02/07/2026
« Nous sommes prêts. »
C’est la réponse que Monsieur le Maire nous a apportée lors du dernier conseil municipal lorsque nous l’avons interrogé sur le risque incendie.
Être prêt, c’est indispensable.
Mais, alors que le Premier ministre vient de se déplacer à Marseille en raison du niveau de risque exceptionnel, une question s’impose : avons-nous vraiment tout fait pour éviter qu’un incendie ne se produise ?
Car, ce qui se passe actuellement à Lançon ou Rognac, aurait pu arriver chez nous.
Le rôle d’une municipalité ne consiste pas seulement à gérer une crise lorsqu’elle survient. Il consiste aussi à tout mettre en œuvre pour réduire le risque avant qu’elle n’arrive.
Aujourd’hui, les réponses sont malheureusement préoccupantes :
❌ Aucun plan de gestion commun pour protéger le massif de la Nerthe.
❌ Aucune réunion de préparation entre les cinq maires concernés et le SDIS13 avant la saison à risque.
❌ Aucun contrôle systématique des barrières DFCI par la police municipale lors des journées de risque maximal.
❌ Aucun comité communal dédié au risque incendie, contrairement à ce qui existe au Rove ou à Ensuès-la-Redonne.
❌ Aucune campagne de sensibilisation auprès de nos collégiens.
❌ Aucune démarche auprès des hôtels et campings pour informer les touristes des bons comportements.
❌ Une signalisation des interdictions d’accès aux massifs encore trop peu visible.
Les incendies de Los Angeles ou celui de l’Estaque en 2025 nous l’ont rappelé : les feux d’aujourd’hui ne sont plus ceux que nous connaissions il y a vingt ou trente ans. Désormais, ce sont nos quartiers, nos maisons et le cœur même de nos villages qui peuvent être menacés.
En montagne, chacun connaît les règles face au risque d’avalanche. Cette culture du risque sauve des vies. Sur la Côte Bleue, il est temps de développer la même culture du risque incendie.
Parce que la meilleure façon de combattre un feu… c’est d’éviter qu’il ne démarre.