15/11/2025
“La Meute et le Lion”
Remettons les choses dans leur juste lumière.
Depuis que Samuel Eto’o a pris les rênes de la FECAFOOT, une étrange chorale s’est déclenchée : une mélodie de haine, jouée par des voix qui s’enflamment plus vite qu’un bois sec en saison sèche.
Ceux-là ne critiquent pas : ils aboient.
Ils ne débattent pas : ils déversent.
Chaque jour, ils brandissent leurs téléphones comme des lances tribales, transformant les réseaux sociaux en un champ de bataille où la rumeur règne en souveraine et la vérité sert de paillasson.
Ce sont les “haineux professionnels”, cette caste numérique née dans l’ombre, incapable de cohérence mais experte en vacarme.
Ils se repaissent de calomnies comme des vautours se repaissent des charognes.
Le tribalisme est leur muse, l’ignorance leur carburant, la mauvaise foi leur drapeau.
Et depuis l’élection d’Eto’o, ils se sont trouvés un nouvel os à ronger : lui.
Leur méthode est simple :
si tu n’arrives pas à atteindre la grandeur, attaque celui qui l’incarne.
Les réseaux sociaux, jadis outils de partage, sont devenus la grande arène où ces influenceurs de pacotille jouent au gladiateur.
Ils déclament leurs mensonges comme des prophètes maudits, chacun prétendant défendre “la vérité” alors qu’ils ne défendent que leurs rancœurs, leurs intérêts d’alcôves ou leurs frustrations régionales.
Le tribalisme suinte dans leurs discours comme un poison lent, habillé de patriotisme factice et de pseudo-expertise footballistique.
Et pourtant, ces mêmes voix se taisaient hier lorsque nos Lions jouaient sans primes, sans infrastructures, sans respect.
Elles se taisaient quand les défaites venaient de l’amateurisme général, de la désorganisation chronique, des égos démesurés et des querelles de chapelles.
Mais depuis qu’Eto’o a décidé de bousculer une maison que certains considéraient comme leur héritage ancestral, la meute hurle à la lune.
Et maintenant que le Cameroun n’ira pas au Mondial, quelle coïncidence !
Les prophètes de la haine voient soudain la main d’Eto’o partout.
Ils l’accusent de tout, sauf peut-être d’avoir changé la météo le jour du match.
On dirait qu’ils rêvent secrètement qu’il enfile un maillot, descende sur la pelouse et marque trois buts… depuis ses bureaux de la fédération.
La vérité est plus subtile et plus cruelle :
ce n’est pas Eto’o qu’ils détestent, c’est ce qu’il représente.
L’enfant du peuple devenu géant.
Le gamin de New Bell devenu légende.
L’orphelin de la rue devenu symbole national.
Pour certains, cette ascension dérange plus que toutes les défaites combinées des Lions.
Mandela nous avertissait :
« Les blessures les plus profondes sont celles que l’on inflige au nom de la peur. »
La peur, oui :
la peur que le football retrouve son honneur,
la peur que les caisses se ferment,
la peur qu’un homme qui n’appartient à aucun clan prenne la lumière qu’ils se réservent.
Mais une vérité demeure, immuable comme le mont Cameroun :
la popularité authentique ne se mesure pas dans les studios des influenceurs, encore moins dans les arrière-salles des ministères.
Elle vit dans le cœur du peuple — et celui-ci connaît ses héros.
Car au fond, cette meute oublie une sagesse simple :
on ne jette des pierres qu’à l’arbre qui porte des fruits.
Et Eto’o, lui, en a porté plus que toute leur haine réunie.