SISE - Salon International de la Salubrité et de l'Environnement

SISE - Salon International de la Salubrité et de l'Environnement Objectifs du SISE
Sensibiliser la population aux enjeux environnementaux et à l’importance de la salubrité.

Le Salon International de la Salubrité et de l 'environnement
plateforme de rencontre et d 'echange pour des solutions concretes et durable
Exposants Conférences Ateliers Rencontres professionnelles
07-79776495
07-07 74 79 36 Présenter les innovations et solutions en matière de gestion des déchets et de recyclage. Favoriser les échanges entre les différents acteurs du secteur pour encourager les partenariats et les initiatives communes.

22 mai : Journée mondiale de la biodiversité.Aujourd’hui, la Terre ne célèbre pas seulement des animaux, des plantes ou ...
23/05/2026

22 mai : Journée mondiale de la biodiversité.

Aujourd’hui, la Terre ne célèbre pas seulement des animaux, des plantes ou des forêts…
Elle célèbre la vie dans toute sa diversité.

De la petite fourmi dans la cour de ta maison, au grand baobab qui résiste à la saison sèche, en passant par les oiseaux qui annoncent le matin en Afrique … chaque être vivant joue un rôle précis dans un équilibre invisible mais vital.

Mais posons-nous une question simple.

Et si un seul élément disparaissait que deviendrait l’équilibre ?

La biodiversité, ce n’est pas un concept lointain réservé aux scientifiques. C’est :

l’air que nous respirons

l’eau que nous buvons

les sols qui nourrissent nos cultures

les plantes qui soignent

les insectes qui pollinisent nos aliments

Sans elle, la vie devient fragile… très fragile.

Malheureusement, aujourd’hui, elle est menacée : déforestation, pollution, feux de brousse, urbanisation mal planifiée, usage excessif du plastique…

Mais la bonne nouvelle est simple : chaque geste compte.

✔ Planter un arbre
✔ Éviter de brûler les déchets
✔ Protéger les espaces verts
✔ Réduire le plastique
✔ Respecter les animaux et leurs habitats

Ce ne sont pas de “petits gestes”. Ce sont des actes de survie collective.

En ce 22 mai, souvenons-nous d’une vérité essentielle : Protéger la biodiversité, ce n’est pas protéger la nature contre nous… c’est .


Les murs végétaux consistent à intégrer des plantes directement sur des structures verticales fixées aux façades des bât...
17/05/2026

Les murs végétaux consistent à intégrer des plantes directement sur des structures verticales fixées aux façades des bâtiments, aux clôtures ou à certaines infrastructures urbaines. Cette technique permet de transformer des surfaces jusque-là inertes en espaces vivants capables d’améliorer le microclimat urbain, de filtrer l’air et de renforcer l’attractivité des espaces publics et privés.

Dans le contexte burkinabè, où les températures urbaines deviennent de plus en plus élevées, les murs végétaux constituent une solution stratégique pour réduire les effets de la chaleur tout en optimisant l’utilisation de l’espace disponible.

La mise en œuvre des murs végétaux repose sur plusieurs éléments techniques relativement accessibles.

Elle commence par l’installation d’une structure verticale métallique, en bois traité ou en matériaux composites, capable de supporter le poids des plantes et du substrat.

Un système d’irrigation intégré est ensuite mis en place afin de garantir un apport régulier en eau, particulièrement important dans les conditions climatiques sahéliennes.

Le choix des plantes constitue également une étape essentielle. Les espèces sélectionnées doivent être résistantes à la chaleur, adaptées à un développement vertical et capables de supporter des périodes de sécheresse.

Des plantes grimpantes, des espèces locales ornementales ou certaines variétés résistantes à faible besoin hydrique peuvent être privilégiées pour assurer la durabilité du système.

L’importance des murs végétaux dépasse largement la dimension esthétique.

Sur le plan environnemental, ils contribuent à améliorer la qualité de l’air en captant une partie des particules fines et de la poussière, particulièrement présentes dans les villes sahéliennes durant les périodes d’harmattan.

La suite sur notre page Facebook SISE - Salon International de la Salubrité et de l'Environnement

16/05/2026

Si les arbres produisaient du Wi-Fi, on en planterait partout. Dommage, ils ne font que produire de l’oxygène 😅

15/05/2026

Environnementaliste ? Donne ton domaine d’intervention en commentaire et abonne-toi à la page...

LES INSTITUTIONS ET ORGANISATIONS QUI FINANCENT LA REDD+ DANS LE MONDELes financements REDD+ servent à soutenir la conse...
14/05/2026

LES INSTITUTIONS ET ORGANISATIONS QUI FINANCENT LA REDD+ DANS LE MONDE

Les financements REDD+ servent à soutenir la conservation forestière ; le suivi environnemental ; la gouvernance ; les projets communautaires ;le reboisement; la lutte contre la déforestation ;les systèmes MRV et les politiques climatiques nationales.
Les forêts rendent des services essentiels à la planète; stockage du carbone ; régulation du climat ; protection de la biodiversité ; préservation des ressources en eau et stabilisation des écosystèmes.

Pour les institutions internationales, protéger les forêts revient donc aussi à protéger le climat mondial. C’est pourquoi plusieurs mécanismes financiers internationaux ont été créés pour soutenir la REDD+.

1️⃣ Le Fonds Vert pour le Climat (GCF); est aujourd’hui l’un des plus grands mécanismes mondiaux de financement climatique.
Son objectif :aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique; reduire leurs émissions et renforcer leur résilience climatique.
Le Fonds Vert finance plusieurs projets REDD+ dans les pays tropicaux.

2️⃣ La Banque mondiale ; La joue également un rôle majeur dans la REDD+.
Elle soutient la préparation des pays ; les politiques forestières ; les systèmes MRV ; les capacités techniques et les réformes environnementales.
Elle a notamment créé le Fonds de Partenariat pour le Carbone Forestier (FCPF).

3️⃣ Le FCPF (Forest Carbon Partnership Facility); Le FCPF aide plusieurs pays à préparer leurs stratégies REDD+ ; développer leurs systèmes de suivi forestier ; renforcer leurs capacités techniques et accéder aux financements carbone.
Ce mécanisme accompagne particulièrement les pays forestiers tropicaux.

4️⃣ Le Programme ONU-REDD est une initiative des Nations unies regroupant plusieurs agences internationales. Son rôle, accompagner les gouvernements; renforcer la gouvernance forestière ; soutenir les politiques REDD+ et améliorer la participation des communautés. Le programme intervient dans plusieurs pays africains.

5️⃣ Les coopérations bilatérales. Plusieurs pays développés financent directement des projets REDD+ dans les pays tropicaux. Parmi les principaux partenaires, Norvège ; Allemagne ; Royaume-Uni ; France ; Union européenne et même USA, Chine, Russie.
La Norvège est particulièrement connue pour ses investissements importants dans la protection des forêts tropicales.

6️⃣ Les ONG et fondations internationales. Certaines ONG environnementales jouent également un rôle majeur conservation des forêts ; restauration des terres ; accompagnement communautaire ; recherche scientifique ; et sensibilisation environnementale.
Des fondations privées financent aussi des projets pilotes ; des innovations climatiques et des programmes communautaires.

7️⃣ Le secteur privé et les marchés carbone.
Aujourd’hui, certaines entreprises investissent également dans la REDD+ à travers les marchés carbone ; les mécanismes de compensation et même les investissements verts.
Des multinationales achètent parfois des crédits carbone issus de projets forestiers REDD+ afin de compenser une partie de leurs émissions.

Les financements suivent généralement plusieurs étapes :

👍Les bailleurs financent les mécanismes internationaux
👍 Les fonds soutiennent les États ou projets REDD+
👍 Les projets mettent en œuvre, reboisement ; surveillance forestière ; conservation ; projets communautaires et même suivi carbone.
👍Les résultats sont évalués et vérifiés.

Dans certains cas les financements dépendent directement des résultats obtenus.

Mais de nombreux défis persistent.
Malgré les milliards annoncés, plusieurs difficultés existent accès compliqué aux financements ; lourdeurs administratives ; faible capacité technique ; corruption ; manque de transparence et mauvaise redistribution des bénéfices.

Dans certains projets, les communautés locales reçoivent très peu des ressources générées.
Cela alimente de nombreuses critiques sur l’équité ; la gouvernance et la justice climatique.

Aujourd’hui, les financements REDD+ ne sont plus seulement des aides environnementales. Ils influencent les relations internationales ; les politiques forestières ; les marchés carbone ; les stratégies économiques et même les négociations climatiques mondiales.

La forêt est devenue un enjeu climatique ; un enjeu économique et même un enjeu politique mondial.

Dans la prochaine publication, nous allons découvrir pourquoi l’Afrique est devenue un territoire stratégique dans la REDD+ et dans la lutte mondiale contre le changement climatique.

+

 , n'oublions pas les dates 29.30.31 juillet 2026 : Au Parc des Expositions Abidjan Le problème est immense, mais la sol...
14/05/2026

, n'oublions pas les dates 29.30.31 juillet 2026 : Au Parc des Expositions Abidjan
Le problème est immense, mais la solution est à portée de main.

2026 peut marquer un tournant décisif pour la planète. ♻️

COMMENT LA REDD+ MESURE LE CARBONE DES FORÊTS ?Les arbres absorbent le dioxyde de carbone (CO₂) grâce à la photosynthèse...
13/05/2026

COMMENT LA REDD+ MESURE LE CARBONE DES FORÊTS ?

Les arbres absorbent le dioxyde de carbone (CO₂) grâce à la photosynthèse. Une partie de ce carbone est ensuite stockée dans les troncs; les branches ; les feuilles ; les racines et les sols forestiers.
Plus une forêt est dense et en bonne santé, plus elle peut stocker du carbone.

Lorsqu’une forêt est détruite le carbone est libéré ; les émissions augmentent et le climat se réchauffe davantage.

La REDD+ cherche donc à quantifier ce carbone afin d’évaluer la contribution des forêts à la lutte contre le changement climatique.

La biomasse : la clé du calcul du carbone
Pour mesurer le carbone d’une forêt, les scientifiques commencent généralement par évaluer sa biomasse.
La biomasse représente toute la matière vivante végétale: arbres ; branches ; feuilles ; racines et végétation forestière.
Plus la biomasse est importante, plus le stock de carbone est élevé.
En général; environ 50 % de la biomasse sèche d’un arbre correspond à du carbone.

Comment mesure-t-on concrètement une forêt ?
Les experts forestiers réalisent des inventaires forestiers sur le terrain.
Ils mesurent notamment le diamètre des arbres ; leur hauteur ; leur densité ; les espèces présentes et la surface forestière.
À partir de ces données, des équations scientifiques permettent d’estimer la quantité de biomasse et donc le carbone stocké.
Par exemple : un grand arbre ancien stocke beaucoup plus de carbone qu’un jeune arbuste.

Les satellites permettent :
✅ de surveiller les forêts ;
✅ de détecter la déforestation ;
✅ d’observer les changements de couverture végétale ;
✅ de cartographier les zones forestières.
Grâce aux images satellites, il devient possible de suivre l’évolution des forêts presque en temps réel.
Certaines technologies utilisent également les drones ; la télédétection ; les images radar ; l’intelligence artificielle et les systèmes d’information géographique (SIG).

La télédétection consiste à collecter des informations sur une zone sans contact direct. Dans le cas des forêts, cela se fait grâce aux satellites ; aux avions et aux drones.
Ces outils analysent la densité végétale ; l’humidité ; la couverture forestière et la santé des écosystèmes.
La télédétection est aujourd’hui devenue indispensable dans les projets REDD+ modernes.

Les financements REDD+ reposent souvent sur les résultats obtenus.
Plus un pays ou un projet démontre scientifiquement qu’il réduit la déforestation ; conserve les forêts ; augmente les stocks de carbone ; plus il peut potentiellement accéder à des financements climatiques internationaux.

Cela exige donc des données fiables ; des méthodes scientifiques rigoureuses et des systèmes de surveillance performants.

La réalité est beaucoup plus complexe qu’elle en a l’air. Plusieurs défis existent manque de données ; coût élevé des technologies ; faible capacité technique ; accès difficile aux zones forestières ; différences entre types de forêts et instabilité politique dans certaines régions.

En Afrique, de nombreux pays manquent encore d’équipements ; de spécialistes ; de financement et de systèmes de suivi forestier performants.

Aujourd’hui, mesurer le carbone forestier est devenu un enjeu mondial majeur. Les données produites influencent les politiques climatiques ; les financements internationaux ; les marchés carbone ; les décisions gouvernementales et les négociations internationales.

La forêt n’est donc plus seulement un espace naturel. Elle est devenue un réservoir climatique, une donnée scientifique, un enjeu économique,
et un objet de surveillance mondiale.

Dans la prochaine publication, nous allons découvrir un mécanisme essentiel de la REDD+ : le MRV (Mesure, Notification et Vérification), véritable système de contrôle et de crédibilité des projets REDD+.

+

COMBIEN DE CARBONE PEUT STOCKER 1 HECTARE DE FORÊT AU ?Prenons un exemple concret : un hectare de forêt composé principa...
13/05/2026

COMBIEN DE CARBONE PEUT STOCKER 1 HECTARE DE FORÊT AU ?
Prenons un exemple concret : un hectare de forêt composé principalement de karité, de caïlcédrat, de flamboyant et de neem.

Les espèces concernées sont Vitellaria paradoxa, Khaya senegalensis, Delonix regia et Azadirachta indica.

Pour notre estimation, supposons qu’un hectare contient environ 40 karités, 30 caïlcédrats, 20 flamboyants et 60 neems.
Soit un total de 150.

Étape 1 : Estimation de la biomasse.
Selon les méthodes utilisées en foresterie tropicale, chaque arbre possède une biomasse moyenne (tronc, branches, feuilles, etc.).

Espèce Biomasse moyenne par arbre
Karité : 2 tonnes
Caïlcédrat : 3,5 tonnes
Flamboyant : 1,5 tonnes
Neem : 1 tonne

Calculons la biomasse totale :
Karité : 40x2 = 80t
Caïlcédrat: 30 x 3,5 = 105 t
Flamboyant : 20 x 1,5 = 30t
Neem : 60 x 1 = 60 t
Biomasse totale : 80 + 105 + 30 + 60 = 275t

Étape 2 : Conversion biomasse en carbone.

Les recherches forestières montrent qu’en moyenne 50% de la biomasse d’un arbre correspond au carbone.
Donc : C = 275 x 0.5 = 137,5t

Étape 3 : Conversion carbone en CO₂ séquestré
Le facteur internationalement utilisé est : 1 tonne de carbone équivaut à 3,67 tonnes de CO₂e

Donc CO = 137.5t x 3.67 CO₂e = 504,6 tCO₂e

Donc un seul hectare de forêt composée principalement de karité, de caïlcédrat, de flamboyant et de neem peut stocker environ 137,5 tonnes de carbone soit environ 505 tonnes de CO₂ retirées de l’atmosphère.

Autrement dit, lorsqu’on détruit une forêt, ce ne sont pas seulement des arbres qu’on perd; on détruit aussi un immense système naturel de régulation climatique.

👍 Sources scientifiques utilisées

FAO; méthodes d’estimation de biomasse forestière tropicale;
GIEC; facteur de conversion carbone/CO₂;
Brown, S. (1997); Estimating Biomass and Biomass Change of Tropical Forests;
Chave et al. (2014). Équations allométriques pour les forêts tropicales;
Lignes directrices REDD+ utilisées dans plusieurs projets forestiers africains.

Préserver une forêt, c’est préserver un climat vivable.

MRV : LE SYSTÈME QUI CONTRÔLE ET VÉRIFIE LA REDD+MRV signifie : M = Mesure; R = Reporting (Notification) et V = Vérifica...
13/05/2026

MRV : LE SYSTÈME QUI CONTRÔLE ET VÉRIFIE LA REDD+

MRV signifie : M = Mesure; R = Reporting (Notification) et V = Vérification.
Le MRV constitue le système de contrôle scientifique et technique de la REDD+.
Son rôle est de garantir que les données forestières et climatiques sont crédibles, transparentes et vérifiables.
Sans MRV, il est impossible de savoir si un projet REDD+ fonctionne réellement ; d’accorder des financements fiables ou de calculer les réductions d’émissions.
Le MRV est donc le “système nerveux” de la REDD+.

1️⃣ La Mesure : collecter les données sur les forêts
La première étape consiste à mesurer les changements forestiers. Les experts collectent des données sur la superficie forestière ; la biomasse ; les stocks de carbone ; les pertes forestières ; les zones dégradées ; et les émissions évitées.
Pour cela, plusieurs outils sont utilisés satellites ;SIG (Systèmes d’Information Géographique) ;drones ;
télédétection ; inventaires forestiers et pleins de modèles scientifiques.
L’objectif est d’obtenir des données précises et continues.

2️⃣ La Notification ( Reporting) : transmettre officiellement les résultats.
Une fois les données collectées, les pays ou projets doivent produire des rapports officiels.
Ces rapports contiennent les méthodes utilisées ; les surfaces forestières analysées ; les émissions estimées ; les réductions obtenues ; les difficultés rencontrées et les progrès réalisés.
Ces informations sont ensuite transmises aux institutions internationales dans le cadre des engagements climatiques.
La notification permet donc la transparence ; le suivi international et la crédibilité des projets.

3️⃣ La Vérification : contrôler la fiabilité des données.
C’est l’étape la plus sensible. Les données déclarées doivent être vérifiées par des experts indépendants afin d’éviter les fausses estimations ; les manipulations ; la corruption ; le greenwashing et les crédits carbone fictifs.
Les vérificateurs analysent les méthodes scientifiques ; les données satellites ;les calculs ; les inventaires forestiers et les rapports officiels.
Ils évaluent ensuite si les résultats sont cohérents et scientifiquement crédibles.

Le MRV influence aujourd’hui les financements climatiques ; les marchés carbone ; les politiques forestières ; les négociations internationales et les investissements environnementaux.

Un pays disposant d’un bon système MRV inspire davantage confiance aux partenaires internationaux.
À l’inverse des données peu fiables peuvent bloquer les financements ; les projets et les partenariats climatiques.

Autrefois, le suivi forestier était lent et très limité. Aujourd’hui, grâce aux technologies modernes, il est possible de surveiller les forêts presque en temps réel ; détecter rapidement la déforestation ; comparer les images satellites et analyser des millions de données.

L’intelligence artificielle commence également à jouer un rôle important dans la cartographie forestière; la détection automatique des changements et l'analyse des risques environnementaux.

Malgré les progrès, de nombreux défis persistent; manque de financement ; faible capacité technique ; insuffisance des données ; accès difficile aux zones forestières ; manque d’équipements et instabilité institutionnelle.

Dans plusieurs pays africains, les systèmes MRV restent encore en développement.
Cela limite parfois l’accès aux financements REDD+ ; la crédibilité des données et l’efficacité des projets climatiques.

Dans la prochaine publication, nous allons découvrir un sujet au cœur des débats climatiques internationaux : les crédits carbone et le fonctionnement des marchés carbone dans la REDD+.

+

D’OÙ VIENT LA REDD+ ? HISTOIRE, ÉVOLUTION ET ENJEUX MONDIAUXPendant longtemps, le monde considérait les forêts uniquemen...
13/05/2026

D’OÙ VIENT LA REDD+ ? HISTOIRE, ÉVOLUTION ET ENJEUX MONDIAUX

Pendant longtemps, le monde considérait les forêts uniquement comme des réserves de bois, des terres agricoles potentielles ou des espaces à exploiter. Pourtant, au fil des décennies, les scientifiques ont découvert une réalité alarmante : la destruction des forêts contribue fortement au changement climatique mondial.

Lorsqu’une forêt est coupée ou brûlée, le carbone qu’elle stockait depuis parfois des centaines d’années est libéré dans l’atmosphère sous forme de dioxyde de carbone (CO₂), principal gaz responsable du réchauffement climatique. Les forêts ne sont donc pas seulement des arbres : elles jouent le rôle de gigantesques “puits de carbone”, capables d’absorber et de stocker le CO₂ de l’atmosphère.

Face à l’accélération du changement climatique, la communauté internationale a commencé à mettre en place plusieurs mécanismes de coopération environnementale mondiale.

En 1992, lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, naît Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, souvent appelée CCNUCC.
Cette convention marque un tournant historique : les États reconnaissent officiellement que le changement climatique représente une menace sérieuse pour l’humanité et qu’une action collective devient indispensable.

Quelques années plus t**d, en 1997, le monde adopte le Protocole de Kyoto. Ce protocole impose principalement aux pays industrialisés des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cependant, à cette époque, la question des forêts tropicales et de la déforestation n’était pas encore pleinement intégrée dans les grands mécanismes climatiques internationaux.

Au début des années 2000, les chercheurs et experts internationaux constatent une réalité inquiétante : la déforestation représente une part importante des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Certains rapports estiment même qu’elle contribue davantage aux émissions mondiales que l’ensemble du secteur des transports dans certaines périodes.

C’est dans ce contexte qu’apparaît progressivement le concept de REDD.

En 2005, lors des négociations climatiques internationales, plusieurs pays forestiers tropicaux proposent une idée révolutionnaire : les pays qui réduisent la déforestation devraient être récompensés financièrement.

L’idée était simple mais puissante :
si les forêts rendent un service climatique au monde entier en stockant du carbone, alors leur protection doit aussi avoir une valeur économique.

La REDD signifiait initialement : “Réduction des Émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation forestière”.

Mais au fil des négociations internationales, le mécanisme évolue.
Les experts comprennent qu’il ne suffit pas seulement d’empêcher la destruction des forêts.

Il faut également conserver les forêts existantes ; gérer durablement les ressources forestières ; restaurer les écosystèmes dégradés et augmenter les stocks de carbone forestier.

C’est ainsi qu’apparaît la REDD+, le “+” représentant ces nouvelles dimensions.

La REDD+ devient alors un mécanisme international majeur de lutte contre le changement climatique, associant environnement, économie, gouvernance, développement local, justice climatique, finance carbone et conservation forestière.

Les grandes conférences climatiques appelées COP (Conférences des Parties) vont progressivement renforcer la place de la REDD+ dans les politiques climatiques mondiales.

En 2015, le 'Accord de Paris' reconnaît officiellement l’importance des forêts dans la lutte contre le réchauffement climatique.
La REDD+ devient alors un outil stratégique pour de nombreux pays africains, asiatiques et latino-américains.

Aujourd’hui, la REDD+ dépasse largement la simple protection des arbres.
Elle soulève des questions majeures :
Comment protéger les forêts sans aggraver la pauvreté ?
Comment rémunérer équitablement les communautés locales ?
Qui contrôle réellement les financements climatiques ?
Comment éviter la corruption et le greenwashing ?
Les crédits carbone sont-ils une vraie solution climatique ?

En Afrique, ces questions sont particulièrement importantes.
Entre pression démographique, pauvreté énergétique, exploitation du bois, agriculture extensive et changements climatiques, les forêts africaines sont à la fois fragiles et stratégiques pour l’avenir de la planète.

La REDD+ apparaît donc comme un mécanisme à la croisée de l’écologie, de l’économie, de la politique internationale, du développement local,
et de la justice climatique mondiale.

Dans la prochaine publication, nous allons décortiquer en détail ce que signifie réellement REDD+, lettre par lettre, afin de comprendre les différents piliers de ce mécanisme mondial.

# +

13/05/2026

Adresse

Riviera Palmeraie
Riviera Palmeraie

Heures d'ouverture

Lundi 08:00 - 17:30
Mardi 08:00 - 17:30
Mercredi 08:00 - 17:30
Jeudi 08:00 - 17:30
Vendredi 08:00 - 17:30
Samedi 08:00 - 12:15

Téléphone

+2250779776495

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque SISE - Salon International de la Salubrité et de l'Environnement publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à SISE - Salon International de la Salubrité et de l'Environnement:

Partager