24/05/2025
Je suis Meité Bintou epse Mukengeshayi ou encore epse Mabika. Vice présidente de l'ONG BÉTHEL , Consultante en économie sociale et solidaire et en Entrepreneuriat voici mon message pour vous.
Le passage de l’aide sociale basée sur des dons ( La main tendue ) à une autre approche axée sur l’activité sociale et l’autonomisation.
Du poisson à la canne à pêche : Réinventer l’aide sociale par l’activité sociale
« Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprends-lui à pêcher, il mangera toujours. » Ce proverbe chinois, d’une simplicité désarmante, porte une sagesse profonde, particulièrement pertinente dans le domaine de l’aide sociale.
Trop longtemps, l’aide sociale s’est résumée à des dons ponctuels : un sac de riz, un peu d’argent, une aide d’urgence. Bien qu’indispensables dans certaines situations, ces dons répondent à un besoin immédiat sans transformer durablement la vie de ceux qui les reçoivent. Ils peuvent, à la longue, créer une dépendance, éteindre l’initiative, et entretenir la pauvreté qu’ils veulent combattre.
Mais une nouvelle approche émerge : celle de l’activité sociale, qui place les bénéficiaires au cœur de leur propre relèvement. Il ne s’agit plus seulement de secourir, mais de responsabiliser, former, et équiper. Il s’agit d’enseigner à pêcher, plutôt que de donner du poisson.
L’activité sociale, à travers des formations, des coopératives, des micro-projets et des entreprises solidaires, permet à chaque individu de devenir acteur de son avenir. Elle transforme l’aide en opportunité, le bénéficiaire en entrepreneur, la main tendue en partenariat durable.
Ainsi, une femme autrefois dépendante des dons peut devenir productrice de savon ou éleveuse de volailles ; un jeune chômeur, tailleur ou réparateur de motos. L’aide devient semence : elle germe, pousse, et produit des fruits pour toute une communauté.
Passer de l’aide-don à l’aide-action, c’est embrasser la vision d’une société plus juste, plus équitable, où chacun a les moyens de se tenir debout. C’est, en somme, cesser de nourrir la pauvreté pour commencer à cultiver l’espoir.