Libère ta voix

Libère ta voix Association médaillée par l’Assemblée Nationale le 16 mai 2026. Des mots pour apaiser les maux.

L’association sera présente et tiendra un stand .
09/08/2026

L’association sera présente et tiendra un stand .

02/08/2026

« Si tu parles, tu vas détruire la famille. »

C’est probablement l’une des phrases les plus cruelles que l’on puisse dire à une victime.

Parce qu’elle est fausse.

Les familles ne sont pas détruites par la vérité.

Elles sont détruites par les violences que la vérité révèle.

POURQUOI PARLER ?

Parce que le silence n’a jamais sauvé une seule victime.

Il n’a protégé qu’une seule personne.

L’agresseur.

Depuis des décennies, on demande aux victimes de se taire.

Pour préserver une famille.

Pour protéger un nom.

Pour éviter un scandale.

Pour épargner les proches.

Pour ne pas « remuer le passé ».

Mais qui a demandé à l’agresseur de préserver sa famille avant de détruire l’enfance d’un enfant ?

Qui lui a demandé de penser aux conséquences avant de commettre l’irréparable ?

Personne.

Alors pourquoi la victime devrait-elle être la seule à porter le poids des conséquences ?

Parler n’est pas un acte de vengeance.

C’est un acte de justice.

Une justice parfois judiciaire.

Mais toujours humaine.

Dévoiler les violences, c’est refuser de continuer à vivre dans une prison construite par quelqu’un d’autre.

C’est rendre la honte à celui à qui elle appartient.

Parce que non…

La honte ne change pas de propriétaire avec le temps.

Même lorsque les faits sont prescrits.

Même lorsqu’il est trop t**d pour condamner.

Il n’est jamais trop t**d pour dire la vérité.

Déposer plainte n’est pas seulement demander une condamnation.

C’est laisser une trace.

Une preuve.

Une mémoire.

C’est permettre qu’un jour, si une autre victime parle, elle ne soit plus seule.

C’est parfois empêcher un agresseur de continuer.

C’est dire à la société :

« Je refuse que ce crime disparaisse une deuxième fois dans le silence. »

Chaque victime qui parle change quelque chose.

Peut-être pas une loi.

Peut-être pas un verdict.

Mais elle change l’histoire.

Elle brise une chaîne de silence parfois vieille de plusieurs générations.

Elle offre à un enfant, quelque part, la possibilité d’être cru plus vite qu’elle ne l’a été.

Le silence n’est jamais vide.

Pendant que la victime se tait…

L’agresseur continue souvent de vivre normalement.

Il fonde une famille.

Il devient parfois un grand-père admiré.

Un voisin exemplaire.

Un bénévole.

Un professionnel respecté.

Et parfois…

Il recommence.

Parce que le silence n’efface pas les violences.

Il leur laisse simplement davantage de temps pour faire d’autres victimes.

Lors d’un de mes groupes de parole, une participante nous a confié son histoire.

Enfant, elle avait parlé.

Elle avait trouvé le courage de dire.

Mais personne ne l’avait crue.

On lui avait demandé de se taire.

Alors elle s’est tue.

Pendant des années.

Puis son agresseur est décédé.

En vidant sa maison, sa famille est tombée sur plusieurs cahiers d’enfants.

Des mots d’enfants.

Des confidences écrites avec une écriture maladroite.

Des phrases qui glaçaient le sang.

« Papy m’a fait subir… »

Encore.

Et encore.

Soudain, tout ce qu’elle avait tenté de dire des années plus tôt est remonté à la surface.

Et avec lui…

D’autres histoires.

D’autres victimes.

D’autres enfances brisées.

Plusieurs générations.

La famille n’a pas été détruite par sa parole.

Elle avait été détruite le jour où cet homme avait commencé à agresser des enfants.

Sa parole aurait peut-être permis d’arrêter plus tôt ce qui s’est poursuivi dans le silence.

Et si la première victime avait été écoutée… combien d’enfants auraient été épargnés ?

Ce qui détruit une famille, ce n’est jamais la vérité.

C’est le secret qui permet à un prédateur de continuer.

Voilà pourquoi certains veulent encore faire taire les victimes.

Parce qu’une victime qui se tait protège un système.

Une victime qui parle le fait vaciller.

Alors oui.

Parlez si vous le pouvez.

Quand vous le pourrez.

Comme vous le pourrez.

Pas parce que vous devez quelque chose au monde.

Mais parce que vous vous devez, un jour, de ne plus laisser votre vie être écrite par celui qui vous l’a volée.

Et souvenez-vous de ceci :

Le jour où une victime parle, ce n’est pas le passé qu’elle détruit.

C’est le mensonge qui le protégeait.

Ce n’est pas une famille qu’elle brise.

C’est le silence qui permettait à l’agresseur de régner.

Les victimes ne détruisent jamais les familles en parlant.

Les agresseurs les détruisent en agissant.

Les victimes, elles, offrent enfin à leur famille une chance de se reconstruire sur la vérité.

Et ce jour-là…

Ce n’est pas une famille qui s’effondre.

C’est l’impunité qui commence enfin à trembler.

Le silence protège les apparences.

La vérité protège les enfants.

Choisissez toujours les enfants. 🙏🏻

24/07/2026
17/07/2026

Combien de victimes d’inceste ont entendu un jour ces mots : « C’est trop t**d. Les faits sont prescrits. »

Non pas parce qu’elles ont attendu.

Mais parce que le traumatisme les a empêchées de parler.

Aujourd’hui, pour la première fois, le gouvernement, par la voix du garde des Sceaux, se déclare favorable à l’imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur les mineurs.

C’est une évolution majeure.

Pourquoi ?

Parce qu’elle marque une rupture.

Jusqu’à présent, malgré l’allongement des délais de prescription, un principe demeurait : au-delà d’un certain temps, la justice ne pouvait plus être saisie.

Or les violences sexuelles commises sur des enfants, et plus encore l’inceste, ne suivent pas le rythme du droit.

Elles suivent le rythme du traumatisme.

De nombreuses victimes ne parviennent à parler qu’à 30, 40 ou 50 ans. Certaines retrouvent leurs souvenirs très t**divement. D’autres sont empêchées de parler par la peur, la honte, l’emprise ou les mécanismes de dissociation.

Lorsqu’elles trouvent enfin la force de dénoncer les faits, il est souvent déjà trop t**d.

La prescription leur ferme alors la porte de la justice.

En se déclarant favorable à l’imprescriptibilité, le gouvernement reconnaît enfin une réalité que les victimes et les spécialistes du psychotraumatisme rappellent depuis des années :

le traumatisme n’a pas de calendrier.

Cette évolution n’arrive pas par hasard.

Elle est le fruit du courage des victimes, du travail des associations, des professionnels de l’enfance et de parlementaires engagés.

Je pense notamment à Maud Petit et Christian Baptiste, qui ont conduit la commission d’enquête sur les parents protecteurs. Leurs conclusions mettent en lumière une réalité longtemps ignorée : trop souvent, le parent qui protège son enfant est mis en cause, tandis que la parole de l’enfant est fragilisée.

En donnant une visibilité à ces dysfonctionnements, ils contribuent à faire évoluer les mentalités et les politiques publiques.

Le chemin est encore long.

L’imprescriptibilité ne réparera pas les victimes et ne garantira pas une condamnation dans chaque affaire.

Mais elle porterait un message essentiel :

Aucun agresseur d’enfant ne devrait pouvoir compter sur le temps pour échapper à la justice.

Parce qu’un enfant agressé ne choisit jamais le moment où il pourra enfin parler.

Le temps peut ret**der la parole. Il ne devrait jamais protéger un crime. 🙏🏻

Analyse du scrutin concernant la loi sur l’imprescriptibilité mais comment certaines personnes peuvent d’abstenir ou pir...
16/07/2026

Analyse du scrutin concernant la loi sur l’imprescriptibilité mais comment certaines personnes peuvent d’abstenir ou pire voter contre ? C’est tout simplement incompréhensible, honteux de constater cela pour les personnes victimes de violences sexuelles qui seront traumatisées , marquées à vie par cela.

Une grande avancée et une lueur d’espoir pour toutes les victimes. Un immense merci à Mme la Députée Maud PETIT .
16/07/2026

Une grande avancée et une lueur d’espoir pour toutes les victimes. Un immense merci à Mme la Députée Maud PETIT .

🚨 Un vote historique à l’Assemblée nationale !

L’Assemblée vient d’adopter l’ des crimes commis sur les mineurs, à la suite de l’amendement porté par mon collègue Arnaud Bonnet.

C’est une avancée majeure, rendue possible par le soutien personnel du Garde des Sceaux Gerald Darmanin, et par la mobilisation des députés du socle commun : MoDem, Horizons, EPR et LR, ainsi que par les votes des collègues socialistes.

👉 Pour la première fois, la loi reconnaît que la parole des victimes d’enfance ne peut être enfermée dans un délai.

Je pense profondément à toutes celles et ceux qui, un jour, trouveront la force de parler : elles ne se verront plus opposer la prescription.
Le temps de la parole ne doit plus être contraint par le temps de la loi.

Ce vote est un premier pas décisif. Une étape que nous attendions depuis des années.
Le texte doit encore poursuivre son chemin législatif (Sénat), et des obstacles demeurent. Mais le signal envoyé aujourd’hui est clair : la protection des enfants avance.

🔗 Résultat du scrutin public :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/scrutins/8308

Nous poursuivons l’examen du projet de loi, avec la détermination d’obtenir d’autres progrès essentiels.

10/07/2026
10/07/2026
10/07/2026

📚

Le rapport de la commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales et la situation des parents protecteurs est désormais public.

Après 3 mois de travaux intenses, le rapport met en lumière un déni sociétal et institutionnel profond et des défaillances à chaque maillon de la chaîne pénale.

🙈 Constats majeurs :
• L’inceste reste « l’un des tabous les plus profondément ancrés dans notre Société » ;
• 11 % des Français déclarent avoir vécu une situation incestueuse, faisant de l’inceste l’une des violences les + courantes faites aux enfants ;
• La parole de l’enfant est encore trop souvent mise en doute ou étouffée ;
• 97 % des agresseurs sont des hommes, dont 81 % majeurs ;
• La pédocriminalité en ligne contribue à une culture de l’inceste ;
• Moins de 2 parents sur 10 parviennent à protéger leur enfant après la révélation des violences.
• La Justice peut être maltraitante : placements abusifs, remises d’enfants à un parent agresseur, condamnations de parents protecteurs.

Les chiffres sont accablants :
• 41 % de classements sans suite,
• 130 000 enfants victimes d'inceste évaluées, chaque année,
• mais seulement 380 condamnations pour viol incestueux en 2024.

⚖️ Défaillances identifiées :
• Auditions d’enfants menées dans des conditions hétérogènes.
• Experts judiciaires insuffisamment formés.
• Persistance du « syndrome d’aliénation parentale », pourtant dénué de fondement scientifique.
• Une Justice qui peut devenir une « loterie », dépendant des « bons » médecins, policiers, juges…

🗂️ Le rapport formule 49 recommandations, structurées autour d’un horizon clair : l’abolition de l’inceste.
Protéger immédiatement l’enfant, mieux recueillir sa parole, spécialiser la Justice, accompagner les victimes, prévenir et condamner davantage.

🔧 Et maintenant ? Le travail continue.

La publication du rapport n’est qu’une étape.
➡️ Nous entrons dans une phase essentielle : transformer ces préconisations en loi.

Je travaille donc actuellement avec ma petite équipe au dépôt d’amendements, qui seront présentés :
• dans le projet de loi Protection des enfants, actuellement en cours d’examen à l’Assemblée nationale ;

Il en sera de même plus t**d, avec un travail d'intégration des mesures
• dans la proposition de loi dite intégrale, examinée en octobre,
• ou dans une proposition de loi consacrée à part entière au sujet.

Une prochaine publication détaillera ces amendements.

Notre objectif est simple :
En matière d'inceste,
• CROIRE l'enfant
• PROTÉGER le parent protecteur
• CONDAMNER l'agresseur.

📄 Rapport complet :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/ceinceste/l17b3005-t1_rapport-enquete

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