24/04/2025
Aujourd’hui, de nombreuses familles de cirque vivent une période de grande incertitude. Contrairement aux idées reçues, les circassiens ne s’opposent pas à l’évolution des mentalités ni à la protection animale. Bien au contraire. Beaucoup d’entre eux souhaitent mettre un terme aux spectacles avec animaux, non pas contraints, mais en conscience, avec le cœur. Ce qu’ils demandent, ce n’est pas de continuer comme avant. Ce qu’ils espèrent, c’est de pouvoir construire une nouvelle voie.
Ces familles aimeraient pouvoir transformer leurs lieux de vie en véritables refuges animaliers. Des endroits calmes, sécurisés, adaptés, où les animaux qu’ils aiment et élèvent depuis toujours pourraient vivre en paix. Ces refuges pourraient aussi s’ouvrir au public sous la forme de parcs pédagogiques ou de zoos à taille humaine, dans le strict respect de la loi. Les animaux ne seraient plus utilisés pour des spectacles, mais simplement observés dans un cadre respectueux. C’est légal. C’est faisable. C’est une belle solution.
Mais l’État, malheureusement, refuse de subventionner ces projets. Il exige des circassiens qu’ils continuent à travailler jusqu’en 2028, en spectacle, pour pouvoir eux-mêmes financer ces refuges. Comment est-ce possible ? On leur interdit d’un côté, mais on leur demande de continuer de l’autre, tout en refusant de les aider à faire autrement.
Cette transition mérite mieux. Ces hommes et ces femmes ont consacré leur vie aux animaux. Ils demandent simplement de pouvoir continuer à les protéger, autrement, dignement. Ne les laissons pas seuls face à l’injustice. Soutenons-les
L’Arche des Cirques Caresse de tigre