02/08/2025
"Il n'est pas possible de conclure à un lien de cause à effet"
"Il n'y a pas que les pesticides, nous sommes exposés à de nombreux autres facteurs environnementaux nuisibles (pollution de l'air, perturbateurs endocriniens, ...)"
"Ce n'est peut-être pas ça"
Pour l'acétamipride: "On manque de données mais à priori, le risque est faible" (ça c'est vraiment la meilleure)
🎶 Cette petite musique, vous l'entendez en boucle.
C'est tellement commode: puisque finalement on n'est sûrs de rien, continuons comme nous le faisons et surtout, ne nous attaquons à aucun des polluants.
Alors qu'un nombre impressionnant de données scientifiques mettent en évidence des liens de présomptions forts entre l'exposition aux pesticides et la survenue de pathologies (cancers, troubles neurodéveloppementaux, maladies neurodégénératives, ...), l'incertitude scientifique est savamment entretenue.
Cette dilution de la responsabilité contribue à l'immobilisme et à l'aggravation de la situation que nous vivons actuellement.
À qui profite cette situation? On vous laisse deviner.
L'adage "il vaut mieux prévenir que guérir" n'a plus vraiment la cote.
Les philosophes grecs sont ringards.
"Que ton aliment soit ta première médecine" disait Hippocrate (460 avant J.-C.), médecin grec, père fondateur de la médecine.
L'aliment est maintenant contaminé.
"La santé de l'homme est le reflet de la santé de la terre" disait Héraclite d'Éphèse, (544 avant J.-C.)
No comment
Le système ultra-productiviste et les révolutions industrielles successives ont mené à une pollution généralisée de la biosphère, n'épargnant rien ni personne.
Nous sommes toutes et tous contaminés par des pesticides perturbateurs endocriniens et cette contamination généralisée a évidemment des impacts dévastateurs sur notre santé et en particulier, celle des plus vulnérables.
Lisez cet article publié dans Mediapart
https://www.mediapart.fr/journal/france/280725/le-cancer-progresse-chez-les-plus-jeunes-le-role-des-pesticides-est-avere
Extraits:
« Si les cancers des sujets jeunes augmentent, y compris chez les enfants, par définition, ce n’est pas explicable par leur vieillissement, analyse l’hématologue pierre sujobert. Il peut y avoir des prédispositions génétiques au cancer, mais assez rarement. À moins de faire l’hypothèse que les êtres humains français aient changé de génome en cent ans, il ne reste plus que l’environnement : il semble être plus cancérigène pour les jeunes qu’il l’était il y a quelques dizaines d’années. »
Xavier Coumoul, professeur de toxicologie et de biochimie à l’université Paris-Cité, renchérit : « On ne peut pas dire que l’explosion du nombre de cancers chez les plus jeunes soit quelque chose qui soit lié à la génétique et à l’évolution de l’espèce humaine. C’est clairement lié à une évolution de notre environnement et probablement pour une grosse part de l’environnement chimique. Les hommes et les femmes ne sont pas censés être exposés à des molécules chimiques, étrangères à l’organisme »
"Face au déni politique, la communauté médicale et scientifique ne s’avoue pas vaincue. Samedi 26 juillet, elle a envoyé ses observations au Conseil constitutionnel. En 42 points, assortis d’une bibliographie scientifique nourrie, médecins, scientifiques et patient·es réaffirment qu’il existe « un consensus scientifique » sur « les risques graves » que font peser les pesticides « sur la santé humaine » : ils ont des effets « reprotoxiques », « sur le développement neurologique » et « de perturbation endocrinienne ». Selon eux, la loi Duplomb contrevient à plusieurs principes constitutionnels : « L’alinéa 11 du préambule de la Constitution de 1946 dispose que “[la nation] garantit à tous […] la protection de la santé », « la charte de l’environnement consacre également le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé », ainsi que « le principe de précaution et le principe de non-régression », énumèrent-ils, entre autres."