31/05/2026
En cette fête des mères, nous souhaitons adresser une pensée sincère à toutes les mamans :
À celles qui peuvent serrer leur enfant dans leurs bras ;
À celles qui attendent un message, un appel, un regard ;
À celles qui vivent pleinement leur maternité ;
Et à celles qui vivent aujourd’hui l’absence, la rupture du lien, parfois la solitude et le silence.
Nous souhaitons aussi avoir une pensée particulière pour toutes les mamans qui sont devenues grands-mères et qui souffrent également de la souffrance de leur enfant, et de l’éloignement de leurs petits-enfants, parfois depuis des années, dans une douleur souvent incomprise, minimisée ou invisibilisée.
Cette journée, présentée dans les médias comme une fête joyeuse, est un moment particulièrement sensible pour les mamans séparées malgré elles de leurs enfants. Ce dernier dimanche d’un mois de mai caniculaire ravivera surement le sentiment de solitude face à l’absence, l’incompréhension, l’injustice et la douleur. Être privée de son enfant est terrible, mais voir sa souffrance niée dans des débats idéologiques qui ravivent les haines est une double peine.
Mais par-delà le silence, il nous reste l’amour et la force d’un lien qu’il nous faut préserver avec détermination et espoir, à l’instar des Mères de la place de mai en Argentine, unique organisation de défense des droits humains ayant opposé pendant des années une résistance pacifique à la dictature et à la répression pour savoir ce qui était arrivé à leurs enfants.
Les Mères étaient engagées dans une politique centrée sur l'enfant, symbolisée par les foulards blancs qu'elles portaient sur la tête. Ces foulards, à l'origine des couches, étaient brodés des noms de leurs enfants ou proches disparus. Rosa Roisinblit, décédée l’année dernière à l’âge de 106 ans, a fait traduire les responsables devant les tribunaux.
Que ce dernier dimanche de mai soit le plus doux possible à toutes les mamans de l’ACALPA. Nos enfants sont toujours dans nos cœurs, même si on essaye de le cacher.