16/10/2025
🛑 FÉMINICIDE DE DIANE YANGWO : SIDAF SALUT ENFIN LA JUSTICE RENDUE ! 20 ANS DE PRISON POUR SON MEURTRIER.
Personne n'a le droit d'ôter la vie de son prochain et 20 ans de prison ne feront pas revenir la vie à cette dame et la douleur que porte actuellement sa famille et sa progéniture. Mais au moins une sentence équivalente était nécessaire.
C’est un soulagement mêlé d’amertume pour la famille de Diane YANGWO. Près de deux ans après le drame, la justice camerounaise a enfin tranché : Éric Bekobe Mvondo, reconnu coupable des coups ayant entraîné la mort de son épouse, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle par la Cour d’appel du Littoral. Ce verdict met fin à une indignation nationale née de la première décision de justice, qui avait condamné le prévenu à 5 ans de prison avec sursis, provoquant une onde de choc dans l’opinion publique et des mobilisations féministes à travers le pays. Cette fois, la Cour, sous la présidence du juge Billong Raymond, a estimé que la gravité des faits ne pouvait en aucun cas être sanctionnée avec légèreté.
Elle a donc suivi le réquisitoire du parquet et confirmé le chef d’accusation de « coups mortels », en alourdissant considérablement la peine. Un mandat d’arrêt immédiat a été délivré pour faire exécuter la décision, marquant ainsi un tournant dans une affaire qui avait indigné la nation. Pour rappel, Diane YANGWO avait été retrouvée morte en 2023, suite à des violences conjugales répétées. L’affaire avait fait grand bruit, d’autant plus que les circonstances du décès ne laissaient que peu de doutes sur les responsabilités du mari, Éric Bekobe Mvondo. Malgré cela, la décision du tribunal de première instance, jugée trop clémente, avait été perçue comme un affront à la mémoire de la victime et à toutes les femmes victimes de violences au Cameroun.
Le verdict rendu en appel est donc vécu comme une victoire tardive de la justice, mais aussi comme un signal fort contre l’impunité des auteurs de violences basées sur le genre. Derrière ce verdict, c’est aussi la question de la prévention, de l’écoute et de la protection des victimes qui reste posée. Diane YANGWO, comme tant d’autres, avait tenté d’alerter son entourage. Mais comme souvent, ses appels à l’aide sont restés sans réponse efficace jusqu’au pire. La condamnation d’Éric Bekobe Mvondo rappelle enfin que la justice, lorsqu’elle le veut, peut être un rempart contre les violences faites aux femmes. Reste à espérer que ce sursaut ne soit pas isolé.