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Collectif Ubaye - Haut Verdon Ubaye - Haut Verdon : quel avenir pour nos vallées ? Pour une montagne durable.

A La Foux d’Allos, une halle des sports (1200 m2 au sol, 1 500 m2 d’activités) achève de pousser à l’entrée de la statio...
30/10/2026

A La Foux d’Allos, une halle des sports (1200 m2 au sol, 1 500 m2 d’activités) achève de pousser à l’entrée de la station, en lieu et place d’anciens cours de tennis. Un bâtiment disproportionné, reposant sur une énorme charpente métallique. Budget 3,95 M € : financement de la commune 40% soit 1.58 M€. L’État, Région Sud, Département, ADEME contribuent pour 60%. On y trouvera deux terrains de padel, un plateau multisports, des espaces fitness et sport-santé pour tous les âges, un mur d’escalade, un simulateur de golf. Le prix de ces activités n’est pas précisé, mais on nous annonce que le bâtiment sera géré avec un système automatisé via une application de réservation en ligne. Pas de création d’emploi, donc ?
La finalité ? « Un premier pas vers une transition des activités de montagne 4 saisons par une alternative au tout ski pour les stations du val d’Allos, avec en ligne de mire le développement du tourisme d’été ». Le Padel, le simulateur de golf, etc… sont donc des activités de montagne pour un tourisme d’été ? Pour notre part, et pour moins cher, nous préférons randonner au grand air, amener nos enfants au bord des torrents, courir sur les chemins, pendant les trois saisons sans neige. Quant à l’hiver, qui ira s’enfermer après une journée de ski ?
Enfin la référence aux stations du Val d’Allos fait sans doute allusion au Seignus ? Cette halle des sports aurait été plus utile dans le village d’Allos lui-même, plus central aussi pour les habitants de Colmars, Beauvezer, etc… Bref, beaucoup d’esbrouffe, un bâtiment disproportionné, dont la justification est mal assurée : est-il construit pour les touristes de La Foux, pour les habitants de la vallée ? D’autres équipements n’étaient-ils pas nécessaires, comme (par exemple) une piscine intercommunale ?
Un seul bon point : le centre sera mis gratuitement à disposition des établissements scolaires, des structures périscolaires et des associations locales.
Au-delà de la photo publicitaire, qui masque habilement le bâtiment d’habitation situé derrière (adieu la vue…pour les étages inférieurs), quelques photos de l’ouvrage, piliers métalliques à gogo, la « double peau » en bardage bois reste à poser.

Pour revenir dans le débat sur la dégradation des pistes de ski. Plusieurs facteurs sont évoqués par les uns et les autr...
22/10/2026

Pour revenir dans le débat sur la dégradation des pistes de ski. Plusieurs facteurs sont évoqués par les uns et les autres. Nous avons évoqué le ski et les engins lourds, parmi lesquels les dameuses. D’autres pointent du doigt le pastoralisme qui serait en augmentation. Débat important qui concerne deux des ressources actuelles de la montagne : le ski et l’élevage ovin. Notre point de vue est le suivant en essayant d’être objectifs si c’est possible ( ?) :
Les ovins d’abord : une tradition millénaire. Les troupeaux sont désormais plus importants, c’est vrai, mais peut-on parler « d’usine à viande » ??. Mais nous ne pensons pas qu’ils empêchent la pollinisation : beaucoup de ruchers dans le haut Verdon, les abeilles butinent partout sans que les brebis troublent la pollinisation. Les vallons pâturés (Auriac, Valdemars, Sestrières et tant d’autres) portent de très belles prairies intactes. Pas de manifestation d’érosion extensive des sols (cf. la zone « témoin » non skiée du post précédent et quelques photos).
Les skieurs ? Leur impact individuel est aussi certainement à minimiser, sauf si la neige est très mince quand les skis raclent le sol (ça arrive..). Sous la neige (qui est un bon isolant thermique), le sol n’est en effet pas gelé, donc sensible à toutes les attaques.
Pour nous, ce sont les engins lourds qui sont l’agent principal de la dégradation des pistes, par tassement et compaction du sol, qui induisent ruissellement, puis ravinement, et destruction de la couche humique : les tractopelles qui creusent les drains, tracent des pistes, transportent du matériel et les dameuses qui compressent les sols, surtout en fin de saison ou en fin d’après-midi quand la neige est mince et molle (cf leurs traces sur les photos jointes). Leur impact est sans comparaison avec la légèreté des traces d’un promeneur.
Pour nous il ne s’agit pas de de supprimer le pastoralisme, un régulateur important de l’équilibre entre forêts et prairies. Ni de supprimer le ski, qui est encore un poumon économique important. Mais de réfléchir à la fragilité spécifique des sols montagnards, qui sont soumis à des engins et des aménagements disproportionnés sans respect pour la longue histoire qui les a façonnés. Et qui les détruisent d’un coup de pelle.
Mais le débat reste ouvert

Cicatrisation des pistes de ski ? En août, la Régie Val d’Allos a annoncé qu’elle s’engageait dans un vaste programme de...
21/10/2026

Cicatrisation des pistes de ski ? En août, la Régie Val d’Allos a annoncé qu’elle s’engageait dans un vaste programme de revégétalisation de ses pistes, destiné à lutter contre l'érosion des sols, préserver la biodiversité et adapter durablement le domaine skiable. La cause de cette dégradation ? Selon la Régie, ce serait « le raccourcissement des périodes d'enneigement et la multiplication des épisodes pluvieux avec le changement climatique ».
Sur la piste de l’Ubac à La Foux (classée rouge), le constat est rude en effet : les dégâts sont évidents et importants. Sur de grandes zones, la végétation se réduit à quelques touffes d’herbes, le sol est à nu ou inexistant, la matière organique a disparu. Le ruissellement emporte les éléments fins, puis crée de véritables ravins dans le substrat. Les drains transversaux, faute d’entretien, se creusent ou se comblent, puis se déversent sur la pente. Difficile d’envisager un retour vers la prairie, faute du sol biologique nécessaire ! Au total, un paysage peu attractif dans la perspective des quatre saisons.
Ces dégradations ont été décrites et publiées par les scientifiques depuis plus de 40 ans, avant les effets du changement climatique actuel. C’est le passage répété des skieurs et le tassement du sol par les engins lourds qui ont eu raison de l’écosystème initial. Ajoutons qu’orientée à l’ouest, face au soleil du soir, la neige fond plus vite sur cette piste et protège mal le sol du passage des dameuses ou autres engins lourds. Plus que l’actuel changement climatique, c’est donc le passage répété des skis et des engins qu’il faudrait remettre en cause.
A proximité, les zones situées en dehors du passage des skieurs, offrent un site « témoin » : prairie naturelle dense, boisement conquérant de mélèzes, aucune trace d’érosion… malgré le changement climatique. Si on veut revenir à un paysage reverdi, c’est bien la pratique intense du ski qu’il faut réviser… même si évidemment personne ne nie l’existence du changement climatique.

Le bel automne est arrivé. Certains le qualifient à juste titre de « peintre des montagnes ». Erables jaune-vif, alisier...
19/10/2026

Le bel automne est arrivé. Certains le qualifient à juste titre de « peintre des montagnes ». Erables jaune-vif, alisiers orangés, sorbiers des oiseleurs jaune-orange piquetés de leurs fruits rouges-carmin. Le pommier hésite encore entre vert et jaune et il est couvert de pommes rondes et juteuses. Notre petit voisin l’écureuil y est venu faire ses courses ce matin…il faut bien partager ? Tombées au sol, les feuilles forment un tapis digne de la P***e. Un vrai feu d’artifice sur un fond de prairies jaune-doré. Les derniers troupeaux de brebis finissent de tondre...
Les mélèzes, pas encore complètement décidés ont commencé à tirer sur le jaune au-dessus de 2000 m en ubac. D’abord bonnet jaune, puis tout le feuillage. Merveille de douceur. A leur pied, le tussilage ou Pas d’Ane forme une mosaïque vert-jaune. On aimerait bien que l’automne dure longtemps.

Allez un poème de Lamartine, bien romantique, comme il se doit
« Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards ! »

Et, tant qu’on y est, pour les lecteurs, ceux qui aiment Jean Giono, les pages au début d’un « Roi sans divertissement » : « C’est là que l’automne commence (…) Ce matin, comme vous ouvrez l’œil, vous voyez mon frêne qui s’est planté une aigrette de plumes de perroquet jaune d’or sur le crâne….. «

D’abord, merci à tous les intervenants pour le dialogue en cours sur la question de la télécabine et de la liaison La Fo...
08/10/2026

D’abord, merci à tous les intervenants pour le dialogue en cours sur la question de la télécabine et de la liaison La Foux Pra Loup. Beaucoup d’idées. Nous ne sommes pas tous d’accord, loin de là, mais dans l’ensemble on peut encore se parler. Notre collectif, vous l’avez compris, s’oppose au projet et souhaite qu’il ne se réalise pas. Mais il tient aussi à l’échange et de ce point de vue c’est réussi.
Néanmoins certains vont un peu loin dans les contre-vérités… Non, « les techniques de reconstitution d'un couvert herbeux suite aux mouvements de terre » ne sont pas efficaces, ni hier, ni aujourd’hui. Non, les prairies ne sont pas plus vertes après l’aménagement des pistes, elles sont dégradées et parfois irrémédiablement. Quelques photos sur cette question : le raclage désastreux des pistes de l’ubac et de celle de Vescal , les dégradations dans le col de l’Aiguille (comparez les deux rives du torrent), l’état de la prairie sur les terrassements en haut du Crous (comptez avec celle qui est au-delà), les terribles dégâts à Isola 2000. Et aussi les effets du passage des snowtracks, une catastrophe, qui écrase les sols, les tasse et les rends imperméables donc marécageux. Etc, etc… Pour comparaison quelques prairies naturelles où il fait bon randonner, se coucher dans l’herbe et rêver en regardant le ciel.
Nous ne sommes pas contre le ski et les pistes. Il en faut pour tous, mais évitons les contre-vérités …

Télécabine La Foux-Pra-Loup, quelles nouvelles ? Et bien justement pas de nouvelles ! Particulièrement au sujet des étud...
01/10/2026

Télécabine La Foux-Pra-Loup, quelles nouvelles ? Et bien justement pas de nouvelles ! Particulièrement au sujet des études environnementales lancées depuis deux ans. L’association Séolane Ubaye haut Verdon a demandé l’information au responsable du pôle Montagne du SMEL : elle attend sa réponse, dont nous vous ferons part. L’examen attentif des lieux pose la question de l’utilité de cette opération estimée (pour la seule télécabine) à 43 M€ par Mme Bareille, présidente du 04.
1.Gain de temps ? Pas évident. La télécabine sera rapide, mais elle obligera les skieurs à des trajets longs et complexes sur des pentes raides, impossibles pour des skieurs inexpérimentés ou sensibles au vertige : pour atteindre le vallon de Serrenier au départ de La Foux, il faudra prendre le TSF de Vescal, puis descendre le vallon des Agneliers (terrassements nécessaires, destructeurs pour les sols et la végétation) et traverser pour prendre le TSF du Prouret jusqu’à la crête. Puis, il faudra passer sur une crête étroite (sensibles au vertige s’abstenir) pour atteindre le sommet du vallon de Serrenier et s’y engager sur des pentes très fortes afin de rejoindre la station intermédiaire de la télécabine. Au départ de Pra-Loup, le trajet est direct par la télécabine jusqu’au sommet de Vescal. Puis même trajet complexe que ci-dessus jusqu’à Serrenier. Beaucoup de temps de trajet !
2.Manque de neige sur la partie basse des pistes actuelles ? Argument discutable : les Agneliers sont situés à 1700 m et en ubac, le site de la future station intermédiaire est à 1820 m en versant sud, et sous la menace de chutes de blocs. Le gain de neige semble donc négligeable au regard de l’investissement et des risques. Un renforcement de l’enneigement aux Agneliers et la modernisation du TSK des Ubaguets seraient beaucoup moins coûteux.
3.Enfin, l’argument des « quatre saisons », avec la possibilité de monter des vélos sur la télécabine ? L’étroitesse des crêtes et les pentes très fortes ne se prêtent pas à ce sport. Faudra-t-il créer des tracés cyclables, dégradants pour l’écosystème ? Pendant les trois saisons sans neige, les randonneurs arpenteront -ils les crêtes ? Auront-ils envie de descendre jusqu’aux stations, puis de remonter à pied (600-800 m de dénivelé) ? C’est peu probable et l’environnement immédiat, pâturé et gardé par des chiens patous, est peu attirant sauf par son beau panorama.
Donc…. En attendant les études, pourtant promises pour 2025, on constate la démesure du financement pour le « plus de ski » attendu. Et on rappelle l’endettement de la France contrainte à l’emprunt, avec des taux d’intérêt très élevés. Les finances départementales ne vont pas mieux. D’autres investissements semblent aujourd’hui nécessaires pour les habitants des deux vallées.
La télécabine n’est pas nécessaire ! Il faut absolument garder intact le grand vallon sauvage de Serrenier !

Fragilité des terrains dans la haute vallée du Verdon Une photo de la route du Col d’Allos, publiée en 1911 (« La France...
29/09/2026

Fragilité des terrains dans la haute vallée du Verdon
Une photo de la route du Col d’Allos, publiée en 1911 (« La France inconnue » par M. Dorange) en dit long sur l’instabilité naturelle des versants dans ce secteur. On voit un paysage déchiré et dégradé. Au premier plan, les zones érodées par le passage des troupeaux. Plus loin, en blanc, des glissements de terrain : leurs coulées dénudées atteignent le torrent du col, lui-même attaqué. On constate que la plus longue coulée démarre exactement là où s’est produit le glissement profond qui avait coupé la route en 2023 (photos) : ce n’est pas un hasard, c’est là que la couche de terrains instables est la plus épaisse. Sur la rive opposée de la vallée du Verdon, le versant de la Tardée dominant le vallon de l’Aiguille est aussi affecté en 1911 par des glissements de terrain, comparables à ceux de 2023 (photos) et localisés dans le même secteur. Une photo plus récente (début des années soixante) y confirme la présence de dynamiques actives, torrents et arrachements.
En août 2026 le paysage est apparemment cicatrisé. La route du col longtemps fermée est de nouveau ouverte à la circulation. Mais, comme dit le proverbe : « méfiez-vous de l’eau qui dort ». Il faut évidemment conserver le passage du col, indispensable à l’activité commerciale et touristique entre Verdon et Ubaye. Il est nécessaire aussi de garder en tête cette fragilité structurelle de la montagne. Toute construction lourde déclencherait nécessairement la reprise des glissements. Le risque est latent, inutile de le provoquer.

Nos voisins n’ont pas de station de ski, mais ils ont des idées…En Ubaye, cela fait longtemps que la coopérative laitièr...
22/09/2026

Nos voisins n’ont pas de station de ski, mais ils ont des idées…En Ubaye, cela fait longtemps que la coopérative laitière de la vallée de l'Ubaye fait travailler les producteurs et régale ses visiteurs.
De l’autre côté du col des Champs, dans la vallée du haut Var, il existe désormais un groupement d’agriculteurs le GEDAR. Un « semis » de petits agriculteurs, jeunes, entreprenants, dynamiques, en réseau, solidaires, qui ont cherché et trouvé des terres à mettre en valeur… Produire local pour mieux vivre, vivre au pays et faire vivre le pays. Cela signifie moins de transports, moins de chalets de luxe, un autre esprit.
Une « sécurité sociale de l’alimentation » : une idée d’avenir ? Leurs fromages sont sur le marché de Colmars, délicieux…
Pour information ils lancent cette année un projet de discussion autour de l'alimentation. Dans le haut Verdon nous pourrions les inviter, les écouter, discuter avec eux autour de leur film ? Au printemps prochain quand le Col des champs sera ré-ouvert ?
Une idée qui nous changerait des soucis sur la neige, le ski et tout le bazar ? Une idée pour l’avenir ?

Télécabine du SMEL, état des lieux. Où en est le projet ? Quelques éléments pour penser….Le marché environnemental (2024...
17/09/2026

Télécabine du SMEL, état des lieux. Où en est le projet ? Quelques éléments pour penser….
Le marché environnemental (2024INVEIEL, BOAMP 24-43846 inventaires, études d’impacts environnementales) a été attribué en mai 2024 au consultant « KARUM Action nature », qui s’est spécialisé dans les observatoires environnementaux des domaines skiables et les inventaires écologiques. Le suivi, obligatoire sur quatre saisons, a dû s’achever logiquement en mai ou au plus t**d à l’automne 2025. Où en est-on ? Quelles conclusions ?
On rappelle que le Master plan élaboré en 2023 prévoit « des terrassements, l’installation de réseaux électriques et de cuves à carburants pour les enneigeurs, des garages à dameuse, une station intermédiaire avec un restaurant, des locaux d’exploitation et des sanitaires » + les déclencheurs d’avalanches (filins en altitude dangereux pour les aigles royaux de la falaise de la Séolane).
Quelques éléments de réflexion à ajouter, à partir de l’examen de documents sur le vallon de Serrenier : la carte IGN au 1/25000 et la photographie aérienne (juillet 2024) consultés sur site Géoportail (IGN), les relevés géologique et géomorphologique par des professionnels bénévoles, le tracé affiché de la piste rouge dans le vallon de Serrenier. On note que :
-le tracé (approximatif) de la piste en aval traverse une zone forestière de mélèzes (avec clairières de mélézin juvénile) : des déboisements semblent incontournables. Quel est l’avis du service RTM de l’ONF ?
-à l’amont, ce tracé jouxte des zones humides (nombreux sourcins, tourbière d’altitude) potentiellement riches en espèces végétales protégées : un relevé botanique exhaustif et précis est nécessaire. A-t-il été réalisé ?
-le substrat géologique et les dépôts de moraines omniprésents sont affectés de glissements actifs ou mal stabilisés, qui ne se prêtent pas à l’implantation de structures lourdes (base de pylones, station intermédiaire et constructions diverses associées).
- La station intermédiaire au bas des Quartiers est sous la menace de la remise en mouvement actuelle des glaciers rocheux sous les falaises de la grande Séolane.
Conclusion ? Il serait plus sûr et beaucoup moins coûteux de moderniser la liaison actuelle, très appréciée des skieurs, qui ne présente ni les contraintes ni les risques de ce projet.

Le climat change, nos paysages du haut Verdon (et de l’Ubaye) en portent les traces. Il fut un temps où toutes les vallé...
15/09/2026

Le climat change, nos paysages du haut Verdon (et de l’Ubaye) en portent les traces. Il fut un temps où toutes les vallées paysage étaient remplies de glace… il y a 20.000 ans environ. Pas de souci alors pour faire du ski, mais on n’en était pas encore là. La glace a creusé de beaux « cirques » glaciaires et abandonné des dépôts caillouteux arrachés aux versants : les moraines. Le vallon de l’Aiguille en est un bel exemple, la station intermédiaire est posée juste sur la moraine glaciaire. Le glacier descendait alors jusqu’à Thorame, on voit ses dépôts en rive droite du Verdon. Creux et bosses dans tous les vallons… avec des tourbières perchées dans les creux. Un paysage pas très accueillant parcouru par les chasseurs-cueilleurs préhistoriques.
Depuis 15000 ans le climat s’est réchauffé. Les glaciers ne reviendront plus, pas d’illusions… mais au cours des millénaires, froidure et réchauffement ont alterné. Il y a eu l’ « optimum thermique » médiéval, puis le Petit Age Glaciaire jusqu’à la fin du 19ème siècle. Il faisait très froid : des « glaciers de pierre » (sous la grande Séolane) ou des coulées de blocs en témoignent encore. Nos aïeux patinaient sur le Rhône et la Tamise. Belle époque pour le ski… Mais hélas, les mesures thermiques actuelles sont sans appel : le réchauffement est énorme au cours du XXème siècle et il est bien dû aux activités humaines. Nous aurons peut-être encore quelques années neigeuses, mais on ne reviendra pas en arrière. Autant le savoir, le prévoir, et envisager la montagne sans le ski… dans quelques années ? quelques décennies ? Qui vivra, verra !

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