26/05/2026
Chers frères et sœurs d’Afrique,
En ce 25 mai, date hautement symbolique pour notre continent, nous célébrons la Journée de l’Afrique, mémoire vivante de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine en 1963, devenue aujourd’hui l’Union africaine.
Cette journée n’est pas une simple commémoration. Elle est un moment de réflexion, de vérité et d’engagement collectif pour l’avenir de notre continent.
L’Afrique est le berceau de l’humanité. Elle est riche de ses peuples, de ses cultures, de ses langues, de ses ressources naturelles et surtout de sa jeunesse. Pourtant, malgré cet immense potentiel, notre continent continue de faire face à des défis historiques et contemporains qui freinent encore son plein essor.
Nous ne pouvons parler de l’Afrique d’aujourd’hui sans évoquer les blessures profondes laissées par la colonisation. Pendant des siècles, nos terres ont été exploitées, nos peuples dominés, nos identités marginalisées et nos économies structurées au profit des puissances étrangères. Les frontières héritées de la colonisation ont souvent divisé artificiellement des peuples frères et alimenté des tensions durables.
Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée aux indépendances politiques.
Le néo-colonialisme continue, sous des formes plus subtiles mais tout aussi préoccupantes. La dépendance économique, l’endettement excessif, l’exploitation déséquilibrée de nos ressources, les ingérences politiques, les manipulations géostratégiques et les conflits instrumentalisés constituent encore des obstacles majeurs à la souveraineté réelle de nos États.
Aujourd’hui, dans un monde marqué par de nouvelles rivalités internationales, l’Afrique redevient un espace de compétition géopolitique. Les grandes puissances convoitent nos minerais stratégiques, nos terres rares, notre position géographique et notre marché en pleine croissance. Face à cette réalité, nous devons refuser d’être de simples spectateurs ou des terrains d’influence.
L’Afrique doit parler d’une seule voix.
Nous devons renforcer notre unité, notre intégration économique et notre coopération sécuritaire.
Les défis actuels, le terrorisme, les changements climatiques, les migrations forcées, les crises alimentaires, les conflits armés et la pauvreté exigent des réponses africaines fondées sur la solidarité et la souveraineté.
La jeunesse africaine attend davantage qu’un discours d’espoir : elle attend des actes. Elle veut des emplois, une éducation de qualité, l’accès à la technologie, à l’innovation et à la dignité. Cette jeunesse n’est pas un problème à gérer ; elle est la plus grande force stratégique du continent.
Nous devons également réhabiliter notre mémoire historique et valoriser les idéaux des grands penseurs et leaders panafricanistes qui ont rêvé d’une Afrique libre, forte et unie. Leur combat nous rappelle que l’indépendance véritable ne se limite pas aux symboles politiques ; elle implique la maîtrise de notre économie, de notre sécurité, de notre culture et de notre destinée.
Chers frères et sœurs,
L’Afrique ne doit plus être définie par ses crises, mais par ses ambitions. Notre continent possède toutes les ressources nécessaires pour devenir un acteur majeur du XXIe siècle. Mais cela exige de nous du courage, de la vision et surtout de l’unité.
En cette Journée de l’Afrique, renouvelons notre engagement pour une Afrique :
* souveraine et respectée ;
* pacifique et stable ;
* économiquement indépendante ;
* démocratique et juste ;
* unie dans sa diversité.
Que vive la solidarité africaine.
Que vive l’unité africaine.
Et que vive l’Afrique libre, digne et prospère.
Pott MADENDAMA-ENDZIA
Coordonnateur Général
Azimut Vivre Ensemble En Paix
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