UFMP/Sud-Sud-Kivu

UFMP/Sud-Sud-Kivu Union des Femmes des médias pour la Paix.

Uvira : des acteurs sociaux s’engagent pour transformer les normes sociales et promouvoir la masculinité positiveDes res...
16/06/2026

Uvira : des acteurs sociaux s’engagent pour transformer les normes sociales et promouvoir la masculinité positive

Des responsables des confessions religieuses, des femmes leaders issues de différentes organisations féminines, dont l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP sud Sud-Kivu), des acteurs de la société civile, des jeunes ainsi que des responsables communautaires traditionnels se sont engagés à promouvoir des comportements responsables et non violents au sein des familles et des communautés.

Ces engagements ont été pris à l’issue de trois ateliers consacrés à la masculinité positive et à la transformation des normes sociales, organisés du 7 au 15 juin 2026 à Uvira. Les participants ont réaffirmé leur volonté de contribuer à un changement durable des mentalités en favorisant le dialogue constructif entre les hommes et les femmes, en soutenant les initiatives impliquant les hommes comme alliés dans la lutte contre les inégalités de genre et en renforçant les mécanismes communautaires de prévention des violences.

Au cours des échanges, les participants se sont engagés à documenter et partager les bonnes pratiques de transformation sociale, à organiser des campagnes de sensibilisation sur l’égalité de genre et à dénoncer toute forme de violence ou de discrimination. Ils ont également promis de devenir des ambassadeurs de la masculinité positive en promouvant une culture de respect, de responsabilité et de dialogue au sein de leurs communautés.

Ces assises ont été organisées par la Fondation Panzi, en collaboration avec son partenaire IFDAP (Initiatives des Femmes pour le Développement, l’Autopromotion et la Paix). Les travaux se sont déroulés dans la salle de l’Économat général à Kimanga, dans la commune de Kalundu, en ville d’Uvira.

Selon Juvenal Zozo, chargé de l’engagement communautaire à la Fondation Panzi, cette initiative visait à pérenniser les acquis liés à la promotion de la masculinité positive et s’inscrit dans le cadre du projet BADILIKA, avec l’appui financier de PMU/ASDI.

Les participants ont analysé les normes sociales qui continuent d’alimenter les inégalités de genre dans leurs communautés. Parmi les défis identifiés figurent notamment la domination masculine dans la prise de décision, la tolérance de certaines formes de violences domestiques ainsi que les stéréotypes limitant la participation des femmes et des filles dans différents espaces de la vie sociale. Ils ont également relevé plusieurs dynamiques positives à renforcer, notamment la solidarité communautaire, le respect mutuel et l’implication croissante des hommes dans les responsabilités familiales.

Les travaux ont abouti à la mise en place d’un réseau des acteurs et actrices de transformation sociale. Ce cadre se veut un espace d’échange, de solidarité et d’engagement citoyen réunissant des leaders religieux, communautaires, des organisations de la société civile et d’autres acteurs engagés pour la promotion de la dignité humaine, de la justice sociale et de l’égalité. Le réseau entend également renforcer le leadership des femmes et des jeunes filles, promouvoir la culture de paix et encourager la collaboration entre les différents acteurs pour des actions à fort impact social.

L’initiative a été saluée par l’ensemble des participants qui ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des échanges et réaffirmé leur détermination à mettre en pratique les connaissances acquises afin de contribuer à la transformation positive de leurs communautés.

Prenant part à ces assises, l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP Sud-Kivu) a salué cette démarche qui contribue à remettre en question les normes et pratiques sociales à l’origine des discriminations et des violences basées sur le genre. L’organisation a réaffirmé son engagement à accompagner les efforts de sensibilisation et de mobilisation communautaire à travers les médias, en mettant en avant des modèles positifs de leadership, de dialogue et de coexistence pacifique.

Cette participation s’inscrit dans la dynamique du projet « Briser les coutumes rétrogrades pour une sécurité inclusive », mis en œuvre par l’UFMP Sud-Kivu. À travers cette initiative, l’organisation œuvre pour la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, la déconstruction des stéréotypes discriminatoires et le renforcement de la participation des femmes dans les espaces de prise de décision. L’objectif est de contribuer à l’émergence de communautés inclusives, résilientes et respectueuses des droits humains, où chaque citoyen peut participer pleinement à la construction de la paix et du développement.

Sifa Munyaka Angèle

Journée de l’Enfant Africain 2026 : l’UFMP Sud-Kivu mobilisée pour la promotion et la protection des droits de l’enfantÀ...
15/06/2026

Journée de l’Enfant Africain 2026 : l’UFMP Sud-Kivu mobilisée pour la promotion et la protection des droits de l’enfant

À l’approche de la Journée de l’Enfant Africain, célébrée chaque 16 juin, la Division Provinciale du Genre, Famille et Enfant du Sud-Kivu, en collaboration avec l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP) Sud-Kivu, a organisé ce lundi 15 juin 2026 un point de presse à Uvira afin de sensibiliser l’opinion publique sur les droits de l’enfant.

Animée par la Cheffe de Division Provinciale du Genre, Famille et Enfant, Mme Kasabantu Ponga Joséphine, cette rencontre a permis d’alerter sur les nombreuses violations dont sont encore victimes les enfants et de rappeler la responsabilité collective dans leur protection.

Placée sous le thème « Assurer un accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant africain », l’édition 2026 sera marquée par plusieurs activités de sensibilisation à travers le Sud-Kivu, notamment dans les écoles et les communautés, ainsi que des actions d’hygiène et d’assainissement.

L’UFMP Sud-Kivu salue cette initiative qui contribue à renforcer la connaissance des droits de l’enfant et à promouvoir un environnement sûr, sain et protecteur pour tous les enfants. L’organisation réaffirme son engagement à accompagner les actions de plaidoyer, de sensibilisation et de communication en faveur du bien-être, de la protection et du développement de l’enfant.

Cette commémoration bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires engagés dans la protection de l’enfance,des organisations de la société civile ainsi que d’autres acteurs œuvrant pour la promotion des droits de l’enfant.

Protéger l’enfant aujourd’hui, c’est construire une société plus juste et plus prospère demain.

Uvira : des journalistes formés sur la protection des victimes, la lutte contre la désinformation et la prévention d’Ebo...
13/06/2026

Uvira : des journalistes formés sur la protection des victimes, la lutte contre la désinformation et la prévention d’Ebola

Trente journalistes membres du consortium du projet Habari za Mahali Uvira ont participé à une session de formation portant sur les principes directeurs des médias dans la protection des victimes, la gestion des fausses informations et la prévention de la maladie à virus Ebola.

Organisée par le consortium UNPC UFMP et COMEL avec l’appui de La Benevolencija Grands Lacs, cette formation a réuni les participants en présentiel, avec les interventions en ligne de Colette Salima et Cosmas Mungazi, sous la facilitation de Joséphine Mungubi, coordinatrice de l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP).
Les échanges ont permis de renforcer les capacités des journalistes sur leur responsabilité dans la diffusion d’informations fiables et vérifiées, particulièrement en période de crise sanitaire. Un accent particulier a été mis sur la protection de la dignité et de la vie privée des victimes, la lutte contre les rumeurs et les fausses informations ainsi que la promotion de messages de prévention adaptés aux communautés.

Cette initiative vise à faire des médias des acteurs engagés dans la protection des populations, la cohésion sociale et la prévention des risques liés à la maladie à virus Ebola.
L’UFMP salue l’engagement des journalistes participants et réaffirme son attachement à un journalisme responsable, éthique et sensible aux enjeux humanitaires et sanitaires.

Uvira : l’UFMP plaide pour une meilleure gestion des déchets et un environnement sainÀ mesure que la croissance démograp...
12/06/2026

Uvira : l’UFMP plaide pour une meilleure gestion des déchets et un environnement sain

À mesure que la croissance démographique et l’urbanisation transforment la ville d’Uvira, les défis liés à l’assainissement demeurent une préoccupation majeure pour la population. Déchets ménagers abandonnés dans les espaces publics, caniveaux obstrués, eaux stagnantes, mais également couches jetables pour bébés (pampers) et bandes hygiéniques usagées continuent de dégrader l’environnement et de menacer la santé publique dans plusieurs quartiers de la ville.

Dans les quartiers Mulongwe, Kimanga et d’autres quartiers d’Uvira, les signes de l’insalubrité sont visibles au quotidien. Les déchets jetés dans les rues et les caniveaux empêchent l’écoulement normal des eaux, particulièrement pendant la saison des pluies. Cette situation favorise les inondations, la prolifération des moustiques et la propagation de maladies telles que le choléra, la fièvre typhoïde et les infections diarrhéiques.

Au-delà des déchets ménagers ordinaires, l’abandon des bandes hygiéniques usagées et des couches pour bébés dans les espaces publics constitue un défi supplémentaire. Ces déchets, lorsqu’ils sont mal gérés, présentent des risques sanitaires importants, portent atteinte à la dignité humaine et contribuent à la pollution de l’environnement.

Pour de nombreux habitants, la lutte contre l’insalubrité doit devenir une priorité collective. À Mulongwe, Mme Chantal, mère de famille, estime que le changement doit commencer au niveau de chaque ménage.

« La propreté de notre quartier dépend aussi de notre comportement. Chacun doit éviter de jeter les déchets dans les caniveaux et participer aux activités communautaires d’assainissement », souligne-t-elle.

Même constat à Kimanga où Mme Amina appelle à une sensibilisation permanente de la population.

« Nous avons besoin d’une mobilisation continue. Un environnement propre protège nos familles et contribue au bien-être de toute la communauté », affirme-t-elle.

Face à ces défis, l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP) Sud-Kivu rappelle le rôle essentiel des médias dans la sensibilisation des communautés. À travers leurs productions journalistiques, les femmes journalistes contribuent à informer les citoyens sur les bonnes pratiques d’hygiène, la gestion responsable des déchets, y compris des bandes hygiéniques et des couches pour bébés, ainsi que sur l’importance de la participation communautaire aux actions d’assainissement.

Pour l’UFMP, l’information est un puissant levier de transformation sociale. Une population bien informée est davantage en mesure d’adopter des comportements responsables et de contribuer à l’amélioration durable du cadre de vie.

Alors qu’Uvira aspire à un développement durable et inclusif, l’assainissement demeure une condition essentielle pour bâtir une ville propre, résiliente et respectueuse de l’environnement. Les solutions existent et reposent sur l’engagement de tous : autorités, organisations de la société civile, médias, femmes, jeunes et citoyens.

Car une ville propre est le reflet d’une communauté responsable, soucieuse de sa santé, de sa dignité et de son avenir.

Neema Rachel

Uvira : les autorités provinciales s’engagent à faciliter l’accès des organisations féminines aux documents officiels et...
05/06/2026

Uvira : les autorités provinciales s’engagent à faciliter l’accès des organisations féminines aux documents officiels et aux financements

Les autorités provinciales du Sud-Kivu ont promis d’accompagner les organisations féminines dans les démarches d’obtention des documents administratifs et dans l’accès aux financements. Cet engagement a été pris ce vendredi 5 juin lors d’une séance de plaidoyer menée par plusieurs organisations féminines d’Uvira et de Fizi, parmi lesquelles figurait l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP) Sud-Sud-Kivu.
La délégation a été reçue par le ministre provincial de la Justice et du Genre, Faustin Mayani, ainsi que par le ministre provincial du Plan, du Budget et de la Promotion des Investissements, Kasaza Nyamalyonko Musevene, accompagnés de leurs chefs de division respectifs.
Cette démarche visait à attirer l’attention des autorités sur les difficultés qui limitent l’accès des organisations féminines aux financements destinés à répondre aux besoins des populations affectées par les conflits armés dans la partie sud de la province, particulièrement les femmes.

Sous l’initiative de la cheffe de division du Genre, Famille et Enfants, les participantes ont présenté plusieurs préoccupations, notamment les frais de descente exigés par la Division du Plan, les retards dans l’obtention de l’autorisation de fonctionnement signée par le gouverneur, les difficultés liées à l’acquisition de la personnalité juridique ainsi que la faible éligibilité des organisations locales aux financements humanitaires au profit d’organisations non locales.

Saluant cette initiative, les deux ministres ont assuré qu’ils porteront ce plaidoyer auprès du gouverneur de province. Ils ont également donné des orientations à leurs services techniques pour traiter les questions relevant directement de leurs compétences afin d’apporter des solutions durables aux préoccupations soulevées.

Au cours de cette rencontre, les organisations féminines ont aussi annoncé leur projet de création d’un réseau regroupant les associations féminines de la région. Une initiative favorablement accueillie par les autorités provinciales, qui y voient un cadre de concertation et de renforcement de la participation des femmes au développement local.

Lancement d’un Programme de Réponse intégrée aux Violences Sexuelles Basées sur le Genre à Uvira par MUUNGANO TEGEMEZA :...
29/05/2026

Lancement d’un Programme de Réponse intégrée aux Violences Sexuelles Basées sur le Genre à Uvira par MUUNGANO TEGEMEZA : l’UFMP S, S-K salue l’initiative et appelle à une mobilisation de tous les acteurs pour sa réussite

L’Union des Femmes des Médias pour la Paix, (UFMP Sud, Sud-Kivu), a pris part ce vendredi 29 mai 2026 au lancement officiel du Programme de Réponse intégrée aux Violences Sexuelles Basées sur le Genre (VSBG) dans la zone de santé d’Uvira. Cette initiative est mise en œuvre par le réseau MUUNGANO TEGEMEZA, une plateforme regroupant huit organisations locales.

S’étendant du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2027, ce programme vise globalement à contribuer à la réduction des violences sexuelles et à améliorer l’accès des survivantes, notamment celles vivant avec handicap, à une prise en charge intégrée, inclusive et adaptée à leurs besoins spécifiques dans la zone de santé d’Uvira, d’ici 2028.

Lancé officiellement par le maire adjoint assurant l’intérim du maire de la ville d’Uvira, ce programme, d’après les organisateurs, intervient dans un contexte marqué par la forte prévalence des violences sexuelles et basées sur le genre dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Ce contexte se caractérise également par la vulnérabilité accrue des femmes, des filles et des personnes vivant avec handicap, le manque de services accessibles, coordonnés et inclusifs, ainsi que par la persistance de l’impunité et de normes sociales discriminatoires.

Face à ces enjeux, le programme vise notamment à renforcer les mécanismes communautaires de prévention des VSBG, à améliorer l’accès et la qualité des services intégrés destinés aux survivantes, et à consolider les capacités des acteurs locaux et étatiques impliqués dans la lutte contre ces violences.

Le programme prévoit d’atteindre directement 200 survivantes et survivants des VSBG, parmi lesquels ceux ayant subi des violences sexuelles, du harcèlement, des mariages précoces et forcés, de l’exploitation économique, ainsi que d’autres formes de violences. Parmi les actions envisagées figurent la prise en charge médicale, psychosociale et juridique, ainsi que l’accompagnement en santé mentale.

Il convient de souligner que ce programme est mis en œuvre dans un contexte particulièrement fragile, marqué par l’insécurité liée aux conflits armés, où de nombreux cas de violences sexuelles sont régulièrement rapportés. Entre décembre 2025 et février 2026, pas moins de 1 129 cas de violences sexuelles ont été enregistrés dans la zone de santé d’Uvira, selon les données fournies par l’infirmier superviseur de cette entité sanitaire.

Face à cette situation préoccupante, plusieurs organisations se mobilisent pour apporter des réponses concrètes. C’est notamment le cas de l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP Sud, Sud-Kivu), qui organise des sessions de renforcement des capacités et de sensibilisation à l’intention des différentes parties prenantes, tout en menant des actions de plaidoyer auprès des autorités à tous les niveaux pour une implication effective dans la restauration de l’autorité de l’État et la lutte contre l’impunité.

A travers sa participation à cette rencontre, l’UFMP appelle à la responsabilité collective, et réaffirme son engagement à œuvrer aux côtés des communautés, des partenaires et des autorités pour promouvoir une société plus juste, inclusive et respectueuse des droits des femmes et des filles. Elle s’engage également à renforcer son rôle de veille médiatique et de plaidoyer pour une meilleure prise en charge des survivantes et la prévention durable des violences sexuelles et basées sur le genre dans la région.

Sifa Munyaka Angèle

Uvira : l’inefficacité de la justice, une double peine pour les survivantes des violences sexuellesDans la ville et le t...
22/05/2026

Uvira : l’inefficacité de la justice, une double peine pour les survivantes des violences sexuelles

Dans la ville et le territoire d’Uvira, les violences sexuelles liées aux conflits et à l’insécurité continuent de marquer profondément les victimes. Au-delà des agressions, les survivantes font face à une autre épreuve : une justice lente, parfois absente, qui alimente l’impunité et fragilise davantage leur reconstruction.Plusieurs acteurs judiciaires et organisations locales alertent sur la non-poursuite des auteurs de viol, un facteur qui contribuerait à la répétition de ces crimes.
Dans une interview accordée à notre reporter ce mercredi, Maître Kingombe Elie, explique l’absence de sanctions judiciaires envoie un signal dangereux dans la société et favorise la récidive.
« Lorsque les auteurs de viol ne sont pas poursuivis, cela donne l’impression que violer ne comporte aucun risque. L’absence de magistrats et le dysfonctionnement des juridictions renforcent ce sentiment d’impunité et affaiblissent l’autorité de l’État », déclare-t-il.
Dans plusieurs cas, les survivantes abandonnent leurs démarches judiciaires face à la lenteur des procédures, aux coûts indirects et à la pression sociale.
A Sange, certaines associations de femmes constatent également que des familles préfèrent régler les affaires en dehors des tribunaux pour éviter la stigmatisation.Madame Furahisha Mbirize indique que cette réalité contribue à l’isolement des victimes et à la perte de confiance dans la justice.
De son côté, Madame Sereine Sagoti, coordinatrice de la clinique de consultance et d'assistance psychologique CCAP asbl insiste sur les conséquences psychologiques et sociales de cette situation pour les survivantes.
« Une survivante affronte d’abord la douleur physique, ensuite la stigmatisation, la peur des représailles et parfois l’absence totale de justice. Dans ces conditions, certaines sont poussées à accepter des arrangements à l’amiable, ce qui aggrave leur souffrance », explique-t-elle.
Elle estime toutefois que les maisons d’écoute, l’accompagnement psychosocial et les programmes de réparation peuvent jouer un rôle important dans la reconstruction des survivantes, même lorsque les procédures judiciaires n’aboutissent pas rapidement.
Face à cette situation, plusieurs acteurs locaux appellent à un renforcement du système judiciaire afin de lutter contre l’impunité et restaurer la confiance des populations dans l’appareil de justice à Uvira.
Article rédigé dans le cadre du projet HABARI ZA MAHALI financé par la Benevolencija et exécuté à Uvira par le consortium UNPC, COMEL-RDC et UFMP

Uvira : l’UFMP condamne l’agression de la journaliste Dorcas Asteri Bireke à SangeL’Union des Femmes des Médias Pour la ...
14/05/2026

Uvira : l’UFMP condamne l’agression de la journaliste Dorcas Asteri Bireke à Sange

L’Union des Femmes des Médias Pour la Paix (UFMP) condamne avec la plus grande fermeté l’agression dont a été victime la journaliste Dorcas Asteri Bireke, reporter à la Radio Rurale de Sange, dans la soirée du mercredi 13 mai à Sange, en territoire d’Uvira au Sud-Kivu.
Selon les informations relayées par la direction de la Radio Rurale de Sange, deux hommes armés inconnus, vêtus en tenue civile, ont attaqué la journaliste alors qu’elle rentrait du travail après son service à la radio. L’incident s’est produit vers 19 heures 30 minutes au quartier Musenyi, à quelques mètres seulement des installations de la Radio Rurale de Sange.
Les assaillants ont ravi à la journaliste son téléphone portable avant de prendre la fuite. Cet acte d’insécurité vient une fois de plus exposer les risques auxquels sont confrontés les professionnels des médias, particulièrement les femmes journalistes, dans l’exercice de leur métier.
À travers cette déclaration, l’UFMP exprime sa solidarité et son soutien à Dorcas Asteri Bireke ́une de ses membres ainsi qu’à toute l’équipe de la Radio Rurale de Sange. L’organisation rappelle que les journalistes jouent un rôle essentiel dans l’information de la population et ne devraient en aucun cas être victimes d’intimidations, d’agressions ou d’actes de violence.
L’UFMP appelle les autorités administratives, sécuritaires et judiciaires à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de cette agression et de les traduire devant la justice. Elle demande également le renforcement des mesures de sécurité pour protéger les journalistes et les médias dans la région.
Cette nouvelle agression intervient dans un contexte marqué par la multiplication des menaces et intimidations contre les professionnels des médias à Uvira et dans ses environs. Récemment encore, la journaliste Sifa Munyaka Angèle de la Radio Notre Dame de Tanganyika et membre de l’UFMP était victime des menaces et propos injurieux proférés contre elle par un acteur politique lors d’une activité sportive à Uvira. Face à cette situation préoccupante, l’UFMP invite les acteurs politico-administratifs, sociaux et communautaires à promouvoir la tolérance et le respect du travail des journalistes, tout en réaffirmant son engagement à défendre la liberté de la presse et la sécurité des femmes journalistes dans la région.

10/05/2026

: un plaidoyer pour l'amélioration des conditions de travail des femmes des médias œuvrant à Uvira, au Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, a été mené par l’Union des femmes des médias pour la paix (UFMP), en marge de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, a-t-on appris dimanche de cette structure féminine.

"À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque 3 mai, les femmes journalistes d’Uvira ont choisi de transformer cette commémoration en un espace d’échange et d’introspection sur leurs réalités professionnelles. Réunies ce vendredi 9 mai à Kagando, elles ont pris part à une retraite de réflexion organisée par l’Union des femmes des médias pour la paix. Les participantes ont insisté sur l’importance du renforcement des capacités à travers des formations adaptées aux différentes spécialités journalistiques. Elles ont également plaidé pour une meilleure reconnaissance du travail des femmes journalistes ainsi qu’une amélioration de leurs conditions de vie et de travail", a déclaré Joséphine Mungubi, coordonnatrice de l'UFMP.

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