Collectif Non à la bétonisation de la Constance

Collectif Non à la bétonisation de la Constance Une pétition et une action en justice sont en cours. Merci de votre soutien ! de la Constance.

Notre Collectif rassemble des associations et des citoyens pour la préservation du site cezannien de la Constance à Aix-en-Pce, menacé par un projet immobilier de 80 hectares. Le Collectif Constance rassemble des associations et des citoyens pour la préservation du site cezannien de la Constance et de sa biodiversité, à Aix-en-Provence, menacés par le projet immobilier. Quatre de ces associations,

France Nature Environnement 13, Sites et Monuments, Arc Fleuve Vivant et Sauvegarde des paysages de Cezanne, ont engagé une action en Justice.

21/05/2026
On ne lâchera rien face au mégaprojet de destruction et de bétonisation de la constance à Aix. La faute grave de la mair...
03/05/2026

On ne lâchera rien face au mégaprojet de destruction et de bétonisation de la constance à Aix. La faute grave de la mairie d'Aix continue son chemin en toute indifférence de la folie de ce projet qui détruit avenir et patrimoine de notre ville. Ruinera son image et la qualité de vie de tous ses habitants. Et le finances de la ville également.
Le conseil municipal vient de franchir une nouvelle étape en faveur de la Zac de la Constance en accordant avant hier une garantie d’emprunt à la société publique locale d’aménagement pour poursuivre les acquisitions foncières. Ce vote engage un peu plus la Ville dans une opération d’urbanisation massive, coûteuse, contestée, et toujours visée par un recours collectif en cours devant le tribunal porté par Collectif Non à la bétonisation de la Constance comme si la municipalité avait déjà décidé d’ignorer à la fois le droit, l’alerte citoyenne et les limites du territoire.

Depuis le début, ce projet repose sur une fiction politique mensogère : faire passer une artificialisation majeure pour un progrès écologique. Derrière les mots flatteurs d’“écoquartier” et d’“écocité”, la réalité demeure celle d’un basculement de dizaines d’hectares de terres naturelles et agricoles vers le béton, les voiries, les parkings, les réseaux et les constructions. Cette artificialisation aberrante ne détruit pas seulement des paysages ; elle affaiblit les fonctions vitales des sols, réduit leur capacité d’infiltration, accélère le ruissellement et aggrave les déséquilibres hydrologiques d’un territoire déjà sous pression.

Un sol vivant n’est pas vide. Il absorbe, filtre, retient, recharge, tempère et relie. Lorsqu’il est imperméabilisé, l’eau de pluie cesse de pénétrer normalement dans la terre, ruisselle plus vite, se charge en polluants, surcharge les réseaux et prive le territoire d’une part essentielle de sa régulation naturelle. Parler encore aujourd’hui de développement urbain sans partir de cette réalité physique, c’est planifier contre le cycle de l’eau lui-même.

C’est précisément ce que refuse Arc Fleuve Vivant. La question de la Constance ne concerne pas seulement un programme immobilier ; elle concerne l’avenir d’un bassin de vie, l’équilibre entre urbanisation et milieux vivants, le rapport d’Aix à ses terres, à ses paysages, à ses écoulements de surface, à ses affluents, à ses continuités écologiques. Artificialiser à cette échelle, c’est réduire la résilience d’ensemble du territoire.

Il faut aussi parler franchement de la dimension financière a un moment où toute la France est traversée du frisson du surendettement menaçant faillite de nos finances publiques et où la métropole Aix Marseille n'est plus en capacité de voter son propre budget. En garantissant l’emprunt de la structure d’aménagement pour les acquisitions foncières, la mairie verrouille davantage le projet et accroît la logique du fait accompli. Plus la collectivité avance financièrement, plus elle se met en situation de justifier demain l’injustifiable au nom des sommes déjà engagées. Cette fuite en avant est d’autant plus préoccupante que notre recours collectif contre la Zac est toujours en cours, et que la municipalité se comporte pourtant comme si tout était définitivement réglé. C'est pour moi incompréhensible.

À cela s’ajoute maintenant une récupération politique particulièrement révélatrice : l’idée d’installer le futur Muséum d’histoire naturelle à la Constance vient d’abord des opposants au projet de ZAC dont je suis, qui cherchaient à substituer à l’urbanisation massive une vocation culturelle, scientifique et d’intérêt général, bien plus cohérente avec le site. Or cette idée est aujourd’hui reprise par la mairie, non pour remettre en cause la Zac, mais pour l’habiller, l’adoucir et la rendre plus acceptable dans l’opinion. Le Muséum devient ainsi un argument de communication accolé à une opération qu’il devait précisément permettre d’éviter ou de repenser.

Il faut être clair : un Muséum d’histoire naturelle pourrait avoir du sens à cet endroit à une seule condition, celle d’être le projet du secteur, et non une construction de plus noyée dans un quartier saturé de logements, de bureaux, de commerces, de voiries et de circulation. Un équipement scientifique et culturel consacré au vivant, à la paléontologie, à la biodiversité et à la pédagogie environnementale n’a de valeur que s’il s’inscrit dans un site encore lisible, respirable, accessible et cohérent. Il perd son sens s’il devient l’alibi prestigieux d’une bétonisation générale.

Le problème de la Constance est aussi celui de son accessibilité et de sa soutenabilité quotidienne. Le site est enclavé entre de grands axes routiers, séparé du centre-ville, avec des accès complexes et une forte dépendance à la voiture individuelle. Les transports en commun adaptés sont, aujourd’hui encore, largement insuffisants. Construire massivement dans une zone où les transports collectifs sont absents, faibles ou retardés revient à programmer davantage de trafic automobile. Et davantage de trafic signifie davantage d’émissions, davantage de bruit, davantage de congestion et une dégradation accrue du cadre de vie. On ne peut pas prétendre fabriquer un quartier exemplaire en partant d’un modèle de mobilité aussi fragile et aussi dépendant des flux routiers.

La question de la qualité de l’air est tout aussi déterminante. L’état initial du secteur est déjà dégradé par les émissions liées au trafic des infrastructures qui l’encerclent. Installer des milliers d’habitants supplémentaires dans un site dominé par ces flux, c’est organiser leur exposition à une pollution atmosphérique pérenne, avec les risques sanitaires que cela implique. C’est une raison supplémentaire de ne pas y construire massivement. Une ville responsable ne choisit pas d’augmenter délibérément le nombre de personnes vivant dans un environnement déjà altéré, alors même qu’elle pourrait préserver ces espaces pour mieux respirer.

Au fond, la Constance pose une question simple : jusqu’où une ville peut-elle prétendre s’étendre sans reconnaître ses propres limites ? Limites hydrologiques, limites paysagères, limites agricoles, limites climatiques, limites financières, limites sanitaires, limites démocratiques. Ce débat local rejoint une vérité plus large désormais bien établie : les changements d’usage des sols, l’érosion du vivant et la perturbation des grands équilibres écologiques nous ramènent aux limites planétaires, que les politiques publiques ne peuvent plus feindre d’ignorer.

Aix-en-Provence mérite une autre ambition que cette fuite en avant. Elle mérite une politique urbaine capable de loger sans détruire, d’investir sans s’enfermer, de protéger l’eau plutôt que d’accélérer son ruissellement, de respirer plutôt que d’aggraver la pollution, de respecter la justice plutôt que de mépriser les recours en cours, et de penser enfin la ville à partir du vivant. Arc Fleuve Vivant Sites & Monuments FNE Bouches du Rhône de Cezanne et leurs alliés, les 5000 signataires de notre pétition, continueront de défendre cette ligne, parce qu’une ville qui ne connaît plus ses limites finit toujours par abîmer ce qu’elle prétend développer. Stephane Salord Stéphane Coppey Christine Ferrario de jerphanion

14/04/2026

La planète a ses limites, une ville aussi. Logique, non ?

On nous répète que l’humanité a franchi des « limites planétaires », ces seuils au‑delà desquels le climat se dérègle, la biodiversité s’effondre, l’eau se raréfie. Nous avons longtemps vécu comme si la Terre était infinie. Elle ne l’est pas. Et nos villes non plus.

Les scientifiques ont défini quelques grandes limites – climat, biodiversité, eau douce, sols, pollutions chimiques, océans – au‑delà desquelles l’« espace sûr » pour l’humanité se rétrécit dangereusement. Mais ces limites globales ne sont pas des abstractions qui flotteraient au‑dessus de nos têtes. Elles ne sont rien d’autre que l’addition des limites de tous les territoires qui composent la planète. Chaque métropole qui artificialise, chaque vallée qui assèche ses nappes, chaque ville qui s’étale au mépris de la chaleur, de l’air et de l’eau pèse sur ce dépassement. À Aix, notre responsabilité est donc simple : si nous refusons de reconnaître les limites de notre territoire, nous contribuons à franchir un peu plus celles de la Terre.

Une ville a, elle aussi, des limites : limites de chaleur supportable, de pollution respirable, de terres agricoles sacrifiables, de nature que l’on peut encore bétonner sans se condamner. Limites aussi de circulation supportable, de bruit, de temps perdu dans des transports saturés, de prix du logement qui chassent les habitants au profit d’un surtourisme ravageur. Continuer à faire comme si ces limites n’existaient pas, c’est refuser de voir que le monde a changé.

À Aix, nous les connaissons déjà, ces limites. La chaleur qui s’abat sur les places minérales, les arbres qui disparaissent plus vite qu’ils ne sont replantés, les épisodes de pollution où l’on demande aux plus fragiles de rester chez eux. Les bus coincés dans les embouteillages, les mobilités douces reléguées, les habitants contraints de s’éloigner toujours plus faute de logements accessibles, pendant que le centre se remplit d’appartements touristiques et de résidences secondaires. Une ville où il devient plus facile de réserver une nuit pour un week‑end que de se loger à l’année.

Dans ce contexte, la ZAC de la Constance illustre un déni plus profond encore. Dans une ville déjà asphyxiée par la circulation, frappée de plus en plus durement par les canicules, entourée de terres précieuses pour l’eau, l’alimentation et la biodiversité, on persiste à vouloir étaler l’urbanisation. On prévoit de détruire des sols vivants, d’ajouter des milliers d’habitants entre deux autoroutes, dans une zone déjà marquée par le bruit et une mauvaise qualité de l’air. Comme si, au XXIᵉ siècle, le projet moderne, c’était encore de loger des familles dans un couloir routier.

La Constance, c’est le projet de trop. Non pas parce qu’il ne faudrait plus loger, mais parce qu’il faut enfin choisir comment, où, et pour qui nous construisons. Dans un monde qui dépasse les limites planétaires, l’étalement sans fin d’une ville n’est plus un développement : c’est une fuite en avant. C’est ajouter de la voiture là où l’on devrait offrir des transports en commun efficaces, des pistes cyclables continues, des services de proximité accessibles à pied. C’est créer de nouveaux besoins de routes, de parkings, d’infrastructures, qui alourdiront encore la facture climatique, sanitaire et financière.

Prendre au sérieux les limites de la planète, c’est accepter de fixer des limites à la ville. Dire : stop à l’artificialisation, priorité au logement dans le bâti existant, à la rénovation des passoires thermiques, au recyclage des friches et des bureaux vides. Décider qu’avant d’ouvrir un nouveau quartier dans les champs, nous utilisons d’abord le potentiel de logements dans la ville déjà construite. Affirmer que les terres agricoles et naturelles autour d’Aix ne sont pas un stock de mètres carrés constructibles, mais un patrimoine vital pour nourrir, rafraîchir et protéger.

C’est aussi regarder en face nos choix économiques. Une ville qui s’abandonne au surtourisme accepte de consacrer une part croissante de son parc immobilier aux séjours de courte durée, de renchérir les prix pour les habitants, de transformer son centre en décor. Une ville qui prend ses limites au sérieux choisit au contraire de préserver un équilibre : du logement pour celles et ceux qui y travaillent, des commerces de proximité, des services publics accessibles, une vie locale qui ne soit pas seulement une vitrine.

Les limites planétaires nous rappellent qu’il existe un plafond écologique à ne pas dépasser. À l’autre bout de l’échelle, chaque territoire dessine sa part de cette limite globale, en fonction de ses choix d’urbanisme, de mobilité, de logement, de tourisme. Les décisions prises à Aix ne sauveront pas, à elles seules, la planète. Mais elles diront dans quel camp nous sommes : celui qui persiste à griller les stops, ou celui qui accepte enfin de ralentir avant la falaise.

La planète a ses limites, une ville aussi. Les limites d’Aix se lisent déjà dans l’air que l’on respire, le temps que l’on met pour se déplacer, le prix des loyers, la chaleur sur les trottoirs l’été. À nous de décider si nous les respectons pendant qu’il est encore temps, ou si nous continuons à les ignorer jusqu’à la rupture. À Aix, ce choix commence par une évidence : renoncer à la Constance, ce projet de trop, et engager enfin un autre récit urbain – celui d’une ville plus sobre, plus respirable, plus juste pour ses habitants que pour ses touristes. Stephane Salord
avec

De Stephane Salord cofondateur de notre Collectif Non à la bétonisation de la Constance : "La Constance n’est heureuseme...
20/03/2026

De Stephane Salord cofondateur de notre Collectif Non à la bétonisation de la Constance : "La Constance n’est heureusement toujours qu’un projet grâce au recours que nous menons avec mes amis Collectif Non à la bétonisation de la Constance contre ce projet démentiel de destruction de 80 hectares de nature urbaine et de paysages cezanniens. Mais les panneaux eux sont déjà là… ! Ne jamais vendre la peau de l’ours... Thème clé des municipales ce projet est désormais perçu comme un danger par la plus grande partie de la population.
Voici le projet et nos propositions :
La Constance : choisir entre béton et biens communs
Le projet de La Constance, aux portes d’Aix, c’est d’abord une immense opération d’urbanisation : près de 80 hectares de nature urbaine voués à être transformés en un nouveau quartier coincé entre les autoroutes, avec 3500 logements et des dizaines de milliers de mètres carrés de bureaux et de commerces. On parle ici de terres agricoles encore vivantes, de milieux naturels, de paysages cezanniens qui forment aujourd’hui une grande respiration verte pour la ville, et que ce projet promet de recouvrir de béton, d’enrobé et d’infrastructures.
Sous les mots rassurants d’« écoquartier », il s’agit en réalité d’une vaste artificialisation de sols, d’une imperméabilisation massive, d’une densification au mauvais endroit, dans un secteur exposé à la pollution atmosphérique, au bruit, aux îlots de chaleur. Construire ici, c’est ajouter des nuisances à des nuisances, et prétendre ensuite compenser par quelques arbres et par du marketing vert ce qui, dans les faits, est une destruction d’un des derniers grands espaces naturels de la ville.
Face à ce projet, une opposition déterminée s’est levée. Marc Pena Aix Avenir s’y est clairement opposé, considérant – comme nous – que La Constance est à la fois une aberration écologique, une faute urbanistique et une erreur politique. Il refuse que ce site devienne le symbole d’un urbanisme à contre‑temps des urgences climatiques, à rebours du bon sens, et il porte au contraire une autre vision de ce territoire, qui rejoint celle que nous défendons avec constance depuis des années.
Car notre combat ne se résume pas à dire « non » : nous disons surtout « oui » à un autre avenir pour La Constance. Nous voulons y implanter un grand parc urbain ouvert à tous, véritable poumon vert d’Aix dont l'air est si pollué, où la nature serait pleinement reconnue comme un bien commun et non comme une réserve foncière. Nous voulons y créer une ferme pédagogique, où les enfants, les familles, les écoles pourraient renouer avec la terre, comprendre d’où vient la nourriture, découvrir les métiers agricoles, les cycles du vivant, la biodiversité ordinaire et extraordinaire qui habite ce plateau.
Nous proposons aussi d’y accueillir le Museum d’Histoire naturelle, dans un lieu à la hauteur de ses collections et de sa mission. Quel meilleur site, en effet, pour parler de nature, de temps long, de climat, d’espèces menacées, que cet espace où se rencontrent histoire agricole, paysages cezanniens et enjeux écologiques contemporains ? Installer le Museum à La Constance, c’est le replacer au cœur de la ville de demain, dans un écrin cohérent avec ses valeurs, en faisant de ce plateau un grand lieu d’éducation populaire à l’environnement.
Ce que nous défendons, c’est donc un véritable projet de ville :
- une ville qui protège ses terres agricoles plutôt que de les sacrifier
- une ville qui choisit la nature comme infrastructure essentielle – pour la santé, la fraîcheur, la qualité de l’air, la biodiversité – plutôt que de la considérer comme un décor ;
- une ville qui fait de l’éducation, de la culture scientifique et de la transmission des savoirs un pilier de son développement, en articulant parc urbain, ferme pédagogique et Museum d’Histoire naturelle.
À l’inverse, le projet actuel de La Constance enferme la ville dans les logiques dépassées d’un urbanisme de l’étalement et de la construction d'un quartier massif sans âme : on consomme un immense morceau de territoire alors que des solutions existent dans le tissu déjà bâti, dans les friches, dans la rénovation et la réutilisation de l’existant. On promet un « quartier exemplaire » mais on commence par détruire ce qui, précisément, fait l’exemplarité d’un territoire : ses sols vivants, ses paysages, ses continuités écologiques, ses possibilités d’inventer autre chose que plus de mètres carrés construits.
C’est pour toutes ces raisons que nous avons engagé un recours et que nous poursuivons ce combat avec détermination : parce que La Constance est un test. Un test de sincérité écologique, un test de courage politique, un test de respect pour les habitants. Avec Marc Pena, avec toutes celles et ceux qui refusent ce gâchis, nous affirmons que ce plateau doit devenir un symbole de la ville qui protège et qui invente, et non un énième exemple de ville qui s’efface derrière les intérêts immobiliers.
Ne jamais vendre la peau de l’ours, cela veut dire ne pas céder à l’idée que ce projet serait déjà écrit. Il est encore temps de choisir. De choisir entre un quartier de plus au milieu des autoroutes, et un grand parc urbain vivant. Entre un simple programme immobilier, et un lieu d’éducation, de culture, de liens avec le vivant. Entre la facilité du renoncement et l’exigence de construire, ensemble, une autre manière de faire la ville.
La Constance peut devenir le cœur vert et vivant d’Aix, un lieu de fierté plutôt qu’un motif de regrets. À nous, collectivement, de faire en sorte que ce soit cette voie-là qui l’emporte ce dimanche en votant pour Marc Pena et Aix Avenir

Madame Joissains refuse la concertation et le débat
11/03/2026

Madame Joissains refuse la concertation et le débat

Hier soir, l’assemblée générale de l’Association pour la Sauvegarde des Paysages de Cézanne avait un goût tout particuli...
05/03/2026

Hier soir, l’assemblée générale de l’Association pour la Sauvegarde des Paysages de Cézanne avait un goût tout particulier. En pleine campagne électorale aixoise, alors que la contestation contre le méga projet immobilier de la Constance voulu par la maire d'Aix grandit et finit enfin par gagner l'opinion publique et politique, la salle respirait une détermination intacte. La chaise vide (désormais tristement habituelle) de la mairie actuelle lors de la grande soirée d'avant hier organisée par devenir sur l'avenir urbain d'Aix, avait déjà permit d'exprimer pour beaucoup de candidats dont la liste de Marc Pena Aix Avenir les plus grands doutes sur ce projet disproportionné et dangereux.

Nous avons rappelé ce que représente ce plateau pour Aix : des paysages cézanniens uniques, peints et photographiés depuis plus d’un siècle, un corridor écologique entre la campagne et la ville, et l’un des derniers grands espaces naturels ouverts à l’ouest d’Aix. Y construire une ZAC « XXL » reviendrait à détruire ce qui fait l’âme de ce site : ses vues sur la Sainte-Victoire, ses terres encore agricoles, ses boisements, et la respiration paysagère qu’il offre à une ville déjà trop minérale au profit de quelques privilégiés !

Plusieurs points ont structuré les échanges :

- La ZAC de la Constance, c’est une densification massive à l’ouest d’Aix, sur un secteur déjà engorgé par le nœud autoroutier A8 / A51 et les zones d’activités voisines. Parler de « ville durable » pour y entasser logements, bureaux et routes supplémentaires relève du contre-sens : plus de voitures, plus de bruit, plus de pollution, plus de chaleur.
- Les associations présentes – des Paysages de Cézanne, FNE Bouches du Rhône Stéphane Coppey, & Monuments de Jerphanion , et Fleuve Vivant avec ferrario, Nathalie Quint et moi même – ont rappelé le recours intenté contre l’arrêté préfectoral autorisant cet aménagement. Ce recours n’est pas un geste symbolique, c’est un acte de résistance juridique face à une décision qui sacrifie le paysage, la biodiversité et la santé des habitants.
- La question des paysages cézanniens n’est pas un luxe esthétique : c’est un enjeu culturel, identitaire, économique et climatique. Détruire ces perspectives, c’est affaiblir l’image d’Aix, ville de bastides, de jardins, de collines, pour la transformer en banal nœud autoroutier entouré de béton.
- La Constance ne peut pas être regardée isolément : elle est intimement liée au projet de nouvelle bretelle entre l’A8 et l’A51. Ajouter des voies pour faire passer toujours plus de flux au même endroit, c’est aggraver la situation des riverains, des écoliers, des piétons et des cyclistes, déjà soumis à un trafic incessant et à une qualité de l’air dégradée.

Pour Arc Fleuve Vivant, que je représentais hier avec mes collègues, le lien est évident : ce qui se joue à la Constance touche directement la petite rivière Thumine et, au-delà, le bassin versant de l’Arc. Artificialiser ces terres, imperméabiliser les sols, densifier un secteur déjà saturé, c’est fragiliser encore un peu plus nos cours d’eau, leur biodiversité et leur capacité à faire face aux épisodes de pluies intenses. Protéger les paysages cézanniens, c’est aussi protéger la rivière et ses affluents.

En toile de fond, il y a enfin le contexte électoral. Les candidates et candidats aux municipales ne peuvent plus faire l’économie d’une prise de position claire sur la Constance, sur la bretelle A8/A51, et plus largement sur le modèle de développement d’Aix :
- continuer à empiler projets immobiliers et infrastructures routières dans des secteurs déjà saturés,
- ou choisir de préserver les paysages, la fraîcheur, la santé, et de repenser la mobilité et l’urbanisme à l’échelle de tout le pays d’Aix.

Hier soir, l’assemblée générale a montré que la société civile, elle, a déjà tranché : non à la destruction des paysages cézanniens, non à la densification insensée de l’ouest aixois, oui à une autre vision pour ce plateau – parc urbain, poumon vert, espace de nature et de culture – au service des habitantes et habitants plutôt qu’au profit du tout-béton et du tout-voiture.

Le combat continue, sur le terrain, devant les tribunaux, et désormais au cœur du débat démocratique. J'ai tenu à rappeler publiquement le combat déjà ancien et clairvoyant d' Guerrera Hervé qui a ouvert la voix sur ce sujet et qui était également présent pour Aix Avenir.

La soirée s'est clôturée par une lecture évocatoire de la lettre de rainer Maria Rilke à sa femme sur une œuvre de Cezanne. Vibrant et passionnant. Bernard De Jerphanion Olivier Foulon Monique Faillard Dominique Faillard Nathalie Quint Christine Ferrario Collectif Non à la bétonisation de la Constance Sites et Monuments , compte rendu par Stephane Salord cofondateur du Collectif. FNE Bouches du Rhône Christine Ferrario Sites & Monuments

Le muséum d'histoire naturelle à la Constance ? l'idée fait son chemin, au moins dans les médias ! de Stephane Salord : ...
26/02/2026

Le muséum d'histoire naturelle à la Constance ? l'idée fait son chemin, au moins dans les médias ! de Stephane Salord : Sans son muséum d'histoire naturelle depuis 14 ans, Aix devient amnésique. L’absence de muséum d’histoire naturelle accessible au public ampute la ville de son histoire profonde et de son lien à l’évolution du vivant. Les collections existent, les équipes travaillent, une mobilisation citoyenne est engagée, mais sans lieu emblématique, ce n’est tout simplement pas la même chose.
Pendant plus d’un siècle, le Muséum d’histoire naturelle a été l’un des grands repères aixois, et un hommage vibrant aux savants et scientifiques aixois ou passionnés d'Aix. On y venait en famille, avec l’école, entre amis, pour découvrir les fossiles, les minéraux, les oiseaux, les herbiers, tout ce qui raconte notre territoire sur le temps long. Un muséum, ce n’est pas un “musée de plus” : c’est la maison commune de la nature, de la connaissance, l’endroit où une ville se confronte à la fois à sa mémoire géologique et à ses responsabilités écologiques présentes.
Aujourd’hui, les trésors du muséum sont toujours là, mais en coulisses. Les réserves sont actives, des chercheurs et des médiateurs poursuivent un travail patient sur les collections, des ateliers pédagogiques et des animations existent. On inventorie des fossiles, on restaure des spécimens, on participe à l’inventaire de la biodiversité, on accompagne des projets éducatifs, et on fait des expositions comme actuellement celle sur les dinosaures, par ailleurs remarquable. Pourtant, pour la grande majorité des Aixois, le muséum a tout simplement disparu du paysage. Une ville universitaire, une ville d’art et d’histoire, une ville qui parle de transition écologique, ne peut pas durablement se satisfaire de la douloureuse absence d'un lieu.
Un muséum sans lieu, c’est une voix sans bouche. À Aix, nous avons la voix – collections, équipes, savoir-faire – mais dans un grand silence la ville ne redonne pas un visage et une adresse. Le futur site existe pourtant : ce doit être La Constance. Ce site-là, par sa situation, son histoire, son potentiel, a tout pour devenir le grand lieu aixois de la nature, des sciences, de la biodiversité. Faire de La Constance le muséum d’histoire naturelle d’Aix-en-Provence, ce serait envoyer un signal clair : nous assumons notre histoire naturelle et nous nous donnons les moyens de préparer l’avenir tout en protégeant un site exceptionnel que nous devons faire échapper à l'urbanisation .
Derrière cette vision, il y a déjà une mobilisation citoyenne forte. Une pétition circule, déjà signée par environ 1 500 personnes. Elles disent toutes la même chose : nous voulons retrouver notre muséum, nous voulons que les collections sortent de l’ombre, nous voulons un lieu ouvert, vivant, où se rencontrent les fossiles de la Sainte Victoire, les enjeux de l’eau, du climat, des paysages d’aujourd’hui et de demain. Cette pétition n’est pas un geste symbolique : c’est un mandat, donné par des habitants pour que la municipalité passe des non-dits aux actes.
Lien vers la pétition chères et chers : https://www.change.org/p/pour-la-r%C3%A9ouverture-du-mus%C3%A9um-d-histoire-naturelle-d-aix-en-provence
Nous appelons donc chacune et chacun à signer cette pétition, à la faire circuler, à la porter auprès de ses élus, de ses associations, de ses écoles. Plus nous serons nombreux, plus il sera difficile d’ignorer cette demande simple et légitime : rendre Aix à son muséum, et son muséum à Aix, en lui donnant enfin un lieu à la hauteur de son histoire, à La Constance, comme nous en appelons avec le Collectif Non à la bétonisation de la Constance
Car la vraie question n’est plus “faut-il un muséum ?”, elle est : voulons-nous d’une ville amnésique, coupée de la mémoire de ses paysages et de ses espèces, ou d’une ville qui assume pleinement son histoire naturelle pour mieux construire son avenir ?

Madame Joissains se dit soucieuse de l’écologie, mais qu’a t elle fait dans Aix : les arbres continuent d’être coupés du...
16/02/2026

Madame Joissains se dit soucieuse de l’écologie, mais qu’a t elle fait dans Aix : les arbres continuent d’être coupés du fait de l’incurie d’une municipalité conduite par son père, puis par sa mère, puis par elle, les espaces verts sont mal entretenus, la ville se minéralise chaque jour plus, faute de nouveaux espaces verts, le muséum d’histoire naturelle est abandonné dans les entrepôts de la ville et le magnifique plateau de La Constance va être livré aux promoteurs… tout cela porte à croire que ce n’est pas avec Sophie Joissains et en se gargarisant de poncifs que les choses changeront…

De Stephane Salord cofondateur de notre collectif : "Refusons la mort annoncée de la rivière La Thumine ! Cette semaine ...
15/02/2026

De Stephane Salord cofondateur de notre collectif :

"Refusons la mort annoncée de la rivière La Thumine !

Cette semaine on va s'intéresser à la rivière La Thumine, affluent de l'Arc, bordant à l'ouest La Constance sur tout son long, et qui a deux visages totalement différents.

Au fond du vallon, on l’aperçoit à peine. La Thumine ne fait pas de grands méandres photogéniques, ne traverse aucune place célèbre : elle glisse du Jas de Bouffan, derrière les parkings, longe les clôtures des lotissements, disparaît sous un rond‑point avant de réapparaître, plus loin, dans un fouillis de branches à La Constance, en pleine nature et champs agricoles. Vue du boulevard urbain du Jas de Bouffan, on croirait un simple fossé, une « servitude technique » parmi d’autres; mais si l’on descend sur ses berges, on découvre un petit monde serré autour de l’eau et de ses zones humides : une ripisylve encore dense, galerie d’ombres fraîches au milieu du dur béton.

Cette ripisylve, ce ruban d’arbres et de buissons qui accompagne la rivière, fonctionne comme une colonne vertébrale verte pour tout l’ouest aixois. Saules, frênes, robiniers, ormes et fourrés épineux s’y entremêlent, offrant des perchoirs aux oiseaux, des abris aux hérissons, aux renards, aux reptiles, et des zones humides précieuses pour les amphibiens. On y a recensé plus de 170 espèces animales et plus de 200 espèces végétales, dont certaines protégées, preuve que ce petit vallon sans gloire est, en réalité, un noyau de biodiversité coincé entre ville et campagne.

Pourtant, l’histoire de la Thumine ne commence évidement pas avec les immeubles ni les parkings aixois. Il faut remonter à l’Antiquité pour retrouver un tout autre paysage : celui d’un versant raviné, où l’eau descend naturellement vers la plaine de l’Arc, et où les habitants aménagent rapidement des drains, des fossés, des petits ouvrages de pierre pour domestiquer les ruissellements. Les archéologues ont mis en évidence des drains orientés ouest–est, suivant la pente, des fosses de plantation, des trous de poteaux, autant de traces d’un terroir organisé autour de l’écoulement de l’eau : sans ce travail patient, les terres seraient restées trop humides, impropres à une agriculture intensive.

Au XIXᵉ siècle, le cadastre napoléonien montre un paysage de vignes et d’oliviers structurés par ce vallon de la Thumine. Le ruisseau et ses fossés associés forment une infrastructure discrète mais vitale : ils drainent les parcelles, évitent l’engorgement des sols, participent à la fertilité des cultures. À cette époque, on ne parle pas de « corridor écologique » mais, de fait, la Thumine et sa ripisylve jouent déjà ce rôle : couloir humide au milieu des champs, refuge pour la faune, zone tampon lors des fortes pluies.

La grande bascule intervient au XXᵉ siècle, lorsque le plateau du Jas‑de‑Bouffan puis, plus largement, l’ouest d’Aix, se couvrent d’immeubles, de lotissements, de zones commerciales. Les routes se multiplient, les surfaces s’imperméabilisent, les ruissellements s’accélèrent, et la Thumine se retrouve progressivement recalibrée, rectifiée, parfois busée ou bordée de murs en béton. On lui demande d’évacuer les eaux pluviales d’un quartier entier, alors qu’elle n’était qu’un petit ruisseau agricole; son lit est enfermé, ses berges rognées, son identité de rivière presque effacée derrière sa fonction de « collecteur pluvial » !

C’est dans ce contexte que la notion de corridor vert prend tout son sens. Malgré les aménagements, la ripisylve de la Thumine n’a pas totalement disparu; au contraire, elle s’est maintenue comme un des rares linéaires boisés continus encore présents dans ce secteur. Les études menées par la MRAE concernant le projet de la ZAC de la Constance identifient clairement ce vallon comme une continuité écologique indispensable à préserver : bande d’arbres et de buissons qui relient l'ensemble aux espaces plus ouverts de la plaine de l’Arc, permettant le déplacement des espèces et jouant un rôle de filtre naturel pour les polluants transportés par les eaux. Mais la proximité de tels travaux nuira inévitablement à la La Thumine, à sa sérénité, et à son rôle écologique, vu l'immensité des terrassements envisagés… Après la Zac du Jas de Bouffan, ce sera alors la deuxième mort de la Thumine…

Autour de la Thumine, la ripisylve cumule en réalité plusieurs fonctions. Elle protège les berges contre l’érosion, stabilise les sols par ses racines, ombrage l’eau et limite son réchauffement, indispensable à la vie aquatique. Elle capte une partie des nitrates, des sédiments et des polluants venus des surfaces urbaines, joue le rôle de « station d’épuration naturelle » avant que l’eau ne rejoigne l’Arc. Pour la faune, c’est une autoroute verte : même si le lit est étroit, la bande boisée continue permet aux oiseaux, aux chauves‑souris, aux petits mammifères et aux insectes de circuler dans un paysage de plus en plus fragmenté.

Mais cette richesse écologique se trouve aujourd’hui sous pression. Le projet que nous contestons de ZAC de la Constance, les projets de voirie et l’augmentation considérable du trafic renforceront considérablement les risques : artificialisation accrue des sols, ruissellement plus rapide, pollution diffuse, perturbations lumineuses et sonores.

Notre collectif alerte sur le fait qu’un petit affluent comme la Thumine, déjà très sollicité, pourrait basculer définitivement si sa ripisylve est amputée ou trop fragmentée par les aménagements.

Dores et déjà mal entretenue et obstruée, l'arrivée de La Thumine au bas de la route de Valcros (voir photo Arc Fleuve Vivant ci dessous) est un enjeu d'aménagement et d'écologie important avant de se jeter dans l'Arc."

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