SHEZ - Société d’Histoire d’Eschentzwiller et de Zimmersheim

SHEZ - Société d’Histoire d’Eschentzwiller et de Zimmersheim Recherche, sauvegarde et transmission de l’histoire d’ Eschentzwiller et de Zimmersheim.

📜 Eschentzwiller : la croix rurale de 1772 retrouve sa place dans notre patrimoine✝️ Samedi 13 juin, la Société d’Histoi...
14/06/2026

📜 Eschentzwiller : la croix rurale de 1772 retrouve sa place dans notre patrimoine

✝️ Samedi 13 juin, la Société d’Histoire d’Eschentzwiller et de Zimmersheim (SHEZ) a eu le plaisir d’inaugurer officiellement la restauration de la croix rurale de 1772, située au bas de la rue Vieille à Eschentzwiller, en présence de M. Gilbert Iffrig, maire d’Eschentzwiller, et du Père Efrain De La Rosa Alaniz, qui a procédé à sa bénédiction.

📖 À l’issue de cette cérémonie, Daniel Osowiecki, président de la SHEZ, a retracé l’histoire mouvementée de ce monument et les différentes étapes de sa restauration.

🏛️ Cette croix, érigée en 1772 sous l’Ancien Régime, faisait autrefois partie du paysage quotidien des habitants du village. Située à l’entrée d’Eschentzwiller en venant de Habsheim, elle a traversé les siècles et survécu aux destructions révolutionnaires qui ont vu disparaître de nombreux monuments religieux dans le Haut-Rhin.

⏳ Déplacée puis réinaugurée en 1950, elle fut malheureusement retrouvée renversée et brisée en 1969. Pendant plus d’un demi-siècle, les vestiges de l’ancienne croix furent conservés dans les dépendances du presbytère. Il ne subsistait alors que sa partie supérieure.

🪨 Sous l’impulsion de la SHEZ, ce précieux témoin de notre histoire locale a pu être restauré par le tailleur de pierre M. Besingue d’Auxelles-Haut. Complétée par un nouveau fût et une nouvelle base, la croix a retrouvé toute sa dignité et a été réimplantée au bas de la rue Vieille, à proximité de son emplacement historique.

🌳 Cette restauration illustre l’engagement de la SHEZ pour la sauvegarde et la transmission du patrimoine d’Eschentzwiller et de Zimmersheim. Chaque croix de chemin est un témoin de la mémoire collective, rappelant les croyances, les événements et les générations qui ont façonné nos villages.

🥂 À l’issue de la cérémonie, les participants ont été chaleureusement accueillis à la mairie autour du verre de l’amitié offert par la municipalité. Ce moment convivial a permis de prolonger les échanges dans une ambiance chaleureuse, témoignant de l’attachement partagé à la préservation du patrimoine de notre village.

🙏 La SHEZ remercie chaleureusement la commune d’Eschentzwiller, les artisans, les bénévoles et tous ceux qui ont contribué à redonner vie à ce monument vieux de plus de 250 ans.

📚 Pour aller plus loin…
Les personnes souhaitant découvrir en détail l’histoire de cette croix rurale de 1772 pourront se procurer le bulletin n°30 de la SHEZ, dans lequel un article lui est consacré. Quant à celles et ceux qui s’intéressent plus largement au patrimoine des croix de chemin, elles trouveront dans le bulletin n°28 une étude approfondie consacrée à ces monuments emblématiques de nos villages et de nos paysages sundgauviens.

📯 AVIS À LA POPULATION ! 📯Le nouveau bulletin de la SHEZ est disponible!Au programme :🔹 Les gardes champêtres d’Eschentz...
06/06/2026

📯 AVIS À LA POPULATION ! 📯

Le nouveau bulletin de la SHEZ est disponible!

Au programme :

🔹 Les gardes champêtres d’Eschentzwiller : qui étaient-ils et que faisaient-ils ?

🔹 Grenouilles et crapauds : les voisins les plus anciens de nos étangs

🔹 Les origines de la musique traditionnelle alsacienne : d’où viennent vraiment nos airs populaires ?

🔹 Les conseils santé d’un médecin du XVIᵉ siècle : parfois surprenants, parfois inquiétants…

🔹 Les habitants de Zimmersheim en 1866 : vos ancêtres y figurent peut-être !

🔹 Des bornes de 1719 de l’abbaye d’Ottmarsheim mystérieusement retrouvées

🔹 La Fête-Dieu d’autrefois et ses traditions aujourd’hui disparues

🔹 L’incroyable histoire de la feuille d’acanthe depuis l’Antiquité

🔹 Une croix de chemin restaurée sous l’égide de la SHEZ

📚 Entre patrimoine local, histoire, nature, traditions, médecine ancienne et musique alsacienne, il y en a pour tous les goûts.

👉 Le Bulletin n°30 est disponible dès maintenant, au prix de 15 € (offert aux membres de la SHEZ).

Pour vous le procurer, merci de contacter Daniel OSOWIECKI ([email protected] – 06 23 31 43 46).

03/06/2026

Ce samedi, le 6 juin, aura lieu la prochaine sortie de la Société d'Histoire du Sundgau. Marc Glotz et Patrick Madenspacher proposent une promenade historique dans les collines entre Habsheim et Rixheim. Rendez-vous à 14 heures, devant la résidence Bellevue (41, rue du colonel Fabien), à Habsheim. Prévoir des chaussures de marche.

31/05/2026
À l’occasion de la Pentecôte, la SHEZ vous propose de redécouvrir quelques traditions populaires alsaciennes aujourd’hui...
23/05/2026

À l’occasion de la Pentecôte, la SHEZ vous propose de redécouvrir quelques traditions populaires alsaciennes aujourd’hui largement oubliées.

Autrefois, le jour de la Pentecôte voyait défiler dans les villages les Pfingstknachta — les « valets de la Pentecôte ». Ces jeunes parcouraient les rues de maison en maison pour quémander œufs, lard, saucisses ou vin afin de célébrer ensemble le retour des beaux jours et la renaissance de la nature.

Le cortège s’accompagnait de personnages étonnants et parfois mystérieux :
• le Butzamummel, homme de paille symbolisant la nature endormie,
• le Riffazahner, pleureur des dernières gelées,
• le Schnackballer, chargé de chasser les nuisibles des cultures,
• ou encore le « feuillu de Pentecôte », incarnation du renouveau printanier.

Dans certaines communes alsaciennes, comme à Pfaffenheim, le célèbre Pfingstpflétteri terminait même… dans la fontaine du village, aspergeant ensuite la foule dans une scène qui évoque peut-être d’anciens rites liés à la pluie et à la fertilité.

La Pentecôte était également liée au Bannritt, le « tour du ban », durant lequel les paysans parcouraient à cheval les limites de la commune afin de transmettre aux jeunes générations la connaissance des frontières du finage.

Autant de coutumes qui témoignent d’une Alsace rurale profondément attachée aux saisons, aux rites communautaires et à la transmission des savoirs populaires.

Images extraites de l’ouvrage de Paul Kauffmann: “Nos petits alsaciens chez eux”

Les anciennes carrières de gypse de Zimmersheim.Sous les collines de Zimmersheim sommeille une histoire oubliée.Bien ava...
14/05/2026

Les anciennes carrières de gypse de Zimmersheim.

Sous les collines de Zimmersheim sommeille une histoire oubliée.

Bien avant que les paysages du Ristel ou du Schild ne prennent leur apparence actuelle, leur sous-sol faisait déjà l’objet d’une intense activité d’extraction. Pendant des siècles, on y exploita le gypse — cette roche blanche qui, après cuisson et pulvérisation, permettait de produire le plâtre.

L’exploitation du gypse à Zimmersheim est attestée dès 1424.
Au XIXᵉ siècle, plusieurs carrières et galeries souterraines étaient encore actives sur les hauteurs du village. Certaines descendaient jusqu’à près de 45 mètres de profondeur.

Les études géologiques anciennes décrivent un sous-sol complexe, formé de marnes, calcaires, lignite et couches de gypse fibreux, vestiges d’anciens milieux lagunaires datant de l’époque où le fossé rhénan était occupé par de vastes étendues d’eaux salées.

Le gypse extrait était ensuite cuit dans des fours à plâtre artisanaux, à une température d’environ 150 à 160°C, avant d’être réduit en poudre dans des moulins locaux ou des villages voisins comme Dietwiller ou Habsheim.

En 1861, les archives mentionnent :
* 1690 m³ de gypse extraits
* 8 fours en activité
* une production d’environ 1120 m³ de plâtre

Aujourd’hui, il ne subsiste que quelques traces discrètes dans le paysage : anciens fronts de taille envahis par la végétation, reliefs atypiques, toponymes oubliés… Pourtant, sous nos pieds, demeure la mémoire d’une véritable petite industrie locale aujourd’hui disparue.

Les documents anciens, cartes d’état-major, relevés stratigraphiques et études géologiques permettent peu à peu de reconstituer cette histoire méconnue du patrimoine de Zimmersheim.

📚 Source : Bulletin #29 (2025) de la SHEZ, article de Christian Voegtlin, “Zimmersheim : du gypse au plâtre”

🔍 Si ce sujet vous intéresse, vous trouverez de nombreuses informations supplémentaires dans ce bulletin n°29, vendu au prix de 15 €.

Pour vous le procurer, merci de contacter Daniel OSOWIECKI ([email protected] – 06 23 31 43 46).

🌿 Traditions du mois de mai en Alsace 🌿🌙 La nuit des sorcièresLa nuit précédent le 1er mai, la nuit de la Sainte Walpurg...
30/04/2026

🌿 Traditions du mois de mai en Alsace 🌿

🌙 La nuit des sorcières

La nuit précédent le 1er mai, la nuit de la Sainte Walpurge (Walburgisnacht), jouissait jadis d’une sombre réputation. Selon la croyance populaire, cette nuit-là se tenait le grand rassemblement annuel des sorcières sous l’égide démoniaque de leur maître Satan (sabbat).

Les lieux privilégiés de ces rendez-vous, des hauteurs aux sols arides, étaient le Bastberg pour l’Alsace du Nord, le Bollenberg près de Rouffach, le Gloeckelsberg pour la plaine agricole, le Britgyberg près d’Illfurth et le Kastelberg près de Koestlach pour le Sundgau.

Les sabbats des sorcières procèdent d’anciens rites païens, perpétués par les couches rurales de la population (paysan et païen sont issus du même terme latin « paganus »). Dégradées par la volonté inquisitoriale de l’église catholique, ces anciennes pratiques religieuses furent transformées en messes noires, en pacte avec le diable. Une fête gauloise connue sous le nom de « Beltain » se tenait le 1er mai et célébrait le mariage de la déesse mère Rosmerta et du Dieu Esus-Cernunnos. Robert, fêté le 30 avril, apparaît souvent comme le prénom du diable.

🌳 Les arbres de mai

Les « maies » d’honneur : ils sont plantés par les conscrits devant la mairie et le presbytère, les demeures des notables et les auberges, et restent en place jusqu’à la fin du mois de mai.

Les maies symbolisent l’arbre de vie, arbre qui, pour ses qualités de régénérescence, constitue l’exemple le plus probant du cycle des saisons éternellement renouvelé.

🌲 La plantation de « maie »

La plantation d’arbres (sapins ou bouleaux) enrubannés, attestée dès le XVe siècle, entre autres par les écrits de Geiler de Kaysersberg, est encore d’un usage très vivace en Alsace.

Les « maies » d’amour : les jeunes gens plantent des « maie » devant les fenêtres de leur fiancée ou des filles de leur classe.

🌸 Les demoiselles de mai

Dans nombre de villages, elles se réunissent sur la place du village ; beaucoup sont en robe blanche. Celle qui a été proclamée « Déesse de mai » se pare de feuillage frais et de fleurs printanières. Elles parcourent les rues de la commune, s’arrêtent et chantent des Mailied devant les portes. Quelques- unes sont munies de paniers où s’entassent les offrandes : confitures, gâteaux, fruits secs et sirops qui composeront le menu d’un goûter pris en commun, généralement dans une cour ou une grange de ferme, selon le temps.

Quelquefois, la « Déesse de mai » porte un jeune sapin enrubanné et fleuri, dont les longs rubans flottants sont tenus par ses plus proches compagnes.

Texte + photos du livre de Paul Kauffmann "Nos petits alsaciens chez eux"

L’étang du « Vieux Moulin » d’ Eschentzwiller: une ambition, une histoireÀ l’entrée d’Eschentzwiller, l’étang du « Vieux...
25/04/2026

L’étang du « Vieux Moulin » d’ Eschentzwiller: une ambition, une histoire

À l’entrée d’Eschentzwiller, l’étang du « Vieux Moulin » semble aujourd’hui faire partie du paysage depuis toujours. Pourtant, il est le fruit d’une initiative audacieuse, née au début des années 1950.

À l’origine du projet : Eugène Fillinger, entrepreneur mulhousien. En observant le site, il imagine non seulement un étang, mais un véritable lieu de vie : pêche, promenade… et même une piscine moderne alimentée par une source.

Le chantier est ambitieux. Il faut creuser, drainer, convaincre les propriétaires, surmonter les doutes. À l’époque, certains jugent le projet irréaliste. Mais Fillinger persévère. L’étang est finalement inauguré en août 1955, lors d’une grande fête populaire qui rassemble près de 2 000 personnes.

Le projet de piscine, lui, n’aboutira que partiellement. Trop complexe, trop coûteux, il reste un témoignage des ambitions de l’époque. L’étang, en revanche, devient rapidement un lieu emblématique : guinguette, canotage, bals… Pendant des décennies, le Vieux Moulin attire les habitants de la région.

Après près d’un demi-siècle d’activité, le site a depuis laissé place, au debut des années 2000, à un ensemble résidentiel.

Aujourd’hui, il reste dans les mémoires comme un lieu de convivialité, mais aussi comme le résultat d’une vision individuelle forte, capable de transformer durablement un paysage.



📚 Source : Bulletin #2 (1994) de la SHEZ – article L’ étang au « Vieux Moulin » (Y. Krempper)

📍 Conférence SHEZ – EschentzwillerLa Société d’Histoire d’Eschentzwiller et de Zimmersheim (SHEZ) vous invite à une conf...
24/04/2026

📍 Conférence SHEZ – Eschentzwiller

La Société d’Histoire d’Eschentzwiller et de Zimmersheim (SHEZ) vous invite à une conférence consacrée à un mystère encore largement méconnu de notre territoire :

« Avoir soif dans la Hardt : les entonnoirs (Trichtergruben), une solution à la question de l’eau ? »

🗓 Mardi 12 mai 2026 à 20h
📌 Caveau du Dorfhüss – Eschentzwiller
🎤 Par Jean-Jacques WOLF et Sébastien GOEPFERT



La Hardt, vaste massif forestier de Haute-Alsace, n’est pas une forêt primitive. Elle est le résultat d’une protection juridique millénaire, entourée depuis le Moyen Âge par de nombreux villages qui en exploitaient les ressources, notamment pour le pâturage.

Mais un paradoxe demeure : ce territoire est dépourvu de sources et de cours d’eau, alors même qu’il était utilisé pour l’élevage. Comment les hommes et les troupeaux s’y approvisionnaient-ils en eau ?

Les recherches récentes apportent un éclairage nouveau. Elles révèlent :

* l’existence d’anciens villages il y a près de 3 000 ans, avant l’installation de la forêt,
* la découverte, grâce notamment au LiDAR, de grandes fosses en forme d’entonnoirs (Trichtergruben).

Ces structures intrigantes pourraient avoir servi à faciliter l’accès à la nappe phréatique, profonde de 10 à 20 mètres, possiblement en lien avec des puits précaires en bois, à une époque où les techniques de construction en pierre n’étaient pas encore maîtrisées.

Cette conférence propose d’explorer ces hypothèses, à la croisée de l’archéologie, de l’histoire et de l’environnement, pour mieux comprendre l’occupation ancienne de la Hardt et les stratégies développées face à un milieu contraignant.



📚 Conférence organisée par la SHEZ
Entrée libre – Ouvert à tous

La maison dimière de Zimmersheim : un témoin de l’histoire locale🏡 Située au 4 place du Général de Gaulle, la maison dim...
14/04/2026

La maison dimière de Zimmersheim : un témoin de l’histoire locale

🏡 Située au 4 place du Général de Gaulle, la maison dimière est l’un des édifices les plus anciens du village. Son origine remonte au XVIᵉ siècle, comme en témoignent ses chaînages d’angle caractéristiques et certains encadrements de fenêtres de style Renaissance.

Mais au-delà de son architecture, ce bâtiment révèle une fonction essentielle dans l’organisation de la société d’Ancien Régime.

➡️ Un bâtiment au cœur du système seigneurial
La « maison dimière » était liée à la perception de la dîme, un impôt en nature prélevé notamment sur les récoltes. Les indices architecturaux et historiques suggèrent qu’il s’agissait d’un bâtiment officiel, probablement rattaché au Grand Chapitre de la cathédrale de Bâle, qui détenait d’importantes propriétés foncières à Zimmersheim.

➡️ Transformations et nouveaux usages
Au XVIIIᵉ siècle, l’édifice est profondément remanié : la toiture est modifiée et les ouvertures réorganisées, lui donnant un aspect plus classique.
Au fil du temps, il change de fonction et devient un lieu de vie du village : auberge, épicerie, puis café-restaurant « À la Croix Blanche », activité qui perdurera jusque dans les années 1970.

➡️ Une sauvegarde in extremis
En 1989, le bâtiment échappe de peu à la démolition grâce à la mobilisation de plusieurs habitants. Il est finalement intégré à un ensemble immobilier, non sans transformations.

-> Extraits de la publication de la SHEZ "Zimmersheim en images" (Bulletin #21). En cours de réimpression, sera disponible au tabac presse La Courtine, 6 Pl. du Général de Gaulle, 68440 Zimmersheim.

Adresse

4 Rue Des Tilleuls
Eschentzwiller
68440

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