11/03/2026
DÉCLARATION DU SYPROB-CI SUR LES ÉLECTIONS À LA MUGEFCI
À la veille du renouvellement des instances de la Mutuelle Générale des Fonctionnaires et Agents de l’État de Côte d’Ivoire (MUGEFCI), le débat s’intensifie au sein de la communauté des enseignants et des fonctionnaires.
Depuis près de deux ans, le paysage syndical a été marqué par de fortes mobilisations autour de la revendication de la prime d’incitation des enseignants. Ces mobilisations ont donné naissance à différentes coalitions et faîtières syndicales, chacune adoptant des méthodes et des stratégies propres : certaines privilégiant l’approche radicale, d’autres optant pour la voie du dialogue et de la conciliation.
Il convient de reconnaître que, malgré leurs divergences de méthodes, ces différentes organisations ont contribué à porter la question de la prime d’incitation dans le débat public. Cette pluralité d’approches traduit la vitalité du mouvement syndical et la diversité des sensibilités qui le composent.
Cependant, l’élection à la MUGEFCI ne doit pas être réduite à un prolongement des luttes syndicales en cours. La MUGEFCI est avant tout une institution mutualiste dont la vocation première est d’assurer la protection sociale et le bien-être des mutualistes. Elle obéit à une logique de gestion, de solidarité et de responsabilité qui diffère de celle des organisations syndicales.
La question essentielle qui doit guider le choix des mutualistes n’est donc pas de savoir qui a mené la lutte pour la prime, mais plutôt qui est le plus à même de diriger efficacement la MUGEFCI au bénéfice des mutualistes.
Sur ce point, un élément objectif s’impose au débat : l’équipe dirigeante actuelle a déjà été à l’œuvre et a produit des résultats tangibles dont bénéficient aujourd’hui les mutualistes. Ces acquis doivent être examinés avec lucidité et responsabilité.
Il serait donc imprudent de rejeter un bilan positif au seul motif que ses auteurs n’ont pas adopté la même stratégie syndicale dans la lutte pour la prime.
Par ailleurs, il convient de rappeler que les organisations syndicales sont des personnes morales, tandis que les candidats aux élections mutualistes sont des personnes physiques.
Les enjeux, les responsabilités et les modes de gouvernance ne sont pas identiques.
Dans ce contexte, j’invite l’ensemble des enseignants et des fonctionnaires à faire preuve de vigilance, de discernement et d’esprit critique afin d’éviter que ce scrutin ne soit influencé par des considérations étrangères à l’intérêt des mutualistes.
Pour les syndicats affiliés à une centrale syndicale, la discipline organisationnelle constitue un principe fondamental. Il est donc naturel que leurs orientations tiennent compte des positions de leurs centrales respectives.
Quant aux fonctionnaires non syndiqués, leur choix doit s’appuyer prioritairement sur les critères de gestion, de compétence et de résultats.
Pour sa part, le Syndicat des Professeurs Bivalents de Côte d’Ivoire (SYPROB-CI), fidèle à ses principes de responsabilité et de cohérence organisationnelle, s’inscrit dans la dynamique portée par sa centrale syndicale HUMANISME et soutient le choix exprimé par son Secrétaire Général, le Camarade SORO Mamadou.
Notre conviction est simple : dans une institution mutualiste, la priorité doit rester la bonne gouvernance, la continuité des acquis et la protection durable des mutualistes.
Le SYPROB-CI appelle donc l’ensemble des enseignants et des fonctionnaires à faire un choix responsable, guidé par l’intérêt collectif, la stabilité institutionnelle et l’efficacité dans la gestion de notre mutuelle commune.
Fait à Abidjan, le 11 mars 2026.
Le Secrétaire Général National du SYPROB-CI
Adama Doumbia