11/09/2026
🌳 : 147 agents d’application de la loi et 331 élèves et enseignants formés aux outils numériques pour mieux lutter contre l’exploitation forestières illégale au Cameroun.
À Yaoundé, les de quatre années d’action montrent comment la technologie s’installe progressivement dans les pratiques de contrôle forestier.
FLAG et WRI ont réuni les parties prenantes du projet pour présenter les résultats de quatre années de mise en œuvre, ainsi qu’une première version du document d’orientation sur l’ des outils technologiques dans le contrôle forestier.
Financé par le Département d’État américain, le projet, mis en œuvre pendant quatre ans, auxquels s’ajoutent quatre mois de prolongation, visait à renforcer les des acteurs chargés de prévenir, détecter et traiter les cas d’exploitation forestière illégale grâce à un meilleur accès à ’information, à l’ d’outils numériques et au renforcement de la collaboration entre administrations.
Des qui témoignent d’un d’échelle. Au terme de quatre années de mise en œuvre, le projet affiche des résultats :
147 agents chargés de l’application de la loi forestière formés, issus des Eaux et Forêts, Douanes, Impôts/PSRF, Justice, écogardes et OPJ à compétence spéciale.
331 élèves et enseignants en formés, contribuant ainsi à préparer une nouvelle génération de professionnels familiarisés avec les outils de suivi et de contrôle forestier.
09 outils technologiques promus et déployés, parmi lesquels l’Open Timber Portal (OTP), Global Forest Watch (GFW), l’Atlas forestier interactif, Forest Watcher, SIGIF II, e-CITES et les outils d’identification des essences.
06 établissements de formation couverts : cinq écoles de foresterie soit la FASA, ENEF, ISABEE d’Ebolowa et de Bélabo, CRESA Forêts-Bois et une école de faune, l’EFG de Garoua.
04 administrations partenaires mobilisées : MINFOF, Douanes, DGI/PSRF et MINJUSTICE.
02 pays concernés : le Cameroun et la République du Congo, avec une attention particulière portée aux enjeux de contrôle et de collaboration dans les zones transfrontalières.
À ces résultats s’ajoutent 1 guide de formation élaboré et diffusé pour faciliter la transmission des connaissances et 1 première version du document d’orientation sur l’intégration des outils technologiques dans le contrôle forestier, présentée lors de l’atelier de Yaoundé et soumise à validation.
Des qui commencent à changer les pratiques.
L’enjeu n’était pas seulement de former des utilisateurs, mais de favoriser l’appropriation des outils dans les missions quotidiennes.
Les agents disposent désormais de meilleures capacités pour rechercher et exploiter les données forestières, préparer leurs missions, vérifier la légalité des bois et croiser différentes sources d’information.
L’utilisation de l’ facilite notamment la vérification des informations liées à la légalité du bois, tandis que GFW, l’Atlas forestier et Forest Watcher permettent d’accéder à des données utiles à la surveillance et au ciblage des interventions.
Le projet a également favorisé une plus collaborative : des agents des différentes administrations ont été formés ensemble, tandis que le coaching post-formation, les groupes d’échanges et le partage entre pairs ont contribué à renforcer l’utilisation des outils au-delà des sessions de formation.
Investir dans les compétences… et dans la relève
L’un des résultats structurants du projet est également l’ouverture du dispositif aux établissements de formation.
En intervenant dans 6 écoles, auprès de 331 élèves et enseignants, le projet a contribué à rapprocher les outils technologiques des futurs professionnels du secteur forestier.
L’objectif est simple : que les compétences acquises ne disparaissent pas avec la fin d’un projet, mais qu’elles continuent à se diffuser dans les administrations et les générations futures.
C’est dans cette logique que le projet a également soutenu l’élaboration d’un guide de formation et la production d’un document d’orientation destiné à favoriser l’intégration durable des outils technologiques dans les procédures de contrôle forestier.
Quatre ans plus t**d, un acquis majeur : l’outil devient une pratique
L’atelier de Yaoundé n’a donc pas seulement marqué la fin d’un projet. Il a permis de le chemin parcouru. Derrière les chiffres présentés, un changement commence à prendre forme : la donnée forestière est davantage accessible, les agents sont mieux outillés et les technologies commencent à s’intégrer dans les pratiques de contrôle et de surveillance.
Dans un contexte où les forêts du Bassin du Congo restent sous pression, ces acquis constituent une base importante pour renforcer la transparence, la légalité du bois et l’efficacité de l’action publique.
Le prochain défi est désormais de transformer ces acquis en réflexes professionnels durables et de poursuivre le passage de la formation à l’action.
Ecole De Faune De Garoua-EFG École Nationale des Eaux et Forêts - ENEF ISABEE EBOLOWA , Cresa Forêt-Bois, Yaoundé fans