05/06/2026
ATTAQUES CONTRE Félicité Esther Zeifman PAR LE MÉDIA VISION 4 : L’IGNOMINIE D’UNE LÂCHETÉ MASCULINE
J’ai laissé retomber le flot de l’indignation spontanée, avant de joindre ma plume, en qualité de Président du Club des Ambassadeurs de la Masculinité Positive, au florilège des auteurs valeureux ayant entrepris de s’impliquer, pour s’offusquer de la lâcheté de ces hommes qui, tapis derrière un reportage impertinent et lilliputien, choisissent la sottise comme mode de distinction sociale.
À titre de rappel, suivant l’article 306 du code pénal, ne constitue pas l’infraction de diffamation, entre autres, « les débats judiciaires, les discours prononcés ou les écrits produits devant les juridictions ».
La compréhension qu’il faut avoir de cette disposition est la suivante : les avocats disposent d’une immunité de poursuite tenant à leur liberté de parole dans les prétoires. Seule la contradiction lors du débat judiciaire, constitue la riposte aux propos tenus par les avocats.
Au sens de l’article 47 de la loi de 1990 sur la communication sociale, le journaliste est tenu de traiter l’information avec objectivité et responsabilité. Autrement dit, le journaliste qui décide de traiter un sujet, doit avoir une position neutre et d’équilibre, en prenant sur lui de se départir de toute émotion.
À quoi a t - on assisté dans ce reportage abject?
Une absence de recul face aux faits et à la procédure. Une attaque à charge contre une avocate de sexe féminin mais plus grave, une atteinte à la mémoire de son parent décédé, n’ayant aucun lien avec la procédure pénale en cours. Le comble de l’ignominie!
Le CAMP condamne avec la dernière énergie une telle réaction rétrograde, barbare et manifestement anti républicaine destinée à ternir l’image d’une professionnelle du droit, ayant agi dans l’exercice régulier de sa profession.
Les panélistes habitués de ce média, devraient, en guise de protestation, décliner les invitations à prendre part à leurs émissions en solidarité à une femme victime d’injures publiques jusqu’à celui - ci publie des excuses officielles.
Le Conseil National de la Communication est vivement interpellé sur les sanctions légitimes à infliger à ce média, qui semble avoir fait de l’outrage à l’égard des compatriotes, sa marque de fabrique depuis de nombreuses années.
L’attaque sauvage et barbare contre une femme, dans le contexte d’une montée en charge des violences faites aux femmes et aux filles, sonne comme un pied de nez, aux efforts du Gouvernement qui font de la protection des droits des femmes et des filles, un pilier stratégique de la politique du Chef de l’Etat, déclinée en mondo vision, lors de son discours d’investiture au cours duquel il a déclaré :
« L’un des principaux objectifs que je me suis fixé à cet égard est de promouvoir une meilleure responsabilisation et une meilleure protection des jeunes et des femmes ».
À ces journalistes qui s’inscrivent dans cette posture de stigmatisation et d’injures à l’égard d’une femme de loi, nous voulons rappeler qu’aucune disposition de notre cadre juridique, ne confère une immunité journalistique et qu’en tout état de cause, la responsabilité pénale reste individuelle.
Tout notre soutien à Félicité Esther Zeifman. Le CAMP, dédié à la promotion des droits des femmes et des enfants, se tient disponible pour accompagner toute action rentrant dans ses attributions.
Ulrich Xavier Ovono Ondoua Président du CAMP.