11/10/2026
QUAND LE TEMPS DE LA JUSTICE N’EST PAS CELUI DES VICTIMES
Une affaire peut durer des années.
Une enquête peut s’arrêter.
Un dossier peut être classé.
Et pourtant, pour une victime, l’histoire ne s’arrête pas forcément là.
Dans l’affaire dite du « violeur des balcons », les faits remontent aux années 1990 et 2000.
Certaines victimes ont mis des années à pouvoir parler, à comprendre ce qui leur était arrivé, à retrouver d’autres victimes ou simplement à reprendre le contrôle de leur vie.
Pendant ce temps, la justice avance selon ses propres délais.
Mais peut-on demander à une victime de se reconstruire selon le calendrier d’une procédure judiciaire ?
Cette question dépasse notre seule affaire.
Elle concerne toutes les violences se*****es pour lesquelles le traumatisme, le silence et parfois l’absence d’information peuvent modifier profondément le rapport au temps.
Alors, faut-il repenser certains mécanismes de notre système judiciaire lorsque les victimes mettent des années à pouvoir agir ?
Nous ne prétendons pas avoir la réponse.
Mais nous pensons que la question mérite d’être posée.
💬 Selon vous, le droit devrait-il davantage tenir compte du temps du traumatisme lorsqu’il fixe les délais permettant à une victime de faire valoir ses droits ?
💙Sylvaine
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