02/06/2026
Hier, à mon retour de mes différentes activités, mon fils m’a demandé si j’avais une grande famille. Il trouvait étrange de ne pas avoir beaucoup de cousins et cousines autour de lui. Je lui ai répondu que l’essentiel n’était pas le nombre, mais d’avoir des personnes qui nous aiment sincèrement et que nous aimons en retour.
Plus t**d, après notre prière du soir, je me suis laissée emporter par mes pensées. Je me suis rappelée que mes frères, mes sœurs et moi n’avons jamais vraiment trouvé notre place dans notre famille paternelle. Quant à notre famille maternelle, elle a toujours été marquée par de nombreuses tensions et polémiques.
Avec le recul, je constate aussi que notre métissage ethnique n’a pas facilité les choses. Aujourd’hui, mes enfants semblent à leur tour faire face à une forme de rejet similaire. Ayant moi-même vécu cette réalité, je leur apprends à ne pas mesurer leur valeur à l’acceptation des autres, mais à se concentrer sur les liens fondés sur l’amour sincère, le respect et la bienveillance.
Je ne veux pas qu’ils grandissent avec un sentiment de frustration, de rejet ou de perte de repères. Je souhaite qu’ils comprennent que la véritable famille est avant tout celle qui nous accueille avec le cœur.
Parfois, je me demande : est-il plus facile de construire un sentiment d’appartenance en épousant quelqu’un de la même communauté ou du même village que soi ? Ou bien l’essentiel réside-t-il simplement dans la qualité des relations que l’on bâtit ?