La 30e compagnie U.S.

Appeler

La 30e compagnie U.S. La 30e compagnie U.S. est une association a but non lucratif qui organise des manifestations et expo

05/10/2026

Finisher du 18 km 400 D+ du Trail du Maquis du Vercors en tenue et chaussure époque, de nuit.

Fier d'avoir rendu hommage aux anciens 🇨🇵

Merci à l'orga de m'avoir permis de participer tout en organisant les animations.
Merci aux bénévoles, trailers et les copains reconstitueurs pour m'avoir encouragé tout le long du parcours 😁

📸 Merci la team photographe et plus précisément Émilie pour cette magnifique photo à l'arrivée.

05/10/2026
01/10/2026
Retour en image de notre défilé suivant le camp de Marcq en Ostrevent, organisé par la 30ème Compagnie US
01/10/2026

Retour en image de notre défilé suivant le camp de Marcq en Ostrevent, organisé par la 30ème Compagnie US

30/09/2026

« ATTENDS-MOI, PAPA ! » : LA PHOTO D’UN ENFANT CANADIEN DEVENU LE SYMBOLE DES FAMILLES SÉPARÉES PAR LA GUERRE

Le 1er octobre 1940, à New Westminster, en Colombie-Britannique, le photographe du Vancouver Daily Province Claude P. Dettloff se place dans la rue pour photographier des soldats canadiens en marche. Les hommes du British Columbia Regiment (Duke of Connaught’s Own Ri**es) quittent la ville pour rejoindre leur nouvelle affectation. Soudain, un petit garçon de cinq ans, Warren « Wh**ey » Bernard, échappe à la main de sa mère Bernice et court vers la colonne. Son père, le soldat Jack Bernard, se retourne et lui tend la main sans rompre les rangs. Dettloff déclenche exactement à cet instant. Il vient de réaliser l’une des photographies canadiennes les plus célèbres de la Seconde Guerre mondiale.

La puissance de l’image tient à ce qu’elle ne montre ni bataille, ni destruction, ni mort. Elle montre ce qui précède : la séparation. À gauche, Bernice tend le bras vers son fils ; au centre, Wh**ey court vers son père ; à droite, Jack Bernard sourit et tend sa main, alors que derrière lui la colonne semble se prolonger presque à l’infini. La photographie sera rapidement connue sous le titre « Wait for Me, Daddy » — « Attends-moi, Papa ! ». Elle est publiée dès le lendemain et connaît une diffusion considérable. Elle sera ensuite utilisée lors des campagnes canadiennes d’emprunts de guerre. À travers cette scène spontanée, des milliers de familles reconnaissent leur propre expérience : le père, le mari, le frère ou le fils qui part sans que personne puisse savoir avec certitude quand — ni même s’il — reviendra.

L’histoire comporte cependant une nuance importante : les hommes photographiés ce jour-là ne partent pas directement outre-mer. Le régiment se dirige alors vers Nanaimo, sur l’île de Vancouver. Le British Columbia Regiment sera ensuite transformé en unité blindée et envoyé en Europe en 1944 au sein de la 4e Division blindée canadienne. Il combattra notamment en Normandie, dans la poche de Falaise, puis lors de la progression vers la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne. Jack Bernard survivra à la guerre. Pendant près de cinq années, l’enfant immortalisé courant vers lui grandira avec l'incertitude qui accompagne des millions de familles de combattants.

En octobre 1945, Jack Bernard rentre finalement au Canada et retrouve son fils. Wh**ey a alors dix ans. La photographie, elle, a depuis longtemps dépassé leur histoire familiale pour entrer dans la mémoire collective canadienne. Une statue reproduisant la scène sera même érigée des décennies plus t**d à New Westminster. Ce qui rend encore aujourd’hui cette image si bouleversante tient probablement à sa simplicité : Wh**ey ne comprend ni les stratégies militaires, ni les enjeux géopolitiques, ni l’immensité de la guerre qui ravage le monde. Il sait seulement que son père s’éloigne. Alors il court pour le rattraper.

Source de l’illustration : Claude P. Dettloff, « Wait for Me, Daddy », New Westminster, Colombie-Britannique, Canada, 1er octobre 1940 — photographie d’époque colorisée.

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30/09/2026

26 SEPTEMBRE 1918 : LES PETITS CHARS RENAULT FT AMÉRICAINS PARTENT À L’ASSAUT EN ARGONNE

Le 26 septembre 1918, à 5 h 30 du matin, l’une des plus grandes offensives de l’armée américaine pendant la Première Guerre mondiale commence entre la Meuse et la forêt d’Argonne. Après plusieurs heures de préparation d’artillerie, les fantassins de la 1st U.S. Army du général John J. Pershing s’élancent contre les positions allemandes. Avec eux avancent plusieurs centaines de chars, dont les petits Renault FT de fabrication française visibles ici, utilisés par les unités blindées américaines. Avec environ 6,5 tonnes, deux hommes d’équipage et une tourelle entièrement pivotante armée soit d’un canon de 37 mm, soit d’une mitrailleuse, le FT représente une conception particulièrement novatrice : moteur à l’arrière, pilote à l’avant et ar****nt installé dans une tourelle centrale, une architecture qui influencera profondément le développement ultérieur du char.

Les Américains ont découvert le FT en France et l’ont adopté pour équiper leurs premières unités de chars légers. Les États-Unis avaient bien prévu d’en fabriquer une version nationale, le M1917, mais celle-ci n’arriva pas à temps pour combattre avant l’armistice. Les équipages américains utilisent donc des Renault construits en France. Lors de l’offensive de Meuse-Argonne, les chars légers américains sont regroupés notamment au sein des 304th et 305th Tank Brigades ; la 304th est commandée par le lieutenant-colonel George S. Patton, alors âgé de 32 ans. Dès le premier jour, Patton accompagne personnellement l'avance de ses chars avant d'être grièvement blessé à la cuisse. Ces engins ne sont pas destinés à affronter d’autres chars : ils doivent surtout accompagner l’infanterie, neutraliser les mitrailleuses, franchir les réseaux de barbelés et désorganiser les points d’appui allemands.

Mais l’Argonne constitue un terrain redoutable pour les blindés de 1918. Routes étroites, bois, ravins, cratères d’obus, tranchées et sols bouleversés ralentissent les FT, dont la vitesse ne dépasse guère celle d’un homme au pas. Les pannes mécaniques et l’approvisionnement en carburant constituent des difficultés aussi sérieuses que le feu ennemi. À l’intérieur, les deux hommes travaillent dans un espace exigu, bruyant et étouffant : le conducteur dirige l’engin tandis que le chef de char doit observer, commander et servir lui-même l’ar****nt. Contrairement à l’image des grandes formations blindées de 1940 ou de 1944, le char de 1918 demeure avant tout une a**e d’accompagnement de l’infanterie, dont l’efficacité dépend étroitement de la coordination avec les fantassins et l’artillerie.

La Meuse-Argonne va se prolonger pendant quarante-sept jours, jusqu’à l’armistice du 11 novembre. Plus d’un million de soldats américains y seront engagés au fil de l’offensive, qui devient la plus importante opération menée par l’American Expeditionary Forces pendant la guerre. Les pertes américaines sont considérables : environ 26 000 morts et plus de 95 000 blessés selon les décomptes habituellement retenus. Les modestes Renault FT photographiés le 26 septembre symbolisent pourtant une révolution militaire déjà en marche. Vingt ans plus t**d, le char sera devenu l’une des a**es dominantes de la guerre mécanisée. En 1918, cette révolution tient encore dans un engin de six tonnes avançant à quelques kilomètres à l’heure, avec seulement deux hommes enfermés derrière quelques millimètres d’acier.

Source de l’illustration : chars légers Renault FT de fabrication française employés par les forces américaines pendant l’offensive Meuse-Argonne, France, 26 septembre 1918 — photographie d’époque.

27/09/2026
01/03/2026
01/03/2026

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