11/08/2026
manne du jour
Mardi 11 août 2026, 19e Semaine du Temps Ordinaire. Année A. Année Paire. Mémoire obligatoire de Sainte Claire, vierge. Couleur liturgique : Blanc
Textes
Ézékiel 2, 8 – 3, 4 ; Psaume
118 (119), 14.24, 72.103, 111.131 ; Matthieu 18, 1-5.10.12-14
Dans Ézékiel 2, 8 – 3, 4, Dieu invite le prophète à manger un rouleau. Ce rouleau, c'est sa Parole, Parole qu'il est appelé à proclamer partout et à tous. Cette Parole dans la bouche du prophète a le goût du miel. Le prophète fait donc l'expérience de sa douceur. Baptisés, nous sommes nous aussi prophètes de Dieu, consacrés pour annoncer sa Parole, pour en faire connaître sa douceur ou sa saveur aux hommes.
Pourquoi la Parole de Dieu est-elle douce?
La Parole de Dieu est douce parce qu'elle est est une Bonne Nouvelle pour nous et pour le monde. Elle est Bonne Nouvelle car elle nous révèle l'amour bienveillant et miséricordieux de Dieu, sa proximité, sa providence et son amitié pour nous. Il nous faut donc manger la Parole de Dieu, c'est-à-dire l'assimiler, la porter en nous avant de l'apporter aux autres.
Tout prédicateur doit d'abord se laisser instruire par la Parole de Dieu avant de la proclamer aux autres. Une fois qu'on en a fait l'expérience, on ne peut pas et plus la garder pour nous. Il nous faut la répandre autour de nous avec joie, conviction et abnégation. Dans Matthieu 18, 1-5.10.12-14, Jésus nous donne un enseignement à vivre dans notre marche à sa suite sur ce que signifie être grand. Il montre que le logiciel de Dieu est différent de celui des hommes pour déterminer le statut des uns et des autres. Si pour les hommes la grandeur se mesure et se voit par l'autorité exercée, le pouvoir, le statut au sommet de la hiérarchie sociale, pour Dieu la grandeur se voit et se manifeste dans la capacité à se mettre au service des autres, à se faire et se percevoir petit face aux autres, à faire preuve d'humilité. Dieu lui-même, le Créateur, se met à notre service car il veut notre bien, notre salut.
Cela transparaît dans la parabole de la brebis perdue et retrouvée parmi 100. Être grand , c'est se soucier des autres, se préoccuper pour eux et s'occuper d'eux surtout de ceux qui vivent en marge de la vie commune, ceux qui sont à la périphérie de notre société, ceux qu'on oublie ou néglige, livrés à eux-mêmes. Notre grandeur se traduira par notre volonté à aller vers ces personnes et à les ramener à la maison commune dans le respect de leur personne et liberté. Le grand sait s'ouvrir au autres, les accueillir et les servir en toute simplicité.
Et c'est ce qui le rend joyeux. Notre société humaine deviendra une société joyeuse si chacun est habité par le désir et la volonté d'être au service de ses frères et sœurs, de passer du je au tu et au nous. Tant qu'on demeurera dans le je exclusivement, on n'oubliera le tu et le nous et on s'en servira pour notre bien-être personnel. On aura ainsi une société du chacun pour soi, un monde rempli d'orgueilleux et d'égocentriques. Quelle tristesse alors.
La joie de notre monde n'est possible que dans la capacité à dépasser son moi pour accueillir l'autre véritablement dans la recherche de son bien-être intégral. Car la priorité d'une société doit être l'attention portée aux pauvres, aux plus faibles, aux personnes malades, etc...Que Dieu nous aide à vivre ainsi chaque jour.
Que la Parole de Dieu, unique et vraie nourriture de nos âmes nous fasse sans cesse grandir dans l'humilité.
Dieu nous bénisse abondamment. Tranquille journée.
Père Sylvain du St Nom de Jésus