20/04/2026
Communiqué de presse
1er mai : une décision incompréhensible, inéquitable et le choix de l’insécurité juridique pour les entreprises artisanales de l’alimentaire
Les professions de la boucherie et de la poissonnerie expriment leur très profond regret et leur incompréhension totale à la suite de la décision du gouvernement de ne permettre qu’aux seuls boulangers et fleuristes d’ouvrir avec leurs salariés, leurs établissements le 1er mai, à l’exclusion de l’ensemble des autres commerces de bouche. Par celle-ci le gouvernement, a manqué de courage, plutôt que de clarifier la situation, il a préféré le désordre.
En premier lieu, cette décision crée une rupture manifeste d’égalité entre les professions que rien ne justifie. Les bouchers et les poissonniers – professions essentielles au moment du Covid – répondent, au même titre que les autres commerces de bouche, à des besoins nécessaires, à des habitudes ancrées et une tradition établie de consommation lors des jours fériés.
Plus grave, cette situation maintient une insécurité juridique majeure sur nos entreprises alors même que l’opportunité était présente pour clarifier la situation. Les professionnels qui décideront d’ouvrir – comme ils le font chaque année – s’exposent à des interprétations incertaines et locales de l’administration, à des risques de contentieux et à une absence de lisibilité et de sérénité.
Enfin, cette interdiction pénalise aussi directement nos salariés dont une très large majorité manifeste, comme chaque année, la volonté de travailler cette journée afin de bénéficier d’une rémunération doublée, dans un cadre prévu par notre convention collective, signée par l’ensemble des syndicats représentatifs et étendue par la direction générale du travail, et qui prévoit explicitement la possibilité pour eux de travailler le 1er mai.
Nos métiers prennent donc acte aujourd’hui de la décision du gouvernement. Nous continuerons en lien avec nos interprofessions, ainsi qu’avec l’ensemble des métiers laissés de côté par cette décision et qui continueront de supporter une situation injuste et absurde, de mener les actions qui s’imposent pour que le bon sens et la raison l’emporte.
Quoi qu’il en soit, la CFBCT et l’OPEF, n’entendent pas en rester là et défendront chaque adhérent en cas de contrôle de l’inspection du travail.