adaptées aux réalités africaines. Elle s’inscrirait dans une dynamique de coopération Sud-Sud, dans laquelle les États du continent cherchent à construire collectivement leur autonomie technologique.

Le défi sera désormais de transformer les discussions en résultats concrets : infrastructures performantes, cybersécurité renforcée, formation de compétences locales et protection effective des données. Pour le Bénin, ce partenariat potentiel avec l’Éthiopie pourrait ainsi constituer une étape supplémentaire vers une souveraineté numérique capable de soutenir durablement sa transformation économique et administrative.

🌘 Éclipse : un phénomène fascinant, mais attention à nos yeux !Il y a quelques jours, nous avons pu observer dans le cie...
18/08/2026

🌘 Éclipse : un phénomène fascinant, mais attention à nos yeux !

Il y a quelques jours, nous avons pu observer dans le ciel un phénomène astronomique spectaculaire : une éclipse. Mais qu’est-ce qu’une éclipse exactement ?

Une éclipse se produit lorsqu’un astre vient temporairement se placer entre un autre astre et l’observateur, créant ainsi une occultation partielle ou totale de la lumière.

Il existe principalement deux types d’éclipses :

L’éclipse solaire se produit lorsque la Lune passe entre le Soleil et la Terre et masque, totalement ou partiellement, le disque solaire. C’est notamment lors de ce phénomène que l’observation directe du Soleil présente un danger important pour les yeux.

L’éclipse lunaire, quant à elle, se produit lorsque la Terre se place entre le Soleil et la Lune. L’ombre de la Terre est alors projetée sur la Lune, qui peut prendre une teinte rougeâtre. Contrairement à une éclipse solaire, il est possible d’observer une éclipse lunaire à l’œil nu sans danger particulier.

Regarder directement le Soleil, même pendant une éclipse et même lorsque sa lumière semble moins intense, peut exposer les yeux à un rayonnement dangereux. Cela peut provoquer des lésions de la rétine, parfois irréversibles, et entraîner une diminution durable de la vision.

Les lunettes de soleil ordinaires ne suffisent pas. Pour observer une éclipse solaire, il faut utiliser des lunettes spéciales pour éclipses conformes aux normes de sécurité ou un dispositif d’observation indirect adapté.

Les éclipses sont des phénomènes rares et fascinants. Gardons donc ces précautions en tête pour les prochaines éclipses solaires : admirer le spectacle, oui, mais jamais au détriment de notre vue.

🇨🇮PPA-CI : Gbagbo délègue ses pouvoirs, les prémices d’une succession ?La réorganisation opérée au sein du Parti des peu...
14/08/2026

🇨🇮PPA-CI : Gbagbo délègue ses pouvoirs, les prémices d’une succession ?

La réorganisation opérée au sein du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) marque une nouvelle étape dans l’évolution du parti de Laurent Gbagbo. Ce 10 août, l’ancien président ivoirien, reconduit à la tête du parti en mai dernier, a officiellement décidé de déléguer une partie de ses prérogatives à cinq hauts responsables. Une décision qui dépasse la simple réorganisation administrative et pose la question de l’avenir du leadership du PPA-CI.

Assoa Adou, Hubert Oulaye, Emmanuel Ackah et Justin Koné Katinan sont désormais vice-présidents du parti, avec des responsabilités distinctes. Le premier est chargé de veiller à la ligne politique et au respect des statuts, Hubert Oulaye à la vie du parti, Emmanuel Ackah à son animation et aux relations institutionnelles, et Katinan à la politique générale et au programme de gouvernement. Sébastien Dano Djédjé, quant à lui, prend la tête du Conseil stratégique et politique.

Cette décision concrétise une orientation annoncée par Gbagbo : partager davantage l’exercice du pouvoir afin de rendre le parti plus efficace et de ne pas faire reposer son fonctionnement sur une seule personnalité. Le message est donc celui d’une direction plus collégiale, dans laquelle plusieurs cadres historiques disposent désormais de leviers clairement définis.

La réorganisation va cependant plus loin. Léon Emmanuel Monnet devient président exécutif en remplacement de Sébastien Dano Djédjé, tandis que Demba Traoré est nommé secrétaire général. Cette nouvelle architecture distingue ainsi davantage l’autorité politique de Gbagbo de la gestion quotidienne du parti.

Faut-il pour autant y voir les prémices d’une succession ? Il serait prématuré de l’affirmer. Gbagbo demeure président du PPA-CI et conserve donc l’autorité politique centrale. La délégation de pouvoirs peut donc être interprétée comme une volonté de préparer le parti à fonctionner plus efficacement autour de plusieurs dirigeants, tout en maintenant son leadership.

Mais cette évolution n’est pas anodine. Après plusieurs années durant lesquelles la figure de Gbagbo a largement structuré l’identité du PPA-CI, la capacité de ses cadres à exercer collectivement des responsabilités devient un enjeu stratégique. La véritable question sera désormais de savoir si cette nouvelle organisation permettra au parti de réduire sa dépendance à son fondateur tout en préservant son unité.

La réorganisation du PPA-CI apparaît ainsi moins comme un retrait de Gbagbo que comme une tentative de construire les conditions d’une éventuelle transmission du leadership. La succession n’est pas annoncée, mais sa préparation organisationnelle pourrait avoir commencé.

La récente augmentation des prix des carburants en Côte d'Ivoire remet au premier plan la question de la dépendance éner...
11/08/2026

La récente augmentation des prix des carburants en Côte d'Ivoire remet au premier plan la question de la dépendance énergétique du pays. Depuis le 1er août 2026, le prix du litre de super sans plomb est passé de 875 à 905 FCFA, tandis que celui du gasoil est passé de 700 à 725 FCFA. Cette nouvelle hausse suscite des inquiétudes légitimes chez les ménages et les entreprises, qui redoutent ses répercussions sur le coût des transports, des biens de consommation et, plus largement, sur le pouvoir d'achat.

Le gouvernement justifie cette hausse par l'évolution défavorable du marché international. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment autour de l'Iran, ont entraîné une hausse des cours du pétrole brut, des coûts du fret maritime et des primes d'assurance. Les autorités soulignent également que l'État continue d'amortir une partie de ces hausses grâce à d'importants efforts budgétaires, tout en devant préserver l'équilibre des finances publiques. Dans un contexte où les prix des carburants sont indexés sur les marchés internationaux, ces facteurs se répercutent inévitablement sur les prix domestiques.

Si ces explications sont recevables, elles mettent également en évidence la vulnérabilité structurelle de la Côte d'Ivoire face aux chocs extérieurs. Le pays dispose pourtant d'une opportunité de réduire une partie de cette dépendance en diversifiant ses sources d'approvisionnement. La mise en service de la raffinerie Dangote au Nigeria offre désormais la possibilité de privilégier un fournisseur régional, susceptible de réduire certains coûts logistiques et de renforcer l'intégration énergétique en Afrique de l'Ouest. Une opération de stabilisation similaire avait par ailleurs déjà été réalisée par la SIR en mars dernier, alors que le conflit en Iran battait son plein.

À plus long terme, la réponse doit être davantage industrielle que commerciale. Les données de consommation nationale publiées par GESPETROGAZ-CI devraient servir de base pour dimensionner une raffinerie nationale de grande capacité, capable de satisfaire les besoins du marché ivoirien tout en approvisionnant les pays voisins.

L'exemple du Nigeria montre qu'un tel projet peut être porté par un champion national du secteur privé. La Côte d'Ivoire gagnerait à favoriser l'émergence d'un acteur privé ivoirien capable de conduire cette ambition stratégique, l'État conservant son rôle de régulateur. Une telle orientation renforcerait la souveraineté énergétique du pays, créerait davantage de valeur ajoutée sur le territoire national et réduirait progressivement l'exposition des consommateurs ivoiriens aux fluctuations des marchés internationaux.

🇧🇯Patrice Talon à la tête du Sénat : une sortie du pouvoir qui prolonge son influence politiqueL'élection de Patrice Tal...
10/08/2026

🇧🇯Patrice Talon à la tête du Sénat : une sortie du pouvoir qui prolonge son influence politique

L'élection de Patrice Talon à la présidence du premier Sénat du Bénin marque une nouvelle étape dans la recomposition du paysage institutionnel béninois. Deux mois après avoir quitté la présidence de la République, l'ancien chef de l'État retrouve une position stratégique au sein des institutions, relançant le débat sur la continuité de son influence politique après son départ du pouvoir.

Institué dans le cadre de la révision constitutionnelle de 2025, le Sénat constitue une innovation majeure dans l'organisation institutionnelle du Bénin. Chargée d'examiner certains textes en seconde lecture et de contribuer à l'équilibre des pouvoirs, cette chambre est également composée de membres de droit, parmi lesquels figurent les anciens présidents de la République. L'accession de Patrice Talon à sa présidence s'inscrit donc dans le cadre des nouvelles dispositions constitutionnelles.

Toutefois, la portée politique de cette élection dépasse son fondement juridique. Durant ses deux mandats, Patrice Talon a conduit d'importantes réformes institutionnelles, dont la mise en place du bicamérisme. Le fait qu'il devienne aujourd'hui le premier président d'une institution créée sous son mandat nourrit les interrogations de ceux qui estiment que ces réformes ont aussi permis de préserver son influence au sommet de l'État.

Ces interrogations sont renforcées par l'arrivée à la présidence de Romuald Wadagni, considéré comme le candidat de la continuité. Dans ce contexte, la présence de Patrice Talon à la tête du Sénat pourrait contribuer à maintenir son poids dans les grandes orientations politiques, même si cette institution ne dispose pas des prérogatives de l'exécutif. La nature des relations entre les deux hommes sera donc déterminante pour apprécier le fonctionnement réel de cette nouvelle architecture institutionnelle.

À l'inverse, les partisans de cette évolution estiment que le Sénat offre un cadre permettant de mettre l'expérience des anciens dirigeants au service de l'État. Dans plusieurs démocraties, des personnalités ayant exercé les plus hautes fonctions continuent de contribuer à la vie institutionnelle sans remettre en cause l'autorité du pouvoir exécutif. Selon cette lecture, le Sénat pourrait renforcer la stabilité politique et enrichir le débat législatif.

Au-delà du cas de Patrice Talon, cette élection constitue un test pour le bicamérisme béninois. Elle permettra de déterminer si cette nouvelle institution devient un véritable contrepoids dans l'équilibre des pouvoirs ou si elle est perçue comme un prolongement de l'influence de l'ancien président. La réponse dépendra avant tout de la pratique institutionnelle qui s'installera dans les années à venir.

🇨🇮 Bonne fête d’indépendance à la Côte d’Ivoire ! En ce jour symbolique, Les Thinkers adresse ses vœux de paix, de prosp...
07/08/2026

🇨🇮 Bonne fête d’indépendance à la Côte d’Ivoire !

En ce jour symbolique, Les Thinkers adresse ses vœux de paix, de prospérité et de cohésion à l’ensemble du peuple ivoirien.

Que cette célébration soit l’occasion de renforcer notre engagement collectif pour une Côte d’Ivoire toujours plus forte, innovante et tournée vers l’avenir.

Joyeuse fête de l’indépendance ! 🎉

L’eco à l’horizon 2027 :  un chantier encore institutionnelSix ans après l’annonce de la réforme du franc CFA en 2019, l...
29/07/2026

L’eco à l’horizon 2027 : un chantier encore institutionnel

Six ans après l’annonce de la réforme du franc CFA en 2019, le projet de monnaie unique ouest-africaine avance, mais sans rupture nette. Réunis ce 19 juillet à Freetown, en Sierra Leone, à l’occasion de la 69e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, les dirigeants de la CEDEAO ont réaffirmé leur engagement à lancer l’eco en 2027. Cette annonce confirme le maintien d’un calendrier plusieurs fois repoussé depuis l’objectif initial de 2020, tout en révélant la méthode retenue pour y parvenir.

Plutôt qu’un basculement simultané de l’ensemble des pays membres, l’approche adoptée à Freetown est progressive : seuls les États remplissant les critères de convergence macroéconomique intégreront l’eco dès son lancement, les autres bénéficiant d’un accompagnement technique pour les rejoindre par la suite. Cette flexibilité peut se lire de deux façons. Elle traduit d’un côté un principe de réalisme après de nombreux reports successifs, ayant déjà conduit à un changement d’approche lors du sommet d’Abuja de décembre 2025, où les dirigeants s’étaient inquiétés des retards accumulés. De l’autre, elle laisse en suspens la question de savoir ce qui distinguera concrètement l’eco d’une simple juxtaposition de régimes monétaires nationaux.

Cette question se pose avec d’autant plus de pertinence que l’espace CEDEAO reste profondément fragmenté sur le plan monétaire. Les huit pays de l’UEMOA continuent d’utiliser le franc CFA, arrimé à l’euro, tandis que le Nigeria et le Ghana disposent de monnaies souveraines à cours flottant, le naira et le cedi, don’t la gestion macroéconomique répond à des logiques très différentes de celles de la zone franc. S’y ajoutent des monnaies nationales plus modestes comme le dalasi gambien ou le franc guinéen. Concilier ces régimes hétérogènes suppose une convergence budgétaire et une coordination des politiques de change qui, à ce jour, n’a pas été atteinte, ce qui explique que certains économistes plaident pour des solutions intermédiaires, comme une monnaie de transition régionale, plutôt qu’un saut direct vers une union monétaire complète.

À cette difficulté technique s’ajoute une zone d’ombre politique. Depuis leur retrait de la CEDEAO en 2024 pour fonder l’Alliance des États du Sahel, le Mali, le Burkina Faso et le Niger occupent une position ambiguë : ils demeurent membres de l’UEMOA et continuent d’utiliser le franc CFA, tout en affichant une rhétorique de rupture avec Paris et en évoquant la création d’une monnaie propre à l’AES. Le projet d’eco est désormais porté par les douze États membres restants de la CEDEAO, sans que le sommet de Freetown n’ait apporté de clarification sur le sort de ces trois pays dans la future union monétaire.

La position française ajoute une couche supplémentaire à ce tableau. Le président Emmanuel Macron a récemment renvoyé la responsabilité de la suite du processus aux seuls États africains, estimant que la France avait rempli ses engagements depuis la réforme de 2019, notamment la levée des principales contraintes historiques associées au système CFA. Ce repositionnement intervient alors que le franc CFA continue pourtant de circuler tel quel dans huit pays d’Afrique de l’Ouest et six d’Afrique centrale, ce qui illustre le décalage persistant entre les annonces politiques et les changements effectifs sur le terrain.

Au-delà du calendrier, plusieurs éléments symboliques ont néanmoins été actés à Freetown, comme l’enregistrement officiel de la marque « ECO » auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle, ainsi que l’intégration de la Guinée à la Task Force présidentielle chargée du dossier, dont une réunion de travail doit se tenir avant le sommet ordinaire de décembre 2026 sous la coordination de la présidence ivoirienne. Ces avancées, bien que réelles, restent d’ordre institutionnel plus que monétaire, et ne répondent pas encore aux questions de fond qui conditionnent la crédibilité du projet : quel ancrage monétaire pour l’eco, quelle gouvernance pour une banque centrale régionale intégrant des économies aussi contrastées que celles du Nigeria et de la Côte d’Ivoire, et quelle place pour les pays sahéliens dans l’architecture future. Autant de questions qui expliquent pourquoi le passage du CFA à l’eco demeure, six ans après son annonce, un chantier davantage institutionnel que monétaire.

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