05/02/2026
⏳ Transfert de responsabilité ou transfert de risques ?
Réfugiés au Cameroun : est-ce vraiment le bon moment ?
Depuis quelque temps, une information suscite de vives interrogations au sein de la communauté réfugiée : la volonté du d’engager un transfert progressif de la gestion des réfugiés à l’État du Cameroun.
Face à cette perspective, une question essentielle se pose, légitime et responsable :
👉 Est-ce réellement le bon moment ?
🌍 Un contexte national et international préoccupant
Il ne s’agit ni d’un jugement émotionnel, ni d’une exagération.
Les réalités sont documentées, connues et largement partagées :
🚨 Une situation géopolitique instable, marquée par des crises sécuritaires persistantes
🚨 Des difficultés économiques majeures, touchant l’emploi, le pouvoir d’achat et les services sociaux
🚨 Un système social sous pression, où même les populations camerounaises peinent à satisfaire leurs besoins essentiels
Dans ce contexte, les citoyens camerounais eux-mêmes luttent pour s’en sortir.
Dès lors, est-il réaliste — et surtout responsable — de transférer aujourd’hui la charge supplémentaire de la gestion des réfugiés à un État déjà fragilisé ?
🤔 Une inquiétude légitime des réfugiés
Les réfugiés ne demandent pas des privilèges.
Ils demandent avant tout :
🔹 la protection effective de leurs droits,
🔹 la stabilité,
🔹 des perspectives durables d’avenir.
Un transfert mal préparé, dans un environnement instable, risque d’aggraver :
👉 La précarité,
👉 L’exclusion sociale,
👉 La marginalisation des réfugiés.
🌱 Une alternative à considérer sérieusement
Si le estime ne plus être en capacité, dans le contexte actuel, d’assurer pleinement la protection et l’accompagnement des réfugiés au Cameroun, alors une autre option mérite d’être envisagée avec courage et humanité :
👉 Le transfert des réfugiés vers des pays plus stables, disposant de meilleures capacités économiques, sociales et institutionnelles pour garantir leur dignité et leur avenir.
Ce n’est ni une fuite, ni une revendication extrême.
C’est une demande fondée sur la réalité du terrain.
✊ Pour des décisions centrées sur l’humain
Les décisions qui engagent des milliers de vies ne peuvent être prises uniquement sur des bases administratives ou budgétaires.
Elles doivent intégrer :
🔴 La réalité socio-économique du pays hôte,
🔴 La voix des réfugiés,
🔴 Et une vision durable de protection.
📌 La protection internationale ne doit jamais devenir un simple transfert de charges, mais rester un engagement de conscience.