20/10/2026
Après la mobilisation massive du 17 octobre (plus de 800 000 personnes dans la rue), Macron et son gouvernement appellent à l’« Union sacrée » et à « l’ordre républicain », en ciblant les « violences » et « l’ultra gauche » pour criminaliser le mouvement, en particulier la forme de grève des lycéen·nes. Nous refusons ce piège : la violence, c’est eux.
C’est la violence répressive d’abord : plus de 7 000 enfants placés en garde à vue, des lycéen·nes mutilé·es, et un ministre qui se vante de n’avoir donné « aucune consigne de retenue ». C’est surtout la violence sociale de leur politique au quotidien : 783 mort·es au travail en 2025, 32 765 lits d’hôpitaux supprimés entre 2017 et 2024, 10 000 postes d’enseignant·es en moins, les mort·es des canicules, les suicidé·es du travail, la précarité et les bas salaires. Les pyromanes, ce sont ceux qui détruisent les services publics, pas celles et ceux qui s’en indignent. Leur appel au calme vise à diviser et à faire taire la colère sociale avant les élections.
À leur ordre fondé sur le profit, nous opposons celui de la République sociale. Pour imposer nos revendications, les manifestations ne suffisent pas : il faut étendre la grève, public comme privé, avec piquets visibles et revendications élaborées collectivement. Nous appelons à poursuivre la mobilisation jusqu’au 5 novembre, qui doit être un débordement plus puissant que le 17 octobre, dans la rue et surtout sur les lieux de travail, puis à construire la grève générale.
Déclaration de la CGT Educ’action 95 du 20 octobre 2026 Après le 17 octobre, pour imposer nos revendications, c’est la généralisation de la grève public-privé qui est nécessaire ! Partout, […]