28/05/2026
Hier 27 mai à Elne nous célébrions l’anniversaire de la création du conseil national de la Résistance (CNR).
Ce jour n’était pas encore journée officielle qu’Elne célébrait déjà le CNR et son programme « Les jours heureux ». A l’époque (2003) avec Raoul Vignettes, président départemental de l’Association Nationale des Ancien Combattant de la Résistance (ANACR), la ville dirigée par Nicolas Garcia décidait de lancer la première cérémonie départementale en hommage à la création du CNR dont le premier président fût Jean Moulin.
Celle-ci eut lieu dans notre ville, aujourd’hui encore l’ANACR donne rendez-vous aux siens au pied des remparts illibériens où trône une stèle sur laquelle figure une phrase extraite des mémoires du Général De Gaulle (voir photo de la plaque).
Depuis cette époque, l’ANACR a toujours organisé à Elne, avec la concours de la commune, la cérémonie départementale de commémoration de la fondation du CNR qui est devenue officielle en France en 2013.
Cette année et c’est scandaleux, il y a eu deux cérémonies, la nouvelle municipalité n’a pas daigné répondre à la sollicitation de Georges Sentis, président actuel de l’ANACR pour continuer cette organisation.
Au lieu de ça, le maire a fait sa cérémonie à 18h alors que l’association d’ancien combattants de la résistance, les élus d’opposition, le conseiller départemental et ancien maire et quelques militants à 18H00 honoraient en Gare d’Elne la mémoire de deux cheminots illibériens fusillés par la Gestapo. Comme prévu, c’est à 18H30 que débutait la cérémonie de l’ANACR commémorant la première réunion du Conseil National de la Résistance, devant la plaque au Rond-point du 27 mai 1943 (notons que la ville a également nommé une Rue 27 mai 1943).
Deux manifestations différentes, une nouvelle fois la ville se fait remarquer et c’est une honte pour Elne. D’autant que le discours prononcé par un conseiller municipal au nom de la ville a été pour le moins particulier. Pas un mot sur le CNR, ses objectifs, ses projets, sa composition. Pas un mot sur De Gaulle ou Jean Moulin, pas un mot sur l’union des Gaullistes et des communistes, sans oublier les syndicalistes de la CGT et pas un mot naturellement sur les n***s et les collabos dont la chasse aux résistants notamment étrangers était le « sport » favori.
Fort heureusement, le message de la secrétaire d’État aux anciens combattant, lu par un adjoint, était lui d’un tout autre niveau. Citant clairement les participants à cette première réunion du CNR, évoquant son programme progressiste portant par exemple le projet d’une Sécurité Sociale, d’une retraite pour tous…. Ce discours-là n’était pas à côté de la plaque lui.
Évidemment l’allocution de Georges Sentis pour l’ANACR (par ailleurs historien - chercheur) évoquait la résistance en Général et le CNR en particulier, avec une analyse historique fine, détaillée et surtout juste.
On notera que les élus d’opposition et le premier vice-président du Département et ex-maire ont participé aux deux cérémonies, celle de la ville et celle de l’ANACR.