02/06/2026
Action humanitaire : Le Rotary Club Bondoukou fait des dons de vivres et non vivres au Centre Camille
Ils sont arrivés les bras chargés, le cœur ouvert. Le dimanche 24 mai 2026, dès sa première sortie officielle après l'obtention de sa charte, le Rotary Club de Bondoukou a choisi de se rendre au Centre Saint-Camille pour y remettre des dons en vivres et en non-vivres à des hommes et des femmes souffrant de troubles mentaux et de handicaps divers. Un geste fort, révélateur de l'âme d'un club déjà tout entier tourné vers les autres.
C'est le président du Rotary Club de Bondoukou, Mahama Coulibaly, qui a conduit la délégation dans ce centre fondé il y a plus de 20 ans et qui accueille des personnes souffrant de troubles mentaux, de déficiences intellectuelles ou d'exclusion sociale. À ses côtés, l'épouse du gouverneur du District 9101, Abou-Bakar Ouattara, le représentant du Préfet du département de Bondoukou, André Flegbo, ainsi que le 1er adjoint au maire de la commune, Timité Abdoulaye Mermoz, représentant le maire Ouattara Anzoumana.
« Nous sommes fiers d'être à vos côtés pour vous apporter notre soutien moral. Le Rotary œuvre principalement dans les domaines de la santé, de la lutte contre les maladies et de la santé de la mère et de l'enfant. C'est pour cette raison que nous sommes ici aujourd'hui », a déclaré Mahama Coulibaly, avant d'ajouter avec conviction : « Ce n'est pas une malédiction d'avoir une dépression. C'est une maladie comme toutes les autres. Ces personnes sont nos frères, nos enfants, nos mamans. Elles méritent d'être accompagnées physiquement, matériellement et moralement. »
Accueillant la délégation avec émotion, Sœur Claudine a exprimé la gratitude du centre pour ce geste de solidarité : « Saint-Camille, c'est prendre la personne là où elle est et l'aider à grandir, même d'un centimètre. Si nous gagnons un centimètre sur la maladie ou l'exclusion, c'est déjà une victoire. » La religieuse a rappelé que l'établissement fonctionne grâce à une chaîne de solidarité composée de soignants, d'anciens pensionnaires réinsérés et de partenaires nationaux et internationaux. Grâce à un suivi médical, psychologique et social, plusieurs résidents ont pu retrouver une autonomie et réintégrer progressivement la vie communautaire.
charte, conférences, inauguration et coup de balai
Ce don au Centre Saint-Camille venait couronner deux journées intenses. La veille, samedi 23 mai 2026, avait été placée sous le signe de la fondation et de l'engagement citoyen. La matinée avait débuté par le dévoilement solennel de la roue du club, emblème universel du Rotary, suivi de deux conférences. Le gouverneur Abou-Bakar Ouattara a pris la parole sur l'importance du Rotary dans le monde et en Côte d'Ivoire, avant que le président Mahama Coulibaly n'expose les enjeux de ce club service et le rôle central des jeunes dans l'action humanitaire.
Temps fort de la journée : la remise officielle de la charte du Rotary Club de Bondoukou, qui intègre désormais un réseau mondial de plus de 1,4 million de personnes réparties dans 200 pays. Une reconnaissance internationale qui s'accompagne d'une ambition affirmée : apporter des réponses durables aux défis auxquels font face les populations ivoiriennes, notamment en matière de santé, d'éducation et d'assainissement. Le District 9101 a également procédé à l'inauguration de toilettes et d'une bibliothèque à l'EPP Centre de Bondoukou, ancrant le Rotary dès ses premiers instants dans l'amélioration du cadre scolaire local.
En marge des cérémonies, le Rotary Club de Bondoukou avait organisé une opération coup de balai dont le coup d'envoi a été donné au Musée de Bondoukou. Plusieurs autorités locales et membres du club ont participé à cette action citoyenne de salubrité, manifestation concrète de la volonté du club de promouvoir la propreté et le civisme dans la ville.
En deux jours, le Rotary Club de Bondoukou aura dit l'essentiel de ce qu'il est : un club ancré dans la cité, tourné vers les plus fragiles, connecté au monde. La capitale du Gontougo a désormais son ambassadeur au sein du Rotary International. Et cet ambassadeur, visiblement, n'est pas venu pour attendre.