20/10/2026
La CGT a comptabilisé 800000 manifestants ce 17 octobre en France. Si la CGT condamne les violences urbaines, les pillages et les dégâts colossaux en marge des manifestations, qui ont eu pour effet d'éclipser les revendications légitimes portées par les manifestants, nous condamnons également les violences et répressions subies par la grande majorité des manifestants pacifiques qui n'avaient d'autres objectifs que de revendiquer notamment des conditions d'éducations dignes.
Mais à qui profite le "crime" ? A l'État bien-sûr, qui cherche le pourrissement du mouvement social sans apporter aucune réponse, préférant détourner l'argent public et casser les services publics !
A l'évidence, des questions demeurent sur l'incapacité ou le manque de volonté de l'État à assurer la sécurité publique... A l'opposé, la CGT a mis à disposition ses militantes et militants pour protéger le cortège des étudiants et lycéens.
La seule voie de sortie de crise est la réponse immédiate aux revendications sociales exprimées depuis des mois. La CGT dénonce le discours méprisant et moralisateur du président de la République. On ne répond pas à une mobilisation sociale par des mesures sécuritaires et répressives. On y répond par des solutions politiques.
La CGT appelle à l’ouverture immédiate de négociations avec les organisations syndicales et de jeunesse. Les revendications sont claires : la fin de Parcoursup, des moyens pour les lycées et les universités, l'augmentation des salaires, du Smic, et du point d'indice des fonctionnaires, des pensions, des bourses étudiantes et de toutes les prestations sociales, l'abandon de la taxation des malades et des coupes dans les services publics à commencer par les hôpitaux, le blocage des prix et l’arrêt des licenciements.
La CGT appelle à se mobiliser en nombre à l'occasion des prochaines mobilisations et notamment la journée nationale de grèves et de manifestations unitaires du jeudi 5 novembre !