28/08/2026
STORY TIME Allons à l'école
Avant-hier, je faisais la queue d'un long rang à un guichet automatique, sous le chaud soleil, après avoir fait deux guichets sans gain de cause.
Dans ce rang, nous semblons tous avoir vécu le même calvaire ailleurs, avant de nous retrouver là, chacun espérant ne pas être celui où celle au tour duquel ce guichet providentiel afficherait "hors-service".
En plein cœur de cette attente, un homme, enseignant de son état (vu qu'il l'a déclaré), visiblement de la quarantaine révolue, assis sur une chaise, communiquait au téléphone à haute et gênante voix.
Il était contrarié, voire en colère.
On pouvait bien l'entendre se quereller avec son interlocuteur; sûrement la mère de sa fille.
Sa fille, une belle princesse élancée, au teint d'ébène, à qui on donnerait 17 ans, était debout dans le rang et suivait son évolution, à la palce son père, en attendant bien sûr que ce soit le tour de ce dernier d'entrer au guichet automatique.
Ce monsieur irrité, pour la seconde communication qu'il avait en l'espace de cinq minutes, se disputait certainement avec la grand-mère de sa fille, cette fois-ci. Et il disait ceci:
"Donc je ne suis pas libre de passer chercher ma propre fille sans l'autorisation de ta fille? C'est moi qui l'ai scolarisée ou pas. Je la nourris ou pas? Je suis avec ma fille quelque part. Je vais lui donner de l'argent pour la rentrée. C'est pas l'argent qui fait tout? Ta fille exagère. Elle est toxique. De toutes tes filles, n'est-ce-pas elle la plus maigre actuellement ? Regarde comment elle est devenue maigre et vilaine; tellement son fond est mauvais. Je lui donne cette année. Ma fille est en terminale non? Quand elle aura le BAC, je vais la récupérer et on verra si ta fille a des muscles pour me la prendre ou m'interdire de sortir avec elle sans son autorisation."
La fille, la pauvre petite, arrêtée dans le rang n'osait même pas regarder vers son père. Le regard perdu, elle regardait plutôt vers la route.
Son père, ce monsieur qui était ridiculement devenu le centre d'attention de tous les clients à ce guichet, lui mettait tellement la honte!
Et chacun murmurait à souhait autour de ce monsieur.
Pour dire vrai, j'ai eu mal pour cette petite.
Mesdames, mesdemoiselles et messieurs;
Monsieur et madame;
Quand vous décidez de vous mettre ensemble, c'est en pleine conscience.
Quand c'est doux entre vous, on n'est pas là-bas.
Personne ne vous force à faire des enfants.
Les enfants ont des droits, notamment l'éducation, le respect, la santé mentale et physique ...(etc)
Pendant cette rentrée scolaire, chers parents adultes, "gérez-vous"!
Vos problèmes d'adultes ne nous intéressent pas.
Mettez les enfants en dehors de ça.
Arrêtez de traumatiser vos enfants.
Arrêtez de faire d'eux des "balles de ping-pong" ou des souffre-douleurs.
Si vous n'arrivez pas à trouver un terrain d'entente, portez le différend devant la justice. C'est aussi simple que ça.
OUI À LA BONNE SANTÉ MENTALE DES ÉLÈVES ET ÉTUDIANTS PENDANT LA RENTREE SCOLAIRE.