11/07/2026
Nommer François-Noël Buffet comme Défenseur des droits n’est pas un simple choix de personne. C’est un choix politique.
À l’heure où l’extrême droite est plus proche que jamais du pouvoir, l’indépendance des contre-pouvoirs devrait être une priorité absolue.
Pourtant, depuis plusieurs années, nous assistons à une banalisation des idées réactionnaires et à une droitisation du débat public.
Les gouvernements Macron ont déjà compté en leur sein des ministres et responsables qui se sont opposés au mariage pour tous, ont participé ou soutenu la Manif pour tous, ou ont porté des politiques toujours plus dures envers les personnes étrangères, les associations et les libertés publiques.
Aujourd’hui, Emmanuel Macron propose François-Noël Buffet comme Défenseur des droits.
Cette nomination a suscité une inquiétude immédiate de la société civile. Plus de soixante associations nationales de défense des droits humains ont dénoncé ce choix, estimant qu’il risque d’affaiblir la confiance indispensable dans une institution chargée de protéger les victimes de discriminations, les personnes LGBTQIA+, les personnes étrangères, les enfants, les personnes en situation de handicap, les lanceur·ses d’alerte et toutes celles et ceux qui voient leurs droits menacés.
Le Défenseur des droits n’est pas un ministre.
Il doit être capable de rappeler l’État à l’ordre, de dénoncer les discriminations, les abus de pouvoir et les atteintes aux libertés fondamentales, y compris lorsqu’ils émanent du gouvernement lui-même.
Dans une démocratie, les contre-pouvoirs ne sont pas des obstacles.
Ils sont une garantie.
Les droits fondamentaux ne disparaissent jamais d’un seul coup.
Ils reculent progressivement, au rythme des renoncements, des discours de haine banalisés, des institutions affaiblies et des nominations politiques.
Face à la montée de l’extrême droite et à la normalisation de ses idées, nous avons besoin d’institutions plus indépendantes, plus fortes et plus courageuses.
Pas plus dociles.
🏳️🌈 Les droits humains ne sont ni une opinion, ni un privilège.
Ils sont le socle de notre démocratie.