13/03/2026
🟥 Extrême droite en Maine‑et‑Loire : de Segré à Cholet en passant par Angers, un paysage qui se radicalise
🔸 À Cholet, difficile d’oublier l’affaire de 2013, lorsque Gilles Bourdouleix, candidat en 2026 mais alors déjà maire, avait répondu à des gens du voyage par la phrase devenue tristement célèbre : « Hi**er il en n'a peut-être pas tué assez » (lien vers l'audio en commentaire).
Ces propos sont d’autant plus indécents que le Maine‑et‑Loire, à quelques dizaines de kilomètres de Cholet, à Montreuil-Bellay, porte dans son histoire l’existence d’un ancien camp de déportation pour les gens du voyage où des familles entières ont été enfermées à partir de 1940.
Rappeler aujourd’hui une telle phrase, dans un département marqué par cette mémoire, souligne à quel point la banalisation de la violence verbale peut heurter les descendants de ces familles et celles et ceux qui travaillent à préserver la mémoire des persécutions.
🔸 À Angers, le 6 février 2026, une retraite aux flambeaux a été organisée, comme depuis de nombreuses années, pour commémorer cette date du 6 février.
On y voyait une banderole « Honneur aux morts - 6 février 1934 » et une croix celtique, symbole régulièrement utilisé par des groupes identitaires. L’extrême droite tente aujourd’hui de réactiver trois dates pour se fabriquer une histoire héroïque et une façade culturelle. À chaque fois, il s’agit de détournements historiques :
- 1934 : présenter une tentative fasciste comme un soulèvement populaire.
- 1945 : réhabiliter Robert Brasillach, collaborateur et propagandiste du nazisme.
- 1956 : transformer une manifestation hostile à la paix en Algérie en geste “courageux”.
Ces réécritures servent un objectif clair : s’implanter dans nos quartiers, nos écoles, nos entreprises, et se donner une légitimité culturelle et politique.
🔸 A Segré, c'est Jean‑Eudes Gannat qui cherche désormais à s’implanter électoralement en se présentant aux municipales. Il est connu pour avoir été l’un des dirigeants de l’Alvarium, un groupuscule identitaire angevin dissous par le gouvernement.
L’Alvarium s’était fait remarquer par des actions militantes, des collages, des opérations de communication et des rassemblements très marqués idéologiquement.
La dissolution n’a pas mis fin à l’activisme de ses anciens membres, qui se réorganisent aujourd’hui dans d’autres structures. Il est actuellement poursuivi pour provocation à la haine raciale.
🗣️ Les 15 et 22 mars : pas une voix des travailleurs et travailleuses pour l'extrême droite à Angers, Cholet ou Segré !
Association Visa UD CGT 49 CFDT Maine-et-Loire Union Syndicale Solidaires Snes-Fsu 49 Confédération paysanne UNEF Angers - Ugeac L'Union Étudiante