Association Camerounaise pour la Promotion du Droit et la Justice-ACPDJ

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12/08/2026
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12/08/2026

Un grand merci à mes nouveaux followers ! Elysee Romaric Meledje, Happy Man, Kevin Mabiala, Julia Naiko, Christ Delimo, Maxime Godwe, Birama Sangare, Jeancy Mukwa, Ministère Prophétique Vaillant Héros, Christopher Dimitri Ngala, Théodore Mulamba Mputu Joseph, Ledru Rolain Franck Sogbossi, Joseph Dunia Bitwaiki, Jean Pierre Chartier, Gálãdiõ Bõy Lãbãs Sanõgõ, Ezekias Wannie, Ousmane Aligarga, Jean Michel Nwafo, Bobo Sanassy Doumbouya, Aziza Grâce Mubiayi, Augustin Ir Okito, Joël Guessan, Jonas Titchano, Julien Zite, Smone Nsemi, Marcel Didier Tshisola, Emmanuel Eitoue, Konan Frederic Komoe, Pierre Ibi Mpia, Mass Hãñgūē, Junior Cibangu, Sylvère Hamadjida, Youssouph Mané, Ernst Eristil, Infor Hebdomadaire, Chenzen Ekip, REGENCE , Tracy Monam, Yhombi Akolo, Ben Cerveau, Adams Le Coton, Seyni Moussa, Mardochée Mangili, Marie Jeanne Anità, Khalifa Bassoum, Atta Lamboni, Franck Eric Mayaga Anaba, Amuri Viene, Maître Désiré Ngoy Ngandajika, Souverain Ngengele

12/08/2026

C'est quoi le sursis en matière pénale ?

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12/08/2026

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11/08/2026

Si tu as 30 ou moins et que tu n'es pas encore adhérent de l'association camerounaise pour la Promotion du Droit et la Justice-ACPDJ, alors la pauvreté te guette mon ami 😁

11/08/2026

Au Cameroun 🇨🇲, CERTAINS membres des forces de sécurité continuent de considérer la torture comme une méthode de maintien de l'ordre ou de manifestation de la vérité. C'est honteux!

11/08/2026

Il n'y a aucune disposition légale ou autre qui interdise au Président de la République de s'absenter pour des raisons médicales. Le vrai problème semble être l'opacité entretenue autour d'un fait normal faisant partie de la vie de tout être humain. Bon repos Excellence

11/08/2026

Il n'y a aucune disposition légale ou autre qui interdise au Président de la République de s'absenter pour des raisons médicales. Le vrai problème semble être l'opacité entretenue autour d'un fait normal faisant partie de la vie de tout être humain

11/08/2026

🛑 TRIBUNE — Quand la justice devient un instrument privé : alerte sur une dérive inquiétante au Cameroun

Par OUMBE DANILO B., vice président de l'Association Camerounaise Pour la Promotion du Droit et la Justice (ACPDJ)

I/ Une arrestation qui interroge plus qu’elle ne rassure

L’interpellation récente d’une influenceuse connue pour ses contenus “gossip”, à l’aéroport, alors qu’elle s’apprêtait à quitter le territoire, soulève une série de questions graves. Officiellement, il lui est reproché des faits de diffamation à l’encontre d’une chaîne YouTube et de son promoteur. Mais derrière cette qualification juridique, un malaise profond s’installe.

Car comment comprendre qu’une simple affaire de diffamation (infraction de nature ESSENTIELLEMENT civile dans bien des systèmes modernes) conduise à une PRIVATION DE LIBERTÉ PROLONGÉE ? Une semaine de GARDE À VUE. Une semaine. Là où la loi encadre strictement cette MESURE EXCEPTIONNELLE. Comme on dit souvent ''la liberté est la règle et la privation de liberté, l'exception ".

Plus troublant encore : il ressort que cette mesure aurait servi de levier pour obtenir d’elle des excuses publiques. Une pression qu’elle aurait refusée.

Si ces faits sont avérés, on franchit un seuil particulièrement préoccupant :
👉 celui où la privation de liberté devient un outil de contrainte morale et médiatique.

Ce n’est plus seulement une affaire. C’est un signal.

II/ La garde à vue : d’exception à banalité dangereuse

Dans un État de droit, la privation de liberté est une mesure grave. Elle doit rester l’exception, strictement encadrée, justifiée par des nécessités impérieuses d’enquête.

Lorsqu’elle devient un réflexe, un outil commode, voire une arme de pression dans des conflits d’opinion ou d’image, alors c’est toute l’architecture des libertés publiques qui vacille.

Utiliser la garde à vue pour arracher des déclarations, extorquer des aveux, obtenir des excuses ou contraindre une parole est une dérive grave. Cela revient à détourner un instrument judiciaire de sa finalité.

La garde à vue (ou la détention provisoire) ne doit jamais devenir :

➡️un moyen d’intimidation

➡️un instrument de règlement de comptes

➡️un outil de négociation forcée

➡️ou pire, un service “à la demande” pour les plus influents✍️

Sinon, ce n’est plus la justice qui agit. C’est une justice qui est utilisée.

III/ Diffamation : le mot-valise qui fait taire

Il devient urgent de poser un diagnostic lucide : au Cameroun, le terme “diffamation” est aujourd’hui vidé de sa substance pour devenir un outil d’intimidation massive.

On y range :

➡️la critique,

➡️l’opinion,

➡️l’analyse,

➡️voire le simple désaccord.

Or, dans un État de droit, la liberté d’expression inclut le droit de critiquer, y compris de manière virulente, tant que cela reste dans le cadre légal.

La diffamation n’est pas un “joker juridique” permettant de faire taire toute voix dissonante.

Sinon, demain, toute parole devient un risque pénal. Et toute prise de parole devient un acte de courage.

IV/ Peut-on privatiser la justice ?

La question est brutale, mais elle mérite d’être posée :

Assiste-t-on à une privatisation rampante de l’appareil judiciaire au Cameroun 🇨🇲 ?

Lorsqu’un individu disposant de moyens financiers ou de connexions peut, semble-t-il, déclencher :

➡️une interpellation à l’aéroport sans convocation préalable,

➡️une garde à vue prolongée,

➡️une pression pour obtenir des excuses publiques,

➡️une procédure pénale lourde

pour une affaire de réputation…

Alors le doute s’installe. Et ce doute est dangereux.

Car la justice ne doit jamais donner le sentiment d’être :

➡️sélective

➡️instrumentalisée

➡️ou influencée.

UNE JUSTICE PERÇUE COMME INJUSTE PERD SA LÉGITIMITÉ.⚠️

V/ Être une personne publique : assumer le revers de la médaille

Il faut également rappeler une évidence que certains semblent oublier :

On ne peut pas vouloir la lumière sans accepter ses conséquences.

Être entrepreneur, personnalité publique ou acteur médiatique implique :

➡️exposition

➡️critique

➡️surveillance

C’est le prix de la visibilité.

Et surtout, cela impose une grande responsabilité :
👉 celle de MESURER l’OPPORTUNITE D'UNE ACTION JUDICIAIRE.

Car engager des poursuites, ce n’est pas seulement “avoir raison en droit”.

C’est aussi :

➡️attirer l’attention

➡️ouvrir la porte à des investigations

➡️réveiller des zones d’ombre

➡️exposer des éléments qu’on aurait préféré garder discrets.

Les procès ont cette particularité :
ils ne contrôlent pas toujours ce qu’ils révèlent.

Un excès de procéduralisme n’impressionne pas. Il interroge.

VI/ Présomption d’innocence : un principe sacré, pas optionnel

Dans toute cette affaire, un principe fondamental semble relégué au second plan :

👉 La présomption d’innocence.

Toute personne est innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie de façon DÉFINITIVE par une juridiction compétente.

La transformer en coupable médiatique ou judiciaire avant l’heure est une dérive grave.

Et utiliser la détention comme un moyen de pression — notamment pour obtenir des excuses publiques — revient à inverser la logique du droit :

ON CONTRAINT D'ABORD, ON JUGE ENSUITE
C’est inacceptable.

Le Cameroun est un État de droit. Il doit le rester.
Il est essentiel de le rappeler avec force :

🇨🇲 LE CAMEROUN EST UN ÉTAT DE DROIT.

Et en tant que tel :la liberté d’expression est un droit fondamental. Son encadrement relève uniquement de la loi et les abus doivent être sanctionnés par des procédures régulières et non par des mesures arbitraires ou disproportionnées.

ON NE PROTÈGE PAS LA RÉPUTATION (intérêt privé) EN DÉTRUISANT LES LIBERTÉS (intérêt collectif).

On ne renforce pas l’autorité de la justice en la transformant en outil de silence.

VII/ Conclusion : refuser la normalisation de l’inacceptable

Ce qui est en jeu dans cette affaire dépasse largement une influenceuse, une chaîne YouTube ou un conflit d’ego.

Ce qui est en jeu, c’est :

➡️notre rapport à la liberté,

➡️notre conception de la justice,

➡️et notre tolérance face aux abus.

ACCEPTER AUJOURD'HUI, C'EST BANALISER DEMAIN.

Et banaliser, c’est ouvrir la voie à toutes les dérives.

VIII/ Appel à la vigilance citoyenne

L'ACPDJ appele :

➡️les autorités judiciaires à garantir l’indépendance et la rigueur des procédures;

➡️les citoyens à défendre activement leurs libertés;

➡️les acteurs publics à faire preuve de responsabilité et de retenue.

Car une chose est certaine :

👉 UNE SOCIÉTÉ OÙ L'ON A PEUR DE PARLER EST UNE SOCIÉTÉ QUI RECULE.
👉 Une justice qui intimide au lieu de protéger est une justice qui se perd.

IV/ Reprenez votre pouvoir : ne restez plus seuls face aux abus

Aujourd’hui, ce qui arrive à une personne peut arriver à n’importe qui demain.

Face aux dérives, le silence isole et l’organisation protège.

C’est précisément pour cela qu’existe l’Association Camerounaise pour la Promotion du Droit et la Justice (ACPDJ).

👉 En y adhérant, vous :

➡️bénéficiez d’une assistance juridique en cas de litige ou d’abus

➡️êtes accompagné face aux intimidations judiciaires

➡️rejoignez une communauté engagée pour la défense des droits fondamentaux

➡️contribuez activement à renforcer l’État de droit au Cameroun, notre cher et beau pays.

Dans un contexte où certains tentent de faire taire, S'ORGANISER DEVIENT UN ACTE DE RÉSISTANCE.

Ne soyez pas spectateur des injustices.
Ne devenez pas la prochaine cible isolée.

Rejoignez l’ACPDJ dès aujourd’hui.
Parce que vos droits n’ont de valeur que si vous avez les moyens de les défendre.

✊ Adhérez. Protégez-vous. Faites bloc.

OUMBE Danilo B., consultant en Droit des affaires, vice-président de l'Association Camerounaise Pour la Promotion du Droit et la Justice (ACPDJ)

Association Camerounaise pour la Promotion du Droit et la Justice-ACPDJ

🔴🔴 Arbitrage et litiges individuels du travail : la position ferme de la CCJAUn employeur peut-il contraindre son salari...
10/08/2026

🔴🔴 Arbitrage et litiges individuels du travail : la position ferme de la CCJA

Un employeur peut-il contraindre son salarié à recourir à l’arbitrage afin d’éviter le juge du travail ?

La réponse de la juridiction communautaire est sans équivoque : c’est impossible.

Tu aimes ce que nous faisons ? partage cette publication et envoie là à un ami employeur ou salarié, like et abonnes-toi ❤️
Let's Go !

La Cour Commune de Justice et d’Arbitrage rappelle avec force un principe fondamental : LES DROITS DU SALARIÉ NE SONT PAS LIBREMENT DISPONIBLES. En conséquence, ils ne peuvent être soustraits à la compétence du juge étatique par le biais d’une clause compromissoire.

📚 Référence de la décision
Arrêt CCJA, 26 février 2026, n°001/2026 – Pourvoi n°425/2021/PC

I/ ⚖️ Les faits et la procédure

À la suite de son licenciement en 2019, un salarié engage la procédure classique en droit du travail :

➡️tentative de conciliation devant l’administration du travail

➡️puis saisine de la juridiction compétente

L’employeur oppose alors une clause d’arbitrage insérée dans le contrat de travail, prévoyant que tout différend serait tranché par un tribunal arbitral ad hoc.

II/ ❓ Problème juridique

Une clause compromissoire dans un contrat de travail peut-elle écarter la compétence du juge du travail au profit de l’arbitrage ?

III/📖 Fondement juridique

Selon le droit OHADA, l’arbitrage n’est admis que pour les droits dont les parties peuvent librement disposer.✍️

IV/🔴 Solution retenue par la Cour

La juridiction du travail s’était déclarée compétente.
L’employeur conteste en cassation.

👉 La CCJA rejette le pourvoi.

Motivation essentielle
Les droits du salarié relèvent de l’ordre public social

Le salarié n’en a pas la libre disposition

Ils ne peuvent donc être soumis à l’arbitrage⚠️

⚠️ Précision importante
La Cour nuance toutefois sa position :

👉 Dans certains systèmes juridiques nationaux (comme en Guinée équatoriale, au Cameroun), l’arbitrage peut intervenir, mais uniquement dans des conflits collectifs liés aux conventions collectives.

V/📌 Portée de la décision

Deux idées fortes se dégagent :

✔ L’OHADA fixe le principe général de l’arbitrage
✔ Les législations nationales déterminent les matières arbitrables

VI/ ❌ Conclusion

Une clause compromissoire insérée dans un contrat de travail ne peut pas priver le salarié de l’accès au juge du travail.

VII/ 🎓 Lecture doctrinale
Cette décision consacre un principe central :

👉 Le recours à l’arbitrage dépend de la disponibilité des droits en cause.

Autrement dit :

✔ Droits patrimoniaux : arbitrage possible

❌ Droits sociaux individuels : arbitrage exclu

Le droit du travail reste ainsi un rempart contre la privatisation de la justice.

OUMBE Danilo B., consultant en Droit des affaires et de l'entreprise, vice président de l'ACPDJ

Jumak-Dabo Consulting Association Camerounaise pour la Promotion du Droit et la Justice-ACPDJ

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