07/03/2026
VISITES D'ECHANGES SUITE À L'ACCIDENT IMPLIQUANT UN ÉLÈVE À KORHOGO.
Suite à l’accident survenu le mercredi 04 mars 2026 aux environs de midi, au carrefour de Petit Paris, à proximité de la Gendarmerie de Korhogo, et impliquant le jeune élève Coulibaly Zoumana Abdoul Aziz, élève en classe de 3ᵉ au Collège Lagnon, de nombreuses interrogations et réactions ont été suscitées au sein de la population, notamment sur les réseaux sociaux.
Dans un esprit de responsabilité, de solidarité et de recherche d’informations fiables, une délégation conduite par Monsieur Lacina Coulibaly , Président de la Jeunesse Communale, accompagnée de plusieurs membres de la jeunesse, s’est rendue ce samedi 07 mars 2026 au Centre Hospitalier Régional (CHR) de Korhogo. Grâce aux différentes publications relayées sur les réseaux sociaux, la délégation a pu entrer en contact avec la famille du jeune élève, notamment avec sa grand-mère, Madame Coulibaly, qui les a accueillis au CHR où l’enfant est hospitalisé depuis le jour de l’accident dans le service de réanimation. L’objectif de cette visite était de s’enquérir de l’état de santé de l’élève, d’apporter un soutien moral et matériel à la famille et de recueillir des informations fiables sur les circonstances de l’incident.
Très émue, la grand-mère de l’enfant a relaté les circonstances dans lesquelles elle a été informée de l’accident. Selon son témoignage, il était environ midi lorsque sa petite-fille l’a appelée en pleurs pour lui annoncer qu’Abdoul venait d’être victime d’un grave accident et que sa tête était sérieusement touchée. Prise de panique, elle s’est immédiatement rendue sur les lieux, situés non loin de son domicile. À son arrivée, elle a découvert son petit-fils allongé au sol, immobile. Malgré ses appels répétés, celui-ci ne réagissait pas, ce qui l’a profondément bouleversée.
Elle explique que les populations présentes sur les lieux, alertées par la gravité de la situation, sont rapidement intervenues. La personne impliquée dans l’accident était également blessée à la tête. Dans ce contexte de forte émotion, la tension est montée entre certains habitants et les policiers présents, la population cherchant à comprendre les circonstances exactes de l’incident. La grand-mère affirme avoir tenté d’intervenir afin d’apaiser les esprits et d’éviter que la colère populaire ne dégénère en affrontement avec les forces de l’ordre.
Aujourd’hui encore, la famille continue d’assumer les différentes dépenses liées aux soins médicaux de l’enfant. La grand-mère a toutefois tenu à exprimer sa reconnaissance à plusieurs personnes pour leur soutien. Elle a notamment remercié le Directeur du CHR de Korhogo, qui a facilité la réalisation du scanner de l’enfant, ainsi que Monsieur Salimou Coulibaly, fondateur du Collège Lagnon, qui a rassuré la famille quant au suivi de cette affaire. Elle a également confirmé que l’enfant observait le jeûne au moment de l’accident, ce qui aurait rendu sa récupération plus difficile. Ce n’est que récemment qu’il a pu demander à boire de l’eau et consommer légèrement de la nourriture.
Touchée par la situation, la délégation de la jeunesse communale a apporté à la famille un soutien composé de vivres et d’une contribution financière, comprenant notamment du riz, de l’huile, du sucre ainsi qu’une enveloppe en espèces. Par ailleurs, grâce à certaines démarches entreprises par des membres de la délégation, une structure d’appui s’est engagée à prendre en charge certaines ordonnances et dépenses médicales pendant une semaine renouvelable, en fonction de l’évolution de l’état de santé de l’enfant. La grand-mère a exprimé sa profonde gratitude à l’ensemble de la délégation pour cette marque de solidarité.
Après cette première étape, la délégation s’est rendue au quartier Résidentiel 3, au domicile de Monsieur Sanogo, la seconde personne impliquée dans l’accident, afin de lui souhaiter un prompt rétablissement et d’écouter sa version des faits. Dans son témoignage, celui-ci a remercié la délégation pour cette visite qu’il considère comme un geste d’attention et de considération. Il a reconnu être la personne ayant percuté le jeune Abdoul. Selon ses explications, son grand frère l’avait envoyé effectuer un dépôt d’argent. Il avait donc pris la moto avec ses papiers, mais sans porter de casque.
Il explique qu’il empruntait la voie reliant le cimetière de "Djandè", au carrefour de Petit Paris et qu’il ignorait la présence de policiers dans cette zone, car il se trouvait encore à une certaine distance du carrefour principal. Il raconte qu’à un moment donné, deux policiers se seraient retrouvés devant lui dans un passage étroit. En tentant d’éviter la situation, il aurait malheureusement percuté le jeune élève qui marchait avec ses camarades. Il reconnaît également qu’il roulait à une vitesse relativement élevée, notamment parce qu’il transportait une importante somme d’argent et souhaitait effectuer rapidement sa commission.
Très affecté par les événements, il a exprimé ses regrets pour ce qui est arrivé au jeune élève et a également déploré les violences qui ont visé les policiers lors de l’incident. Il a par ailleurs salué le rôle joué par la grand-mère du jeune garçon et par la Gendarmerie, qui ont contribué à calmer les tensions. À l’issue des échanges, la délégation lui a prodigué plusieurs conseils de prudence, notamment sur l’importance du port du casque, le respect du code de la route et la nécessité de conduire avec davantage de responsabilité.
La délégation s’est ensuite rendue au Commissariat de Police du 2ᵉ arrondissement de Korhogo afin d’échanger avec le commissaire. Celui-ci étant en déplacement pour des obligations administratives, la délégation a été reçue par le Capitaine Dosso, officier de police reconnu pour son professionnalisme et sa bonne connaissance de la ville. Les discussions ont porté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre la population et les forces de l’ordre afin d’éviter que ce type de situation ne dégénère à l’avenir. Le Président de la Jeunesse Communale a également tenu à présenter les excuses et le soutien de la jeunesse aux policiers qui ont été agressés lors de l’incident.
Un appel a été lancé à l’ensemble des populations afin de faire preuve de coopération avec les forces de l’ordre, notamment dans le cadre des opérations de contrôle engagées par le Gouvernement de Côte d’Ivoire à travers le Ministère des Transports et des Affaires Maritimes. Ces opérations concernent l’ensemble du territoire national et visent principalement à renforcer la sécurité routière. Même lorsque nous ne sommes pas totalement en règle, il est important d’adopter une attitude de respect, de dialogue et de responsabilité, tout en cherchant à se mettre en conformité avec la loi.