UFMP/Sud-Sud-Kivu

UFMP/Sud-Sud-Kivu Union des Femmes des médias pour la Paix.

Journée internationale de la paix : l’UFMP Sud, Sud-Kivu appelle à faire de la paix une responsabilité collectiveA l’occ...
21/09/2026

Journée internationale de la paix : l’UFMP Sud, Sud-Kivu appelle à faire de la paix une responsabilité collective

A l’occasion de la Journée Internationale de la Paix, célébrée chaque année le 21 septembre, l’Union des Femmes des Médias pour la Paix au Sud de la province du Sud-Kivu appelle les différentes composantes de la société à renforcer leurs efforts en faveur d’une paix durable dans la province, particulièrement dans la ville d’Uvira.

Célébrée cette année sous le thème « Investir dans la paix : pour tous, partout, chaque jour », cette journée constitue, selon l’UFMP Sud, Sud-Kivu, une occasion de rappeler que la paix ne se limite pas à l’absence de conflits ou de violences. Elle doit également se traduire par la sécurité, la cohésion sociale, le respect de la dignité humaine, le dialogue et la possibilité pour chaque personne de participer à la vie de sa communauté.

D’après l’UFMP, dans un contexte marqué par les conséquences des violences et les déplacements de populations au Sud-Kivu, investir dans la paix doit devenir une responsabilité collective. L’organisation estime que les efforts de paix doivent être poursuivis aussi bien au niveau institutionnel que dans les quartiers, les familles, les écoles, les communautés religieuses et les organisations de la société civile.

L’UFMP appelle notamment les acteurs communautaires à privilégier le dialogue et les mécanismes pacifiques de résolution des conflits, tout en renforçant les initiatives favorisant la cohésion sociale et le vivre-ensemble entre les différentes communautés.

Selon l’organisation, une attention particulière doit également être accordée aux femmes et aux jeunes, qui doivent être davantage associés aux initiatives de prévention des conflits, de médiation et de consolidation de la paix. Pour l’UFMP, leur participation ne devrait pas se limiter à la sensibilisation, mais également s’étendre aux espaces où sont prises les décisions concernant la paix et la sécurité dans les communautés.

L’UFMP encourage par ailleurs les médias et les professionnels de l’information à continuer de jouer leur rôle dans la construction de la paix. D’après l’organisation, les journalistes peuvent contribuer à réduire les tensions en privilégiant une information vérifiée, responsable et respectueuse des différentes communautés, tout en luttant contre la désinformation, les discours de haine et les messages susceptibles d’alimenter les divisions.

Elle appelle également les habitants à faire de la paix une responsabilité quotidienne. Selon elle, cela passe notamment par le refus de la violence, le respect des différences, l’écoute de l’autre, la vérification des informations avant leur partage et la promotion des messages qui favorisent la compréhension entre les membres de la communauté.

Pour cette organisation féminine, investir dans la paix signifie aussi investir dans les conditions qui permettent aux populations de vivre dignement. L’organisation encourage ainsi les initiatives en faveur de l’accès à l’éducation, de la protection des personnes vulnérables, de l’autonomisation des femmes et des jeunes ainsi que de la prise en compte des besoins des communautés affectées par les crises.

Dans cette perspective, l’UFMP appelle les autorités, les organisations de la société civile, les médias, les leaders communautaires et religieux, les jeunes, les femmes ainsi que l’ensemble de la population à conjuguer leurs efforts pour prévenir les divisions et renforcer la confiance au sein des communautés.

« La construction d’une paix durable ne peut pas être l’affaire d’un seul acteur. Elle nécessite un engagement collectif et quotidien, car chaque geste en faveur du dialogue, de la tolérance, de la solidarité et de la cohésion sociale peut contribuer à consolider la paix dans les communautés. », conclut-elle.

L’UFMP Sud, Sud-Kivu réaffirme son engagement à poursuivre ses actions en faveur de la paix, de la cohésion sociale, du dialogue et de la participation des femmes dans les initiatives de prévention et de résolution pacifique des conflits.

Leadership féminin : Alice Kibangala prend la tête du parquet de KalamuUne femme à la tête du parquet de grande instance...
14/09/2026

Leadership féminin : Alice Kibangala prend la tête du parquet de Kalamu

Une femme à la tête du parquet de grande instance de Kalamu à Kinshasa. Madame Alice Kibangala a officiellement pris ses fonctions de Procureure de la République près le Tribunal de grande instance de Kalamu, ce lundi 14 septembre 2026, après sa prestation de serment.

Ancienne étudiante de l’Université Officielle de Bukavu (UOB) et ancienne élève du Lycée Wima, elle s’est engagée à exercer ses nouvelles responsabilités avec intégrité et sens du devoir.

L’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP) salue cette nomination et y voit un signal encourageant pour la participation des femmes aux postes de décision dans le secteur de la justice.

La promotion des femmes dans les instances de responsabilité contribue à renforcer une gouvernance plus inclusive et sensible au genre, en cohérence avec l’esprit de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la participation des femmes à la prise de décision et aux mécanismes de paix et de sécurité.

Félicitations à Madame Alice Kibangala ! L’UFMP lui souhaite plein succès dans l’exercice de ses nouvelles fonctions et encourage davantage d’opportunités de leadership pour les femmes en RDC.

Uvira : la 1ʳᵉ édition du Festival « L’Art des Femmes » annoncéeLa ville d’Uvira accueillera, du 30 octobre au 1ᵉʳ novem...
06/09/2026

Uvira : la 1ʳᵉ édition du Festival « L’Art des Femmes » annoncée

La ville d’Uvira accueillera, du 30 octobre au 1ᵉʳ novembre 2026, la première édition du Festival « L’Art des Femmes d’Uvira », dédiée à la créativité et au leadership des femmes et filles artistes.

Organisé par AC COMPANY FAITH IN TOMORROW INC ASBL, avec l’appui de ses partenaires, dont l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP), ce festival sera placé sous le thème :

« Le rôle de la femme artiste dans la promotion de la paix, la résolution des conflits et du vivre ensemble à Uvira. »

Au programme : prestations artistiques, expositions et échanges culturels pour mettre en lumière la contribution des femmes artistes à la paix et à la cohésion sociale.

À travers ce partenariat, l’UFMP réaffirme son engagement en faveur de la promotion du leadership féminin, de la paix et du vivre ensemble à Uvira.

Ensemble, faisons rayonner la créativité des femmes au service de la paix !

Uvira : la SFEPDI sensibilise contre les boissons fortement alcoolisées et assiste 50 militaires blessés de guerre à SIK...
05/09/2026

Uvira : la SFEPDI sensibilise contre les boissons fortement alcoolisées et assiste 50 militaires blessés de guerre à SIKIBE

La Synergie des Femmes Engagées pour la Paix et le Développement Intégral (SFEPDI), une plateforme de collaboration et de mobilisation des femmes engagées dans la promotion de la paix, de la cohésion sociale et du développement intégral dans les communautés d’Uvira, a lancé, samedi 5 septembre 2026, une campagne de sensibilisation sur les dangers liés à la consommation des boissons fortement alcoolisées.

D’après la responsable de cette plateforme, née dans le cadre du projet « Paix durable et inclusive par l’action synergique des réseaux/OSC féminines et des mécanismes de coordination en RDC », cette initiative fait partie d’une série d’actions menées depuis sa mise en place en août dernier pour contribuer à la prévention des conflits, à la promotion de la paix, au renforcement de la cohésion sociale et au vivre-ensemble.

A l’occasion du lancement de cette campagne, les membres de la SFEPDI ont également effectué une visite auprès des blessés de guerre, majoritairement des militaires des FARDC, internés à l’Hôpital militaire de garnison d’Uvira, communément appelé SIKIBE.

Ces militaires ont reçu une assistance en vivres et non-vivres, composée notamment de farine de maïs, de riz, de sucre, de haricots et de savons. La visite a également été mise à profit pour les sensibiliser sur les risques associés à la consommation excessive des boissons fortement alcoolisées.

Marie-Claire Kabala, coordinatrice de la SFEPDI, a indiqué que les constats réalisés sur le terrain font état d’une contribution de la consommation abusive d’alcool à certains incidents enregistrés dans la ville, impliquant notamment des jeunes et des militaires. Elle a estimé que cette situation entraîne notamment un mauvais usage des armes détenues par certains militaires.

La responsable de la SFEPDI a appelé la population à ne pas recourir à l’alcool pour tenter de surmonter les traumatismes liés à une situation quelconque. Selon elle, cette pratique est susceptible d’aggraver la fragilité des personnes concernées et de nuire à leur rétablissement.

Marie-Claire Kabala a, en outre, invité les familles, les autorités, les responsables communautaires ainsi que les autres acteurs concernés à conjuguer leurs efforts pour lutter contre la prolifération des boissons fortement alcoolisées et assurer une meilleure protection des jeunes.

De son côté, le Dr Aksanti Cokola, sous-lieutenant chargé du suivi médical à l’Hôpital militaire SIKIBE, a apprécié cette démarche et exprimé sa reconnaissance à la SFEPDI pour son geste de solidarité envers les militaires blessés de guerre.

Le responsable médical a également encouragé la Synergie à poursuivre cette campagne de sensibilisation à différents niveaux au sein de l’armée.

Prévue pour une durée d’une semaine, cette campagne sera menée dans quatre quartiers de la ville d’Uvira, notamment Songo, Kimanga, Kavimvira et Kakombe. Des jeunes mobilisés pour cette activité vont parcourir les différentes avenues de ces quartiers à l’aide de mégaphones afin d’informer la population sur les risques liés à la consommation et à la vente des boissons fortement alcoolisées.

Notons que la cérémonie de lancement s’est tenue en présence notamment d’un représentant de la 33ᵉ région militaire, d’un représentant du commissariat urbain de la Police ainsi que d’un représentant de l’ANR.

Cette activité a bénéficié de l’appui financier du gouvernement central, des Nations unies, d’ONU Femmes, de l’UNFPA et de la SOFEPADI, ainsi que de l’appui technique du CAFCO.


Sifa Munyaka Angèle

Initiative Catalyst-ACTED : cinq membres de l’UFMP Sud, Sud-Kivu outillés dans la gestion organisationnelle Cinq membres...
04/09/2026

Initiative Catalyst-ACTED : cinq membres de l’UFMP Sud, Sud-Kivu outillés dans la gestion organisationnelle

Cinq membres du personnel de l’Union des Femmes des Médias pour la Paix au Sud de la province du Sud-Kivu (UFMP Sud, Sud-Kivu) ont été outillés dans plusieurs domaines essentiels à la bonne gestion et au fonctionnement efficace d’une organisation.

C’est au cours d’une série de formations organisées à Uvira au profit de différentes organisations locales par l’ONG internationale ACTED, dans le cadre de son programme de renforcement des capacités à travers l’initiative Catalyst.

Ces sessions de formation organisées du 31 août au 4 sept 2026, ont porté notamment sur les ressources humaines, la finance, la logistique, la Transparence, Conformité et Investigation (TCI), ainsi que le développement de projets et le MEAL (Suivi, Évaluation, Redevabilité et Apprentissage).

Plusieurs autres thématiques ont également été abordées, notamment la gouvernance, le Code de conduite et les politiques organisationnelles, les procédures de gestion du personnel, la gestion du cycle de projet, les relations avec les bailleurs et le reporting, les procédures MEAL, le contrôle interne et l’audit externe, ainsi que le genre et la protection de l’enfance.

Les membres de l’UFMP formés sont Sifa Munyaka Angèle, chargée de l’administration, des finances et cheffe du personnel, Arlette Andema, assistante aux finances et caissière, Françoise Bukuru Mwimule, chargée de programme, Etha Daniel, animatrice et Neema Rachel, chargée de la logistique.

Selon les organisateurs, cette activité vise à renforcer les compétences des organisations locales en matière de procédures et de gestion organisationnelle, afin de leur permettre d’améliorer leur fonctionnement, de répondre aux exigences des partenaires et de renforcer leur compétitivité dans la recherche de financements auprès de différents bailleurs.

Pour l’UFMP Sud, Sud-Kivu, cette initiative constitue une opportunité importante pour renforcer les compétences de son personnel et améliorer ses pratiques internes dans plusieurs domaines essentiels à la gestion d’une organisation.

L’organisation estime que le développement des compétences de son personnel constitue un investissement important pour améliorer la qualité de ses interventions, assurer une gestion plus efficace des ressources et répondre davantage aux exigences de transparence, de conformité et de redevabilité.

Ces formations devraient également permettre à l’UFMP Sud, Sud-Kivu de consolider ses capacités en matière de conception et de gestion de projets, d’améliorer ses mécanismes de suivi et d’évaluation, de renforcer sa collaboration avec ses partenaires et d’accroître ses possibilités d’accès à de nouvelles opportunités de financement.

L’UFMP remercie ainsi ACTED pour cette opportunité de renforcement des capacités et réaffirme sa volonté de mettre les connaissances et compétences acquises au service de ses actions en faveur de la paix, de la cohésion sociale, de la protection des femmes et de la promotion d’un environnement médiatique plus sensible aux questions de genre et de paix.

Notons que ce renforcement des capacités intervient à la suite d’un appel à candidatures lancé par ACTED au cours des mois précédents. Les organisations intéressées avaient été invitées à soumettre leurs candidatures en fonction des différentes thématiques proposées.

Sifa Munyaka Angèle

Uvira, Sud-Kivu : les organisations féminines appelées à renforcer la sensibilisation contre EbolaUne formation des acte...
27/08/2026

Uvira, Sud-Kivu : les organisations féminines appelées à renforcer la sensibilisation contre Ebola

Une formation des acteurs communautaires sur la communication des risques et l’engagement communautaire, ainsi que sur la surveillance à base communautaire, s’est tenue du 24 au 25 août 2026 à Uvira.

Organisée par International Medical Corps, en collaboration avec la Zone de santé d’Uvira, la Division provinciale de la Santé et le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, cette activité s’inscrit dans le cadre du projet de préparation et de réponse à la maladie à virus Ebola dans la zone de santé d’Uvira.

Les travaux se sont déroulés dans la salle Shalom, située à Kimanga, et ont réuni notamment des relais communautaires ainsi que des femmes membres de la Synergie des Femmes Engagées pour la Paix durable et le Développement Intégral (SFEPDI), une plateforme regroupant des femmes issues de différentes organisations féminines locales.

Selon les organisateurs, cette formation visait principalement à renforcer la surveillance à base communautaire et la recherche active des cas, notamment à travers des causeries éducatives, des dialogues au sein des familles et des communautés, ainsi que des activités de sensibilisation porte-à-porte et des visites à domicile.

L’objectif est de contribuer à la détection précoce des cas suspects et à l’interruption des chaînes de transmission de la maladie à virus Ebola au sein de la communauté.

Selon Bitahwa Bonde Guisi, infirmier superviseur de la Zone de santé d’Uvira et facilitateur de la formation, cette activité avait également pour objectif de renforcer les capacités des acteurs communautaires afin de faire face aux rumeurs, à la désinformation et aux réticences qui peuvent entraver la réponse à la maladie à virus Ebola.

Au cours de cette formation, les relais communautaires ont été dotés d’outils de gestion et de matériels de travail destinés à faciliter leurs activités de sensibilisation et de surveillance dans la communauté.

Ils ont notamment été appelés à contribuer à la lutte contre la désinformation sur Ebola et à renforcer l’engagement de la population dans la réponse, à travers la reconnaissance précoce des signes de la maladie, la recherche rapide de soins appropriés, l’acceptation de la prise en charge dans les structures spécialisées, la notification systématique des cas suspects et leur orientation rapide vers les services compétents.

Les organisations féminines participantes ont, pour leur part, été encouragées à relayer les messages de prévention auprès des femmes, des familles et de l’ensemble de la communauté.
Elles sont appelées à sensibiliser leur entourage sur les signes d’alerte de la maladie, à lutter contre les rumeurs et les fausses informations et à encourager toute personne présentant des signes suspects à se rendre rapidement dans une structure de santé.
Elles doivent également contribuer à promouvoir les bons comportements préventifs, notamment l’hygiène des mains, la notification rapide des cas suspects et l’orientation des personnes malades vers les services de santé appropriés.

Les femmes engagées dans les structures communautaires sont ainsi appelées à utiliser leurs réseaux et leurs espaces de proximité pour renforcer la confiance de la population envers les services de santé et favoriser une participation active de la communauté à la prévention et à la réponse à toute éventuelle épidémie.

Au cours de la formation, les participants ont également été sensibilisés aux principaux signes pouvant être associés à la maladie à virus Ebola. Il s’agit notamment d’une fièvre élevée, d’une fatigue intense, de maux de tête, de douleurs musculaires, de maux de gorge, de vomissements, de diarrhées, de douleurs abdominales, d’éruptions cutanées et, dans certains cas, de saignements spontanés.

Toutefois, aucun cas de maladie à virus Ebola n’a été enregistré dans la Zone de santé d’Uvira à ce jour, a rassuré Bitahwa Bonde Guisi.

Face au risque de propagation de la maladie, la population d’Uvira est appelée à renforcer les mesures de prévention, notamment par le lavage régulier des mains à l’eau et au savon ou l’utilisation d’une solution hydroalcoolique, ainsi que par l’évitement des contacts avec toute personne présentant des signes suspects.
La population est également invitée à signaler rapidement tout cas suspect aux structures de santé afin de permettre une prise en charge appropriée et une intervention rapide des équipes compétentes.

L’infirmier superviseur recommande par ailleurs de ne pas toucher ni manipuler le corps d’une personne décédée dans des circonstances inconnues ou suspectes, les dépouilles pouvant rester contagieuses. Il appelle également la population à éviter de manipuler ou de consommer des animaux retrouvés morts

Sifa Munyaka Angèle

Journée de la femme africaine : les femmes d’Uvira plaident pour la paix, la sécurité et leur autonomisation économiqueL...
26/08/2026

Journée de la femme africaine : les femmes d’Uvira plaident pour la paix, la sécurité et leur autonomisation économique

Les femmes d’Uvira plaident pour la restauration de l’autorité de l’État, le renforcement de la sécurité et le retour d’une paix durable dans la ville. Elles l’ont fait savoir ce mercredi 26 août 2026, au cours d’une journée de prière et d’aide humanitaire organisée en marge de la commémoration de la Journée internationale de la femme africaine.

Organisée par le Bureau urbain du Genre, Famille et Enfant, en collaboration avec le Forum des organisations féminines humanitaires et de développement d’Uvira et Fizi, cette activité s’est tenue dans la salle Agostino, à Kalundu, sous le thème : « Unissons-nous dans la prière pour notre pays et partageons avec les femmes les plus démunies de la ville d’Uvira. » Elle a réuni des centaines de femmes issues de différentes associations et confessions religieuses, autour de prières et de chants en faveur de la paix.

Dans son intervention, la Cheffe du Bureau urbain du Genre, Famille et Enfant a souligné que la paix et la sécurité sont indispensables à l’épanouissement de la femme et à la protection de l’enfant. Elle a déploré les conséquences de l’insécurité sur les activités économiques des femmes, notamment leur difficulté à accéder à leurs champs en raison de la présence d’hommes armés dans certaines zones montagneuses.

Cette situation, a-t-elle relevé, entraîne une baisse des revenus, une précarisation des ménages et une dépendance économique accrue des femmes. Elle a également dénoncé les violences et les tueries qui touchent les femmes et les enfants, appelant les autorités à renforcer leur protection.

« Une femme ne peut pas parler d’autonomisation économique lorsqu’elle ne peut pas se rendre dans son champ en toute sécurité. La paix, la sécurité et la protection des civils doivent donc être au cœur de toutes les actions en faveur du développement de notre communauté », a-t-elle souligné.

Les femmes ont, à cette occasion, plaidé pour la restauration de l’autorité de l’État, le renforcement de la sécurité et le retour d’une paix durable à Uvira. Celles du quartier Kalundu ont également demandé un appui aux Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) afin de faciliter leur accès aux crédits et leur permettre de développer des activités génératrices de revenus.

Pour Madame Godelive Lugambo, présidente de la Société civile Forces vives, cette commémoration doit être une occasion de porter la voix des femmes, de défendre leurs droits et de renforcer leur protection et leur autonomisation. Elle a appelé à une mobilisation collective en faveur de la paix et de l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants.

En présence du représentant du ministre provincial en charge du Genre, Madame Joséphine Kassa, Cheffe de Division provinciale du Genre, Famille et Enfant, a indiqué que la préoccupation relative à l’appui à l’autonomisation économique des femmes à travers les AVEC a déjà été portée à l’attention des autorités compétentes.
Elle a précisé qu’un rapport a été transmis au Ministre en charge du Genre et que le Gouverneur de la province en est également informé.

Selon elle, les partenaires ont recommandé aux femmes d’intégrer les AVEC afin de pouvoir bénéficier des différentes opportunités de financement et d’accompagnement.
Elle a également expliqué que les femmes bénéficiaires seront formées sur la gestion et l’utilisation des fonds qui leur seront accordés, afin de leur permettre d’investir efficacement ces ressources dans des activités susceptibles de renforcer leur autonomie économique.

Madame Joséphine Kassa a ainsi invité les femmes qui ne sont pas encore membres des AVEC à rejoindre ces structures afin qu’elles puissent, elles aussi, être identifiées et bénéficier des crédits ainsi que des programmes d’accompagnement.

A l’issue de la rencontre, une aide humanitaire constituée de sacs de farine de maïs et de haricots a été remise à 50 femmes parmi les plus vulnérables. Cette assistance a été offerte par différentes organisations féminines locales, parmi lesquelles l’UFMP, dans un élan de solidarité et de compassion.

Cette activité s’est tenue dans un contexte marqué par l’insécurité persistante à Uvira, qui affecte particulièrement les femmes et les enfants, fragilise leurs moyens de subsistance et constitue un obstacle majeur à leur autonomisation économique et au développement local.

A travers ce plaidoyer, les femmes ont réaffirmé leur aspiration à vivre dans une ville sécurisée et dans un climat de cohésion sociale.
« Nous voulons la paix, nous voulons la sécurité et nous voulons vivre en cohésion sociale », ont-elles insisté.

Sifa Munyaka Angèle

Uvira : les organisations féminines s’engagent pour une paix durable et inclusive à travers une synergie d’actionsUn act...
21/08/2026

Uvira : les organisations féminines s’engagent pour une paix durable et inclusive à travers une synergie d’actions

Un acte d’engagement en faveur de la promotion d’une paix durable et inclusive par l’action synergique vient d’être signé par les représentants des réseaux et organisation féminines de la société civile d’Uvira. Cette démarche vise à renforcer la cohésion sociale, la participation des femmes dans les mécanismes de paix et à contribuer au rétablissement de l’autorité de l’état dans la ville.

La signature de cet acte d’engagement est intervenue jeudi 20 août 2026, à l’issue d’un atelier de formation organisé du 12 au 20 août par le Cadre permanent de concertation de la femme Congolaise, CAFCO Sud-Kivu, avec l’appui de ses partenaires dont le gouvernement centrale de la RDC, les Nations-Unies, UNFPA, SOFEPADI et ONU FEMMES, dans le cadre du projet «Paix durable et inclusive par l’action synergique des réseaux/OSC féminines et mécanismes de coordination en RDC».

Plus de vingt participants, majoritairement des femmes, ont pris part à cette activité et se sont engagés à renforcer la collaboration et la synergie entre les organisations féminines d’Uvira afin de mener des actions communes en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la protection des populations vulnérables. Ils promettent également de renforcer les espaces de dialogue et de coordination avec les autorités, les organisations communautaires, les acteurs humanitaires et les autres parties prenantes, tout en développant les capacités des femmes et des jeunes filles en matière de leadership, de médiation, de prévention des conflits, de plaidoyer et de consolidation de la paix.

Les organisations féminines, dont l’Union des Femmes des Médias pour la Paix, UFMP sud, Sud-Kivu, s’engagent aussi à lutter contre les violences basées sur le genre, à renforcer le partage d’informations et les mécanismes d’alerte précoce, ainsi qu’à mener des actions conjointes de plaidoyer en faveur des droits et des priorités des femmes. Elles promettent enfin d’assurer le suivi de leurs engagements et appellent les autorités, les partenaires techniques et financiers, les leaders communautaires et l’ensemble des acteurs de la paix à soutenir et accompagner leurs initiatives en faveur d’une paix durable et inclusive à Uvira.

Cette dernière journée, intervenue en marge de la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, a également été marquée par une caravane motorisée organisée sous le thème «Ensemble, construisons une paix durable et inclusive pour renforcer la cohésion sociale a Uvira ».

Animée par la fanfare kimbanguiste, la caravane est partie du pont Kalimabenge pour chuter à l’hôtel de ville d’Uvira, où l’acte d’engagement a été remis au maire de la ville, représenté par Jeanne d’Arc Chakupewa Mutambala, Cheffe de Division unique, qui a été la première à signer le document, avant les représentants des différentes organisations féminines.

Prenant la parole au nom de l’autorité urbaine, la Cheffe de Division unique a félicité les femmes pour leur engagement en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble à Uvira. Elle les a exhortées à faire de cet acte un engagement concret au quotidien, au-delà de la cérémonie de signature.

« La signature de cet acte d’engagement constitue une responsabilité pour chacune de vous », a-t-elle déclaré, encourageant les femmes à devenir de véritables actrices de paix au sein de leurs familles, de leurs communautés et dans leurs différents milieux de vie.

Elle a assuré de la disponibilité de son service à accompagner cette dynamique et à transmettre l’acte d’engagement aux autorités compétentes pour les suites nécessaires.

Selon Fabienne Chekanabo, Directrice exécutive provinciale du CAFCO Sud-Kivu, cette activité de huit jours visait également à mettre en place un comité technique de pilotage inclusif au Sud-Kivu afin de renforcer le réseautage, la coordination et la synergie des actions entre les organisations féminines, les organisations de jeunes, les ministères concernés ainsi que les mécanismes de mise en œuvre des Résolutions 1325 et 2250 en faveur de la paix.

A cette occasion, l’équipe du CAFCO Sud-Kivu et Déo Bahizire Kajemba de l’UNFPA ont exhortés les membres du comité élu et l’ensemble des participants à dépasser les initiatives isolées, à mutualiser leurs expériences et leurs ressources, à partager régulièrement les informations et à coordonner leurs interventions afin d’obtenir davantage d’impact au sein des communautés.

Durant les huit jours de formation, les participants ont été outillés par Me Papy Kajabika, facilitateur, sur plusieurs thématiques, notamment, la paix durable et inclusive, la gestion des conflits, le dialogue inclusif, le leadership transformationnel ainsi que le plaidoyer stratégique, pour ne citer que celles-là. Ils ont également évalué les principaux obstacles à la paix et à la cohésion sociale à Uvira, le rôle que peuvent jouer les femmes pour contribuer à relever ces défis ainsi que les raisons qui expliquent leur exclusion de certains mécanismes de paix.

Les travaux ont permis aux participants de proposer différentes initiatives à mener en faveur d’une paix durable et inclusive ainsi que du renforcement de la cohésion sociale à Uvira.
Signalons que, de passage au Tribunal de grande instance d’Uvira, le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, a salué les femmes engagées dans cette initiative avant de poursuivre son chemin.

Sifa Munyaka Angèle

Uvira : l’UFMP aux côtés de 13 organisations pour évaluer les besoins humanitaires des communautésUne mission conjointe ...
19/08/2026

Uvira : l’UFMP aux côtés de 13 organisations pour évaluer les besoins humanitaires des communautés

Une mission conjointe d’évaluation et d’identification des besoins humanitaires a été menée dans plusieurs aires de santé de la ville et du territoire d’Uvira, au Sud-Kivu, ce 18 août 2026.

L’initiative, menée par un consortium réunissant 14 organisations nationales et locales, dont l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP), a permis de recueillir des informations fiables sur la situation des communautés et à identifier les principaux besoins auxquels elles sont confrontées. Elle a également contribué à une meilleure orientation des interventions humanitaires, en tenant compte des réalités et des priorités observées directement sur le terrain.

Dans le cadre de cette mission, les équipes ont couvert plusieurs secteurs et aires de santé, notamment, Kawizi, Soko-Kala/Kagando, Kavimvira, Kalundu Catholique, Kilomoni, Kasenga État, Kabimba,Kigongo, Kalundu etat, méthodiste, et autres.

La participation de l’UFMP s’inscrit dans une dynamique de collaboration entre les différents acteurs du consortium. L’organisation contribue à cette initiative aux côtés des autres structures membres, avec pour objectif de favoriser la collecte, la documentation et la circulation d’informations pertinentes sur les besoins des communautés.

L’évaluation permet notamment de mieux comprendre les vulnérabilités rencontrées par les populations et de disposer d’éléments susceptibles d’appuyer la planification des futures interventions. L’approche conjointe favorise également le partage d’informations et une meilleure coordination entre les organisations engagées dans la réponse humanitaire.

Les données recueillies au cours de la mission devront être analysées afin de dégager les principales priorités dans les zones couvertes. Ces résultats pourront servir de base à l’orientation des actions du consortium et à l’adaptation des réponses en fonction des besoins identifiés.

A travers cette initiative, les 14 organisations membres du consortium, dont l’UFMP, réaffirment leur volonté de renforcer la collaboration et de privilégier une approche concertée, fondée sur les réalités du terrain et centrée sur les besoins des communautés

Rachel Neema

Adresse

Kimanga, Avenue Du Congo
Uvira

Heures d'ouverture

Lundi 08:30 - 18:00
Mardi 08:30 - 16:00
Mercredi 08:30 - 16:00
Jeudi 08:30 - 16:00
Vendredi 08:30 - 16:00
Samedi 08:30 - 12:00

Téléphone

+243974099533

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque UFMP/Sud-Sud-Kivu publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à UFMP/Sud-Sud-Kivu:

Raccourcis

Partager