13/05/2025
Editorial à lire dans le numéro 332 de Abidjan Soir
Ils veulent l’éteindre, il rallume la confiance
Depuis le Grand Rassemblement Citoyen de ADCI le 26 avril 2025 à Yopougon, un fait est désormais difficile à dissimuler : quelque chose a bougé dans le paysage politique ivoirien. La foule massive, rassemblée autour d’un homme sans appareil d'État, sans financement opaque, sans télévision publique à sa botte, a provoqué un séisme silencieux. Et dans la foulée, une tempête juridico-médiatique s’est déclenchée contre ce même homme : Tiemoko Antoine Assale Officiel.
Coïncidence ? Ce serait naïf de le croire.
Depuis le 27 avril, de multiples signaux convergent : accusations insidieuses, insinuations sur sa gestion municipale, articles tendancieux surgis de médias et de (pseudo) journalistes notoirement proches du pouvoir, rumeurs virales distillées par des comptes politiques bien identifiés sur les réseaux sociaux.
Ce qui se dessine, ce n’est pas un simple débat d’idées. C’est une offensive ciblée.
Le timing est révélateur : à six mois de l’échéance présidentielle, le nom de Assalé circule de plus en plus dans les débats citoyens. Sa posture d’indépendant, son ancrage local fort à Tiassalé, son refus du clientélisme et son discours structuré autour de la « société de confiance » bousculent les lignes traditionnelles. Il devient, de fait, une variable incontrôlable dans une équation où tout semble écrit d’avance. L’émergence d’une figure portée par une dynamique citoyenne, déconnectée des guerres de chapelles et des logiques de revanche, rebat les cartes. Assalé Tiémoko ne crie pas à la vengeance. Il ne promet pas de régler des comptes. Il parle d’avenir, de justice, d’éthique publique. Et cela séduit, surtout une jeunesse qui ne croit plus aux discours figés, cloisonnés, encartés et parfois désuets voire même élimés.
Ce que redoute le Pouvoir, ce n’est pas un discours radical : c’est une parole crédible. Celle qui pourrait rassembler au-delà des clivages, des frontières et des clans. Celle qui pourrait fédérer en chœur, les Ivoiriens de tous bords. Cette peur-là, ils ne l’avoueront pas. Mais elle s’exprime par la fébrilité des réactions, la multiplication des attaques et la volonté sourde de salir pour éteindre.
État de droit, ou état d’exception ?
La Côte d’Ivoire a une Constitution. Des lois. Des procédures. Mais lorsque celles-ci deviennent des instruments d’élimination sélective, elles perdent leur légitimité. La justice, lorsqu’elle s’acharne uniquement sur ceux qui dérangent, devient suspecte. Et la démocratie, lorsqu’elle ne garantit pas une compétition équitable, se transforme en façade.
La tentative de décrédibilisation du président du Mouvement Politique Aujourd’hui et demain, la Côte d’Ivoire, Assalé Tiémoko, ne vise pas qu’un homme. Elle vise un courant d’espoir. Un appel à la dignité... À l’intégrité partout et par tous. Une revendication de rupture pacifique. Elle vise surtout à maintenir le statu quo, en éteignant les foyers d’espérance avant qu’ils ne deviennent brasier pour raviver la flamme de la nation ou encore un soleil d’espoir dans toutes ces vies désabusées et pour ce peuple perclu.
Dans un pays qui a connu trop de violences électorales, les signaux actuels doivent alerter. Le peuple ivoirien mérite mieux que des campagnes de diffamation masquées en procédures. La vitalité démocratique ne se mesure pas à l’absence de candidatures, mais à la possibilité pour chacun de se présenter librement, sans intimidation ni disqualification orchestrée. « Répète après moi : disqualification orchestrée ! ».
Si l’objectif de ces manœuvres est de dissuader Assalé Tiémoko d’avancer, elles pourraient bien produire l’effet inverse. Car l’histoire a montré que plus on tente d’étouffer les voix sincères, plus elles résonnent dans le cœur des peuples.
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