15/06/2026
Au lendemain du placement en redressement judiciaire de Duralex, le délégué départemental de la CGT du Loiret était l'invité d'ICI Orléans ce mardi.
La rumeur était dans les cartons depuis plusieurs jours, le couperet est tombé ce lundi 1er juin : la verrerie la plus célèbre de France, Duralex, est de nouveau placée en redressement judiciaire , pour la cinquième fois en un peu plus de 20 ans. Dans un communiqué, l'entreprise de La Chapelle-Saint-Mesmin explique être "confrontée à des tensions de trésorerie liées à une hausse du stock très importante sur janvier et février 2026, couplée à des ruptures impactant les ventes sur des produits emblématiques", ainsi qu'à la hausse du coût des matières premières et de l'énergie, notamment depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022.
Mais cette explication n'est pas la bonne, selon la CGT du Loiret : "La réalité géopolitique de ce monde concurrentiel est réelle quelle que soit l'industrie, explique Pascal Sudre, le secrétaire départemental du syndicat. Même si ce coût de l'énergie pèse encore un peu plus aujourd'hui, notamment dans une industrie verrière comme Duralex, le problème de fond, c'est un problème de gestion. Et depuis 20 ans, les salariés Duralex connaissent les mêmes difficultés avec les mêmes dirigeants", tance le syndicaliste.
Il pointe notamment du doigt "la très mauvaise gestion de François Marciano", nommé directeur de l'entreprise après la reprise en Scop en juillet 2024 : "Même si on aurait préféré se tromper, à l'époque, on s'inquiétait déjà de savoir qu'un des anciens directeurs en 2024, qui avait conduit l'entreprise Duralex droit dans le mur, allait continuer à diriger la SCOP". En avril dernier, François Marciano a été écarté au profit de Peggy Sadier, sur pression de Bercy, qui a ensuite commandité un audit indépendant.