01/04/2026
Les Cerfs et le Château.
Février 2026
Hauts de France
Je vois déjà certains photographes s'affoler devant cette image où les locaux reconnaitront aisément cet endroit.
Car cela est bien connu, les chasseurs attendent mes publications pour aller chasser et l'ONF pour faire leur demande de plans de chasse.
Ouf, la chasse est fermée et l'ONF avant même que je publie cette image, ils ne manquent pas de culot, ont déjà leurs demandes dans la poche.
Sur Compiègne, sans INA ( comptages nocturnes ), sans IC ( indices de consommation ), ils demandent pour la saison prochaine, accrochez vous bien, 420 cerfs, biches et faons à abattre pour la seule domaniale, soit plus que cette année.
Et oui, ils n'arrivent pas à venir à bout des grands cervidés qui gravitent d'un massif à l'autre et vont se réfugier dans des bordures privées non ou peu chassées et dans les villages.
Et justement, avant que Michael Noirot ne publie honteusement cette photo, des comptages au drone ont été réalisés cet hiver avec des caméras thermiques dans tous le secteurs où il y a un effet de réserve pour les raisons évoquées précédemment sur les massifs et les lisières de Retz, de Compiègne et de Laigue.
L'objectif de l'administration est d'effectuer la saison prochaine des battues d'effarouchement dans ces fameux secteurs avec l'accord du Préfet les jours de chasses à tir en domaniale afin de pouvoir enfin arriver à l'objectif aujourd'hui avoué de pouvoir planter sans protéger, d'être quasiment débarrassé des cervidés.
J'appelle donc mes amis photographes à enfin se mobiliser, à exprimer leur mécontentement devant l’augmentation des plans de chasse qui est le corollaire de l'exploitation intensive et industrielle de nos forêts.
Tout est lié.
Chacun doit se motiver, sortir de sa résignation, nombreux nous serons puissants.
A quelques uns, avec un article dans le Parisien, merci à Stéphanie Forestier et avec un bref passage pourtant calamiteux à BFM TV, les rabatteurs n'ont pas osé revenir aux pâtures de Pierrefonds et la grande harde au grand dam de certains est revenu.
N'oublions pas que sans ces lieux qui sont des places de brame très animées et donc de véritables pouponnières, les puristes ne verraient plus un seul grand cervidé en forêt domaniale.
Il faut donc se réunir, s'organiser et se préparer pour la saison prochaine et faire pression en se montrant sur le terrain là où les prélèvements n'ont pas lieu d'être.
Tout simplement pour que vive le Cerf, pour que nous puissions encore nous émouvoir de l'apparition d'une harde.
Tout simplement pour préserver un Patrimoine vivant, une Forêt, des Rêves, la Vie, l'Espoir.
Le grand Vincent Munier, nous a montré dans un film, certes où l'ONF est partenaire, où est l'essentiel :
-Dans la poésie et l'émerveillement face au Vivant et non dans le renoncement.
Ne renonçons pas.
Merci à vous !!!!